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28/05/2014

Le mariage prostitué au Congo

Faut-il espérer du ou au mariage ?

Quand la dot trop chère « tue » le mariage

 

L’histoire se passe au Congo/Brazzaville. Selon des études menées par des universitaires congolais, plus de 70% des couples préfèrent vivre en concubinage jugé moins ruineux. Et pour cause, le coût de la dot lors du pré mariage, qui précède toute officialisation de l’union par l’Etat civil, connaît une inflation insupportable. En quête de notre consoeur « terrAfrica » n°18 du 19 mars 20104 révèle.

En tout état de cause, la coutume africaine dominée par la sorcellerie (sic), une œuvre diabolique empêchant ou ne permettant plus le mariage, et oriente tout sur la débauche, l’impudicité, est la vraie forme de l’impudicité. Due faire si on n’a pas des moyens requis pour un mariage à l’africaine ? Soit on reste chaste toute sa vie ou se compromet.

 

Le modeste domicile de papa Jean, au cœur du plateau des 15 ans, à Brazzaville, n’a jamais connu pareille effervescence. La canicule est éprouvante en ce mois de février, comme partout dans le pays en cette période de l’année.

D’imposantes cylindrées déversent dans la rue Louvakou des membres de la famille de Dieudonné, un homme de 40 ans, cadre dans une société pétrolière, qui vit en concubinage de plus de dix ans avec Gertrude, 28 ans, ,titulaire d’un master en droit, fille du maître des lieux. Une foule imposante s’est abritée sous deux grands chapiteaux. C’est jour de mariage coutumier. En bonne place dans les deux tribunes situées l’une en face de l’autre, on peut distinguer les parents des familles paternelle et maternelle de la fiancée, d’un côté, et celles du fiancé, de l’autre, ainsi, bien sûr, que de nombreux invités. Il est 14 heures lorsqu’un septuagénaire, le visage aussi ridé qu’un derrière de tortue, fait signe à l’assistance de se taire. C’est le « nzonzi », le sage, porte-parole de la famille de la fiancée, choisi à l’avance moyennant une rétribution financière. Il doit se servir de son éloquence pour séduire l’autre parti et use, pour la circonstance, d’un langage particulier.  D’où des questions apparemment saugrenues. « Que me vaut l’honneur de votre visite ? », demande-t-il à la famille du fiancé. « Je suis venu avec un coq, à la recherche d’une poule qui a élu domicile chez vous… », lui répond son alter ego engagé par la famille de Dieudonné. Ainsi démarre une logue « pièce de théâtre » qui va se jouer en plusieurs actes pendant quatre heures devant un public fasciné. Les deux acteurs principaux, les nzonzi, se relayent tour à tour sur la scène…

D’abord, pour avoir vécu dix ans en concubinage avec Gertrude, les parents de celle-ci estiment que leur futur Gendre est « passé par la fenêtre ». En d’autres termes, qu’il a pris femme sans passer par la cérémonie de pré mariage. En conséquence, Dieudonné se voit contraint de payer illico presto une « amende  de fornication », aux géniteurs de sa fiancée : montant 200.000 francs CFA. Puis arrive le moment tant attendu par les parents paternels et maternels de Gertrude : la présentation des cadeaux dont la longue liste a été envoyée trois mois auparavant par Dieudonné, à la suite de sa lettre de demande de dot. Le nzonzi, sous l’œil vigilant de la famille de Gertrude, passe en revue la longue liste des présents exigés au prétendant. Il les montre l’un après l’autre tout en vantant leur origine, qualité, nombre. « Regardez bien, il n’y a pas de chinoiserie ici ; Tout est ‘’made in France’’ », renchérit-il, souvent en s’adressant à l famille de la fiancée. La liste est longue et variée. C’est, somme toute, le condensé de deux listes présentées par les parents paternels et maternels de Gertrude : 10 dames-jeannes de 20 litres de vin rouge, 20 bouteilles de whisky, 2 groupes électrogènes, 10 couvertures en laine, 10 pagnes super-wax pour les 10 tantes maternelles de Gertrude, 2 paires de souliers avec lacets de marque J.M.Weston « made in France », 2 pires de chaussures dames, une moto de marque KTM (communément appelée « Djakarta »), 1 tronçonneuse, 10 lampes Coleman, 4 ensembles costumes blazer « made in France », 4 chemises, 4 cravates, 4 paires de chaussures pour les 4 oncles paternels de Gertrude, 50 casiers de bière locale, 25 casiers de jus de fruit, 10 foulards, 6 colas, 5 dames-jeannes de vin de palme, 2 coutelas et 1 enveloppe d’un montant de 500.000 FCFA (1.000.000 des francs congolais RDC).

