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14/07/2011

RDC:POLITIQUE

            Ernest Kyaviro au Nord Kivu plaide pour le pétrole et la situation sécuritaire

 

Ernest Kyaviro est cet élu de Benin dans le grand Nord de la province du Nord Kivu, où il a eu à frayer son passage dans le MLC-K/ML de Mbusa Nyamwisi. Cependant, Ernest Kyaviro a eu au cours de la première législature qui allait de 2006 à 2011 à faire plus de 342 interventions dont 190 resteront dans les chroniques de cette législature, car ayant abouti.

C’est dire qu’au regard de toutes les appréhensions, Ernest Kyaviro aura assurément marqué son temps et son époque de manière que d’aucuns ne douteront de sa crédibilité. Homme de dialogue et des débats, Ernest Kyaviro a eu à souffler le chaud et le froid dans sa famille politique d’empreint. Or, il se fait que dans les traits de caractère de cet élu du peuple, une chose est à relever, c’est qu’Ernest Kyaviro n’a jamais aimé la compromission. Contrairement à ses pairs politiciens congolais.

Ce qui signifie pour les politiciens de gauche et du centre que Kyaviro dérange. Il a su garder sa sérénité dans tous les débats, parfois la gauche le signaler comme émissaire du pouvoir, un porte parole secret et la droite le soupçonner de trahir la cause. En réalité, en dépit de toutes considérations, Ernest Kyaviro doit être considéré comme un politicien qui ne dépende que de sa conscience. Il est très aisé qu’il mette au centre, alors il fera la real-politik.

 

Convaincre et amorcer

 

Avant toute chose, Ernest Kyaviro a commencé son speech de l’Hôtel Rusina par reconnaître les erreurs. « Je voudrais que nous soyons modeste, nous qui sommes au pouvoir… » Et, s’élança dans le débat, Ernest Kyaviro dénonce et se positionne.

Car chaque fois qu’un problème surgit, le gouvernement congolais n’a a jamais remis un rapport au peuple, c’est-à-dire les rapports de ses enquêtes et il n’attendait que les rapports des ONGS Internationales ou des communautés internationales pour faire des démentis.

Cette manière d’agir : « nous croyions que les rapports du gouvernement congolais se trouveraient dans les différents démentis du Ministre de la Communication ».

Ernest Kyaviro demande à son parti de faire le choix, « il appartient au Parti politique, à travers son conseil suprême de choisir s’il faut oui ou non continuer dans la Majorité Présidentielle ».

Afin, il suggère au gouvernement de la RDC de mettre fin aux causes de l’insécurité que sont la mauvaise gestion, l’affairisme de nos autorités politico-militaire, l’insuffisance de l’implication de la base aux grandes décisions, la faiblesse de l’équipement et de la prise en charge des policiers et des militaires.

Il s’élance dans le social de la population du Nord Kivu et s’accorde quelques airs sur le pétrole du Parc National Virunga, où deux autorités du gouvernement se sont mis à s’empoigner.

Ernest Kyaviro s’explique sur sa présence au Nord Kivu, « le but de ma présence à Goma et au Nord Kivu,  c’est pour me faire enrôler et profitant de la semaine qui nous est imparti par l’Assemblée nationale ».

Pasteur Tshibangu

 

Voici l’intervention de l’honorable Ernest Kyaviro de l’Hôtel Rusina à Goma

 

Chers amis,

 

Je vous dirai ce que je sais… et je vous dirai la dernière chose que l’Excellence Mbusa Nyamuisi m’a dit avant de voyager.

Le Calendrier électoral vient d’être publié et adopté par l’Assemblée Nationale…

Je vous dirai que faire ? Ce qu’il ne faut pas faire ?

D’abord, c’est de demander au Gouvernement d’arrêter le blocage du dossier du Pétrole du Parc National Virunga parce que s’il y a du pétrole, nous devrons savoir quelle en est la quantité et ce que peut affecter l’exploitation de ce pétrole. Mais, il ne peut pas se combattre, mais c’est de se concerter pour voir ce qu’il y a là au lieu de perdre. Ce pétrole sur un même terrain partagé avec l’Ouganda, tandis que l’Ouganda a déjà commencé à construire sa raffinerie. Si nous ne exploitons pas à partir d’ici, et comme c’est une nappe commune, les autres les feront et faute de ça, il ressemblera à celui de l’Angola à l’ouest qui depuis 15 ans exploite sans nous. Donc, nous avons la responsabilité de voir ce qu’il faut faire, et de voir s’il est possible, je le souligne de sauvegarder note Parc national qui est un bijou que Dieu a mis sur notre sol.