 

Montrer qu’ « on est quelqu’un »

 

Après cette litanie, il faut ensuite supporter une autre farce, « payer un billet d’avion » imaginaire à une belle sœur qui se présente à Dieudonné. Celle-ci prétexte que sa sœur aînée Gertrude fait un séjour en France, et qu’il faut lui envoyer un billet d’avion retour. Sans barguigner, le jeune homme met à nouveau la main à la poche et en sort quelques billets de banque. Un Temps, deux mouvements Gertrude, soudain, superbement habillée, sort de sa cachette, au rythme d’une chanson rumba congolaise, pour prendre place à côté de Dieudonné. Le jeune homme pousse un « ouf » de soulagement. « Il vient de montrer qu’il est quelqu’un », s’autosatisfait un membre de sa famille. « Aurait-il pu le faire s’il n’était pas cadre ‘’argenté’’ d’une société pétrolière de la place’ ?’’, s’interroge Martin, mécanicien dans le groupe CFAO. Tout compte fait, « les parents offerts par Dieudonné à sa belle-famille lui ont coûté un peu plus de 4 millions de francs CFA », affirme Gisèle, mandatée, pour la circonstance, par son frère aîné pour s’occuper des achats liés à ce mariage traditionnel. Une somme que ne peut réunir un Congolais au niveau de vie moyen, reconnaît Théophile Pallé, enseignant à la Faculté des sciences économiques de l’Université Marien Ngouabi. « Le coût d’ »une dot peut parfois avoisiner 10 millions de francs CFA », reconnaît, Tâ Massamba, un nzonzi habitué des grands mariages.

Dans un pays où le « smicard »touche 90.000 francs CFA par mois, le mariage devient une affaire impossible pour les moins nantis et, surtout, pour les plus pauvres. « Epouser une femme au Congo est devenu une affaire de gros sous », explique Marcellin, vendeur au marché Total de Brazzaville. Une étude menée par Jean Didier Mbelé, chef de département de psychologie à la faculté des lettres et des sciences humaines, à l’université Marien Ngouabi, prouve que « le coût moyen du mariage coutumier au Congo s’établit entre 2 et 3 millions de francs CFA (4 à 6 millions des francs congolais). Qu’est ce qui explique une telle somme, alors que le Code de la famille rédigé en 1984 a officiellement fixé la dot au Congo à 50.000 francs CFA (100.000 francs congolais) ? La première raison, reconnaît-il, tient à la volonté de modernité des familles et au niveau élevé du coût de la vie. De plus, les parents n’hésitent plus à soumettre leur fille à un « marchandage », surtout si celle-ci est diplômée de l’enseignement supérieur. « Si elle est cadre d’une société de téléphone mobile, pétrolière, d’une banque, d’une compagnie d’assurance, de la douane, des impôts, d’une société brassicole…où les salaires sont plus élevés, alors c’est une valeur ajoutée sur laquelle se base la famille pour renchérir le coût de la dot de leur fille », reconnaît Antoine Mabounda, nzonzi à ses heures. Certains parents parlent de retour sur investissement des sommes et matériels dépensés pour assurer la formation de leur fille.

 

Des prétendants endettés

 

Ayant identifié le besoin en matière de financement de la cérémonie de prémariage, certaines banques de la place ont vite fait de proposer des prêts adaptés. Jean Didier Mbelé constate d’ailleurs que certains prétendants s’endettent auprès des banques, des sociétés de microfinance ou encore par des systèmes de tontine, qua,d ils ne se font pas directement aider par leur famille pour payer la dot. Au-delà de l’affaire d’argent, « il faut y voir le prestige, le m’as-tu vu du prétendant vis-à-vis de sa belle famille et de ses amis, le mimétisme », argumente le chef de département de psychologie de l’université Marien Ngouabi.