A quoi a-t-on assisté ? On a assisté à une partie de Ping-pong entre les ministres des hydrocarbures et celui de l’environnement. Si bien que pendant 6 mois quelque chose qui demande que l’on puisse explorer avec de méthode gravimétrique, c’est-à-dire de sondage tout simplement. Le simple sondage n’a pas été autorisé, les personnes qui y ont été sur terrain ont été chassées parce que le Ministre de l’Environnement n’a pas été analysé.

Il n’y a pas un rapport sur cette étude jus qu’aujourd’hui. Moi, je pense que quand l’administration fonctionne, elle doit parler d’une seule voix, car le gouvernement s’adresse à des partenaires. Un ministre peut dire, « toi, tu iras ici et l’autre dit, non, tu n’iras pas ».

La solidarité gouvernement, c’est le Conseil des ministres qui doit gérer les différends entre les ministres. Si ç’arrive jus qu’à nous, c qu’il y a un problème. Vous connaissez comme nous que si l’homme et la femme discutent dans la chambre, ce qu’il n’y a pas des problèmes. Quand ç’arrive au salon, c’est déjà inquiétant. Quand ç’arrive dehors, il faut craindre l’irréparable. C’est ce que notre gouvernement est entrain de se faire. Ce qui bloque notre gouvernement, c’est cette affaire du pétrole. Normalement, on ne devrait pas entendre des communiqués entre des ministres qui dépendent d’une seule personne, car ayant été nommés par une seule personne.

Ce sont là, les faiblesses qui font que le dossier ait été versé. Mais, oui, il y a du pétrole qu’on estime à 10 milliards des barils. Si c’est vrai, cela permettrait d’avoir au bas mot plus de 3 milliards de dollars par an.

Pour moi, il fallait qu’on puisse savoir, où est la part de notre dossier là dedans, Mieux qu’on puisse avancer et qu’on puisse avoir un Conseil d’Administration là dedans qu’il y ait Cahier des charges qui sera vérifiable par les citoyens et non par un groupe d’individus qui auront là bas qui viennent chaque fois nous raconter des histoires entre-temps, on ne peut rien, et qu’on voit le pétrole entrain de polluer. Dans cette histoire du pétrole les nord-kivutiens doivent ouvrir l’œil en ce qui a été signé 3 ans aucun député ne l’a su.

 

Du RCD-K/ML

 

Jus qu’à aujourd’hui, on n’a pas encore signée la charte de la Majorité Présidentielle. Je n’aurais pas le temps de m’attarder là pendant longtemps. Mais je vous informe qu’il y a 2 rasions  dont de forme et de fond. Au niveau de la forme, les textes émergents de l’article 97 de la Constitution ne font  allusion ni à Dieu ni à la constitution. Là, ils font des charges à des ministres, notamment le Ministre avec les Relations avec le Parlement ou soit disant de la MP, figure exprès « verbis » dans ces textes. Le RCD-K/ML vous le connaissez, nous avons survécus difficilement ce que vous voyez comme dirigeants du RCD-K/ML aujourd’hui, nous étions comme des survivants parce que vous savez qu’il y avait des forces qui venaient ici de Bunia, de Gbadolite et d’autres de Kampala, mais nous nous étions en train d’être écrasés. Nous étions perdus, des garçons et des filles pour que ce pays soit dirigé avec une Constitution et que les gens ne deviennent libres. Nous avons décidés d’aller à Kinshasa, l’avion avait quitté Beni pour Kinshasa et non ailleurs. Arrivés à Kinshasa, nous sommes allés pour construire sur des bases légales un Etat prospère au Centre de l’Afrique. Nous ne pouvons pas signer un document inique. Toute notre lutte en basant contre l’inconstitutionnalité de ce document. Nous ne pouvons pas changer notre position…

Le texte final n’a pas te nu compte des amendements. Nous avons donc dit que nous allons demander à notre Congrès si nous devons continuer en ce sens là. Deuxièmement sur la forme, l’adoption solennelle à violée la Constitution parce que la Constitution sur l’alinéa 97 montre clairement les incompatibilités c’est dire cite « expressis verbis », des activités qui sont interdites à ceux qui sont membres du gouvernement. Toute responsabilité au sein des partis politiques est interdite. Il n’est permis au ministre que de faire des activités artisanales, agricoles, scientifiques ou artistiques. Il n’est pas permis à un ministre de faire de commerce, je ne sais pas si vous le savez ni d’autres responsabilités… Qu’est-ce que nous avons vus ? Des ministres venir signé la déclaration de la Majorité pour engager un Parti politique dans la plate§forme. C’est un acte qui est « ratione-materiae », en rapport à un ministre. C’est en dehors de sa compétence. Et, on a vu un certain nombre des ministres la faire avec un accompagnement garanti des fanfares, tambours, tam-tams au Stade Vélodrome de Kinshasa. On ne peut pas accepter cela. Encore une violation de la Constitution avec comme circonstance aggravante que des frères et sœurs tels qu’ils sont ayant fait campagne pour que les gens puissent voter cette Constitution. Nous n’avons pas le droit de toucher cette Constitution qu’est le fruit d’un « Référendum »

C’est donc le fait d’avoir violé cette Constitution a été un acte que nous n’avons pas accepté. Le Ministre Mbusa voulait y aller, mais la majeure partie lui a rappelé le nombre des Congolais qui sont morts pour que le Congo ait cette Constitution. Car pour avoir un poste, il faut violer la Constitution. Ce que cela est mauvais.