Le mariage, cher à cause de la dot, est donc rare. Selon un sondage effectué auprès de 1.000 couples par l’université Auguste Iloki, vice président de la Cour constitutionnelle, dans trois des principales villes congolaises (Brazzaville, Pointe Noire et Dolisie), il ressort que 75% des congolais vivent en concubinage. Dans 10% des cas, les parents de la fiancée ont reçu une pré dot et seuls 15% de couples sont mariés à l’état civil de Mfilou, le 7è arrondissement de Brazzaville, a célébré 89 mariages en  2008 contre près de 150 il y a dix ans. La mairie centrale a officialisé 89 mariages sur la période janvier-mai 2009 contre 212 en 2007.

Une autre étude, celle du Pr Jean Didier Mbelé, montre que sur un échantillon de 700 couples à Brazzaville, 70% des couples congolais vivent sous le régime de l’union libre, tandis que 15% sont déjà passés par le mariage coutumier, et 15% se sont officiellement mariés. «  Au sens européen du mot mariage, 85% des couples vivent en concubinage au Congo », indique l’étude du département de psychologie de la faculté des lettres et des sciences humaines de l’université Marien Ngouabi. Une situation d’autant plus préoccupante que le prémariage constitue le passage obligé pour tout candidat au mariage à l’état civil. Or, sans le mariage à l’état civil, le couple vit dans l’insécurité juridique. En cas de décès de l’un des conjoints, la famille se set de ce vide juridique pour faire main basse sur les biens du défunt.

Que faut-il faire pour permettre à une large majorité de couples congolais de légaliser leur union ? « Il faut purement et simplement annuler la dot », affirme, Jean Didier Mbelé. Un avis que ne partagent pas certaines femmes : « La suppression de la dot va totalement dévaloriser la femme. C’est par ce mariage coutumier que les hommes nous prouvent leur vrai amour », soutiennent-elles. Peut-être faut-il alors actualiser le Code de la famille rédigé en 1984, à l’époque du parti unique et dans un contexte de prévalence du dirigisme économique prôné par l’orientation communiste ? Une autre solution serait de s’inspirer des modèles de mariages collectifs à l’état civil au Cameroun, célébrés aux frais du gouvernement pour le compte des couples jugés pauvres. Pour le Professeur Mbelé, l’Etat congolais doit à tout prix cesser d’ »institutionnaliser la dot comme prémariage sans lequel le ; mariage à l’état civil ne peut se faire ». Une condition sans laquelle rien ne changera. Mais que dire alors de l’Inde où la fiancée se présente dans la famille du fiancé pour présenter sa dot ?

Le débat est lancé.

 

TerrAfrica/Le Scribe

15:20 Publié dans Rédaction | Lien permanent | Commentaires (0)

23/04/2014

La ville de Goma se relève de ses cendres

Nord Kivu

 

 

 

 

 

 

La ville de Goma se relève de ses cendres

 

‘’ Absolument, la Sobetra est capable de rendre Goma comme un véritable paradis. C’est ça notre espoir’’

 

Le Ministre de l’Aménagement du territoire, Urbanisme, Habitat, des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction, A.H.U.I.T.P.R. et toute l’équipe qui l’accompagne souvent     ont lancé au cours de ce dernier mois les travaux de réhabilitation des voiries de la ville de Goma et de la Route Nationale 2 (RN2) et Sake, en date du 17 février 2014.