D’une manière claire, nous attendons que notre Congrès puisse nous orienter. A notre niveau, nous nous sommes abstenu pour ces raisons de forme.

Mais, il y a aussi des raisons de fond. Avant de passer d’une étape à une autre, il faut savoir quel est l’avantage ? Nous étions dans l’AMP, il y avait le PPRD, l’UDEMO et le PALU, nous pensons que s’il y avait une organisation, il fallait trouver une structure pour satisfaire tout le monde. En réorganisant la Majorité Présidentielle sans associer l’UDEMO et le PLAU, nous revenions à la case de départ. Ce faisant avant de faire tout cela, il fallait évaluer d’ailleurs : « on a été avec Son Excellence Joseph Kabila, comment avons-nous évoluer depuis 2011 ? », avant de passer l’étape suivante, les faiblesses nombreuses qu’on a vu dans nos relations et dans la manière de gérer les Congolais devraient faire l’objet d’abord de révision. Dans les textes de l’AMP par exemple, nous nous pensons que les détournements des fonds, la mauvaise gouvernance, la corruption devraient être réprimés par les textes de la forme. Ce qui devrait permettre à nous qui sommes dans l’Assemblée Nationale de, quand nous déclenchons un mécanisme contre un mauvais ministre qui salit le nom de la majorité de subir une sanction et d’avoir un Conseil de discipline pouvant le réprimer. Et, nous faisons de contrôle, mais la famille politique ne le suit pas.

En ce moment là, la famille politique devient un pourvoyeur de la mauvaise gouvernance. Un certain moment, elle a fonctionnée comme cela. Vous le savez et les avez vus. Il y a des juristes qui étaient convaincus d’avoir posé des actes qui ont causé u mort d’homme, normalement les textes devraient déjà prévoir quand un ministre au niveau de la famille politique venait de détourner devrait démissionner. Il ne faut pas attendre que la justice s’en mêle. Normalement dans d’autres pays, c’est le Parti qui demande… Voyons Thabo Mbeki qui était président en Afrique du Sud, c’est son parti qui l’avait demandé de démissionner, il pensait avoir raison, mais il a cédé, car les faits lui reprochaient étaient répréhensibles. Mais ceux des criminels prospérés sous une autre forme. Voila les raisons de fond : manque d’évaluation, manque de vision partagée par tout le monde et des méthodes d’imposition… Et, après que la majorité se soit muée en Majorité Présidentielle, les textes ont été violés après l’élection du Gouverneur au Kasaï Occidental, M. Sessanga Aimé, sénateur de son état a posé sa candidature, après le candidat qui a été imposé par la M.P., il a été suspendu par un Communiqué à la Radio. Alors que les textes de la Majorité Présidentielle dire que « pour être sanctionné, il faut être entendu par le Conseil », c’est-à-dire lui-même n’a pas respecté la Constitution et par son application on le respecte pas. Voilà pourquoi nous nous sommes dit que « les gens qui ne respectent pas la Constitution, comment peuvent-ils respecter leurs propres textes ? » Voila pourquoi nous avons dit que nous irons au Nord Kivu, nous allons exposer cette situation à nos frères, ils vont nous dire comment est ce que nous allons continuer à développer nos relations avec le Chef de l’Etat ? Nous ne sommes pas partenaires. Mais nous ne sommes pas contre le Chef de l’Etat, nous ne sommes pas aussi contre les partenaires. Mais nous devons collaborer sur des bases légales et constitutionnelles et avec comme objectif suprême une meilleure vie pour les générations futures. On ne peut pas collaborer sur les désirs de conserver, de conquérir ou de renforcer le pouvoir. Nous avons proposé de collaborer avec nos amis, bien que le pouvoir soit succulent, mais on ne peut en faire une raison ouvertement pour dire où il est… Mais, la République est assise, c’est pour cela que jus qu’au moment où je vous parle le Chef de notre parti n’a pas encore reçu l’autorisation de notre part, nous ses collaborateurs et que demain, il va se diriger à la base pour qu’on puisse élargir ce que nous puissions envoyer des suggestions de la base, des messages qu’il faudra à nos amis de la Majorité Présidentielle.