Une entreprise a remporté ce marché dont l’appel d’offre international avait été lancé par l’Union Européenne qui finance les travaux de l’ordre de 24 millions d’euros. (Cfr le communiqué de Presse en annexe)

Sur ces entrefaites, le Président Directeur Général du CFC-Sobetra ? Monsieur Giorgio Petrangelli a voulu nous accorder une interview pour expliquer leur vision sur la Modernité en RDC. Ci-contre l’intégralité de cette interview :

 

Le Scribe : Bonjour, Monsieur. Nous rappelons que nous sommes à Goma, nous trouvant dans les locaux de CFC-SOBETRA, l’entreprise qui a gagné le marché de la réhabilitation de la voirie de cette ville. Mais pouvez vous vous présenter et nous présenter votre entreprise ? Que faites vous ici à Goma ?

Giorgio Petrangelli : Je m’appelle Giorgio Petrangelli Junior, je suis le représentant du Consortium CFC-SOBETRA, l’entreprise qui a gagné le marché pour les 31 km de la voirie de Goma et une partie de la RN2 qui passe par Sake. Il y a une tranche conditionnelle dans le contrat, ion a additionné le 7 km et ça fait 38 km. On a signé le 17 février, et aujourd’hui, on est déjà le 2è d’avril. Nous avons commencé avec la mobilisation, nous avons une base, nous avons commencé à apprêter les documents, nous aurons la partie d’accommodation, nous avons commencé à construire notre base, le garage, le bureau, le laboratoire  où vous êtes. Nous sommes entrain de faire approuver les travaux à la mission de contrôle pour l’avancement des travaux qui vont durer 24 mois dès la signature du contrat. Dans les mois prochains, nous aurons déjà commis beaucoup des documents à la mission de contrôle pour commencer les travaux. Les travaux dont la 1ère phase consistera à la voirie de la ville de Goma et dans sa deuxième phase, c'est-à-dire à la fin de 24 mois, on présentera… Nous serons concentré à la Router de Sake. Nous pensons que les plus importantes, ce sont les routes de Goma pour la sécurité des véhicules et enfin la RN2. Comme je disais, CFC-SOBETRA est un consortium de deux entreprises italiennes. Donc une entreprise des droits italiens. CFC avait gagné son premier marché en Afrique, spécialisée à la construction des autoroutes et des aéroports. Des aéroports qui sont établis de puis des années… De toutes les façons, en Europe la situation financière n’est pas la meilleure. Ce n’est pas pour la première qu’on a soumissionnée l’offre. La SOBETRA est une SPRL, plus concentrée dans le RIFT africain, en Ouganda, au Kenya et au Rwanda. Et, ce n’est pas pour la première fois que nous venions en RDC. Nous étions invité en 2011 à Bunia, où nous avions gagné le marché avec l’Anglo Gold Ashanti… Mais le contrat n’a pas terminé, car 7 ou 8 mois, ils ont arrêté les travaux. La SOBETRA devant avoir beaucoup des gens qui vont y travailler (des locaux, c'est-à-dire des nationaux) sur les tronçons dans les routes. Ca, c’est les deux compagnies que je viens de vous présenter ou de décrire.

 

Le Scribe : Vous avez gagné le marché. Est-ce que vous avez déjà un financement nécessaire pour exécuter les travaux ?

Giorgio Petrangelli : Pas encore reçu. Pas encore, nous sommes entrain de finaliser la partie garantie. La garantie de bonne exécution, la garantie de démarrage des travaux. Et, nous n’avons pas encore reçu le financement. Alors, nous ne pouvons pas nous immobiliser, vue l’urgence des travaux ; Même si nous n’avons pas reçu le financement, nous avons commencé à travailler comme vous voyez, même si vous n’avez pas fait le tour de tous nos chantiers, carrières et activités pour voir combien nous avons de gens sur les routes et carrières. Il y a une mission de contrôle au dessus de nous. Non, nous n’avons pas encore reçu un financement. 

 

Le Scribe : Bien que n’ayant pas encore reçu le financement, mais on vous impose 24 mois pour l’exécution des travaux. Si, je vois bien, il y a 2 mois que vous venez de bouffer déjà.

Giorgio Petrangelli : Pas encore deux mois, car il y a encore la partie de la garantie pour l’approbation avant le paiement. Nous avons envoyé notre réquisition pour un paiement d’avance, peut-$être que dans deux semaines, nous aurons un préfinancement de l’Union européenne. Dans l’entre-temps, nous travaillons, nous ne pouvons pas croiser les mains et attendre l’argent pour commencer à zéro. Nous devons être prêt pour ne pas recommencer à préparer des courriers. C’est ça la situation. Notre premier travail avec l’Union européenne jus que maintenant, c’est sur la partie de l’attribution. Le contrat est vite fait. Maintenant, il y a une partie de papiers qui est entrain d’être finalisé. C’est le COFED qui s’encharge.

 

Le Scribe : Vous avez une vision sur l’exécution des travaux ? Pourriez vous nous dire, comment voyez vous la ville de Goma dans deux mois ?

Giorgio Petrangelli : Dans deux ans, ça va changer. Vous allez voir après l’exécution de 31 km, dont 17 sont dans la ville de Goma, vous verrez l’avenue Kibalabala, la route qui va vers Rutshuru et l’autre vers Bukavu, à Sake. Toute la partie résidentielle de l’avenue du Lac va changer complètement et, pour la partie publique et des business dans la ville. La population va vivre beaucoup mieux et le 17 km dans la ville, va changer les trottoirs, et les drainages vont influencer la ville.

 

Le Scribe : Peut on croire que vos routes ont une durabilité. Car il y a eu des entreprises qui ont tâtonnées antérieurement, deux ou trois entreprises vous ont précédées…

Giorgio Petrangelli : Je ne sais pas pour quelles raisons, elles ont tâtonnées. Les autres compagnies antérieures, je ne sais pas leur taille. Je sais que l’Union européenne a des standards des routes que nous devons suivre et respecter, car si on ne le fait pas conformément aux exigences, nous n’allons pas être payé… Il y a COFED qui suit cela. Une autre chose, les travaux doivent être finalisés conformément à la demande. Et, pourtant, nous comptons avoir d’autres marchés dans le pays. Nous ne pouvons pas faire du n’importe quoi. Si nous ratons la possibilité de faire des bons travaux ici, nous n’aurons pas d’autres marchés. Ca, c’est très important.

 

Le Scribe : Quel est le nombre d’agents que vous employez actuellement ?

Giorgio Petrangelli : On a une charge. Il y a ders points où l’entreprise peut avoir entre 300 à 600 personnes. Mensuellement, les travaux d’assainissement des trottoirs, des voiries, des caniveaux sont faits manuellement, on y emploie des maçons etc… Et, ils passent par 80 à 6000 personnes par mois. Du moment que les travaux routiers commencent, nous sommes entrain d’établir une base et des études des travaux. Ca ne prend pas tous les gens de Goma. Bien que nous ayons annoncé que ‘’beaucoup des gens auront du travail’’ Mais, ça ne prend pas tous les gens de Goma. C’est le volume des travaux qui en détermine.

 

Le Scribe : Monsieur Giorgio, est ce que SOBETRA a tous les matériels pour exécuter tous les travaux lui confiés ?

Giorgio Petrangelli : Les matériels en place à Goma ? Non. Non, il y a des matériels pour les travaux qui durent 3 mois et même 5 mois et d’autres doivent venir en dehors des frontières, de l’Afrique. Mais surplace ici, nous pouvons trouver d’autres. Cela ne veut pas dire qu’ici, il n’y en a pas dans les environs. Pour l’urgence du projet, nous n’allons pas attendre. Même pour la location ou la sous traitance… Nous n’allons pas apporter tout dehors. Nous n’allons jamais attendre… Nous allons travailler avec ce qu’on aura trouvé ici et l’expertise de notre côté…

 

Le Scribe : Des matériels que vous aviez trouvés ici sont suffisants pour exécuter les travaux à Goma ?

Giorgio Petrangelli : Oui, tous ici, nous avons travaillé ici dans le pays et, ici dans le Rift africain. Nous allons avoir des matériels. On a des frontières avec le Rwanda, l’Ouganda et nos matériels doivent venir par là. Nous avons des concasseurs, des asphaltes. Mais Goma n’est pas aussi une ville vierge. Il y a un certain nombre des matériels surplace pour un travail de court temps, en attendant que notre matériel nous arrive.

 

Le Scribe : Aviez vous des agents qualifiés (des congolais) ? Combien sont ils des cadres ?

Giorgio Petrangelli : Nous avons 15 à 16 congolais qualifiés (ingénieurs, topographes, géotechniciens…), des ougandais en petit nombre, même des expatriés comme moi. Mais, nous avons trouvé des gens très capable ici- avec des structures, de network qu’on a trouvé ici, des gens très capable pour travailler dans le projet.

 

Le Scribe : Monsieur Giorgio, notre rédaction vous félicite d’avoir gagner ce projet. Etes vous capable de rendre Goma comme un véritable paradis comme on dit ?

Giorgio Petrangelli : Absolument oui. C’est ça un de mes espoirs. Mais la partie financière est très importante ? Comme je vous dis, nous ne sommes pas venu ici pour faire le 30 km mais aussi pour gagner d’autres marchés. Une partie, c’est la partie de la sécurité sur les routes.

 

Le Scribe : Monsieur Giorgio, nous vous remercions de nous avoir accueilli et bien voulu répondre à nos questions.

Giorgio Petrangelli : Moi, aussi, je vous remercie. Et, merci beaucoup.

 

Propos recueillis par le Pasteur Tshibangu 

 

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28/11/2013

Maffia au Nord Kivu

 

Nord-Kivu

Julien Paluku Kahongya envahit par des faussaires

Nos fins limiers ont été alertés par ses sources qu’un réseau maffieux opérerait au Nord Kivu au nom du Gouverneur de la Province du Nord Kivu, Julien Paluku Kahongya sous une étiquette politique. Ce réseau agisse sans inquiétude dans la Province et falsifierait des documents officiels ou parfois il en fabrique sous le label des documents du Gouvernorat de la Province.

Pour preuve, il nous a été remis un document dans lequel certains faussaires ont du soutirer une somme colossale dans une Compagnie aérienne de la place. Il nous revient que ce groupe maffieux ont préfabriqué un document comme provenant du Gouverneur Julien Paluku Kahongya sous le n- 01/583/Cab/GP-NK/2010 du 21 juin 2012, datée à Goma dont l’objet est ‘’ exonération’’ adressée au Responsable de la Compagnie Aérienne AIR SERVICE à Goma.

Il sied de reconnaitre que ces faussaires usent et abusent du pouvoir révolu au Gouverneur de la Province et sont prêts à effacer toutes traces possibles, Ce faisant, ils font une manque à gagner au trésor public, soutirant des sommes exorbitantes à leur propre profit.

Outre ce forfait, nous notons encore avec stupéfaction que les mêmes procédés produisant les mêmes effets. Ces faussaires sont revenus en charge, révoquant deux cadres de la Direction Générale des Recettes du Nord Kivu, en date du 25 juillet 2013, citant une décision du Gouverneur Julien Paluku Kahongya. Laquelle décision n’ait jamais parvenue aux deux incriminés.

Il s’agit des monsieur Symphorien Zahera dont on accuserait de s’être rendu coupable ‘’des détournements des recettes, d’usurpation du pouvoir,  des faux et usages des faux’’. Et de monsieur Valentin Sendegeya, lui est reproché d’avoir ‘’brillé par des absences non justifiées à son poste d’attache’’, indique t- on dans une source citée par une radio de locale de la place à Go ma, le 26 juillet 2013. Ce qui rabaisse le Gouverneur au rang d’un commissionnaire apparenté dans la gestion des régies financières de la province ou dans l’administration publique de sa province.

Dans l’entre temps, les deux victimes de ces faussaires se présentant le lendemain 27 juillet 2013 au lieu habituel du travail, ils se verront refuser l’accès par les gardiens commis en ce lieu. Ils sont chassés. Chose étonnante des détourneurs que l’on chasse, au lieu de les remettre à la disposition de la justice. Dés lors, ils n’ont droit ni à des explications ni à la confrontation sur leur gestion. Ou sinon, ils sont devenus des ‘’témoins gênants’’

Pour rappel, monsieur Symphorien Zahera Kebonga qui avait présenté une demande d’emploi en bonne due forme, il avait été accepté et notifié par le Directeur Général de la DGR/NK, en la personne de Monsieur Eugène Shematsi Lawi, en la date du 08 juin 2011.

Dana sa lettre n- 251/DG/DGR-NK/DAF/2011 du 08 juin 2011 dont l’objet est ‘’Demande d’emploi et Accusé de réception’’ et, il devrait au préalable être soumis à une période probatoire de six mois (6) qui permettra d’assurer son degré de conscience ainsi que de ses aptitudes ;orales et professionnelles...

Aussi, il devrait encore durant cette période prendre la responsabilité de se rassurer de la conformité des emballages selon les normes universellement ad mises des produits fabriqués par les emballages de production œuvrant sur toute l’étendue de la Province du Nord Kivu et également encadrer, mobiliser et percevoir la ‘’taxe d‘estampillage’’

Au départ, monsieur Symphorien Zahera qui a travaillé pour une ‘’période probatoire’’ de six mois ne devrait sa rémunération qu’en fonction de ses ‘’réalisations en terme des recettes en raison de 2% par mois’’

De la révocation

Il est un fait qui saute désormais aux yeux que le Gouverneur Julien Paluku n’a jamais signée une décision révoquant les deux cadres de la DGR/NK quant on sait la pertinence d’une décision du Gouverneur qui, en législation du travail devrait se réserver la notification aux deux concernés.

La question que l’on peut se poser est celle de savoir : ‘’ comment est- ce un Gouverneur de la Province à l’instar de ce grand défenseur de la légalité qu’est Julien Paluku pouvait-il oser pareille chose ? Révoquer deux pères de familles sans notification aucune et chassés comme des vulgaires individus quelconque, Et, pourtant ceux-ci ont réalisé un travail remarquable comme souligne leurs supérieurs.’’

Ne pouvant accéder au Bureau ni à la Direction de la DGR/NK, ils se sont mis à la disposition des avocats pour intervenir à l’amiable auprès de ses supérieurs. Quoi ? C’est la fin de non retour. La porte est herméneutiquement fermée.

L’autre question que l’observateur se pose est celle de savoir si nous sommes à quelle époque au Nord Kivu ? La suite de démarches, c’est la menace de mort et visites nocturnes.

 

Des menaces de mort

 

Est-il permis à quelqu’un de se laisser chasser de son service sans notification ? Comment ces faussaires ou imposteurs qui se recrutent à la DGR/NK peuvent ils se l’oser ? Monsieur Symphorien Zahera qui réclame encore les reliquats de sa prestation depuis la période probatoire voit encore s’envoler sa survie.

En dépit du refus de Monsieur le Directeur Général de la DGR/NK  de les recevoir, ils reçurent les visites des hommes armés non identifiés. Ils étaient venus de nuit visiter la maison de Monsieur Symphorien, bien qu’étant absent, ils ont été intercepté par le Chef de l’avenue, à qui ils ont présenté un faux ordre de mission pour ramener Monsieur Zahera. Tandis que pour empêcher le Chef de l’avenue à ne pas faire usage de son téléphone, ils lui ont ravi celui-ci.

Est-ce de cette manière que l’on procède pour arrêter quelqu’un ? Non seulement, Zahera fut visité seul, même son avocat aussi a été visité par les mêmes hommes.

Ce faux ordre de mission a é versé dans la plainte pendant à l’auditorat militaire de la Garnison de Goma. Et les noms des agents sont inconnus des services de sécurité ni des forces armées. Ainsi, la plainte est contenue dans le dossier n-2079/013/CL/012 du 09 octobre 2013.

L’instruction ou l’avis de recherche est lancé pour retrouver ces inciviques que l’on croit être proche de la DGR/NK. Car, visiblement, on croit rallier ces deux visites à l’affaire Symphorien Zahera et la DGR/NK.

 

La Direction Général des Recettes/Nord - Kivu est dans le coup ?

 

Peut-être oui, peut être non. Car Monsieur Symphorien Zahera qui a pu entrer en contact avec Mme Joséphine Kahongya, Chef du Bureau en charge de l’Administration au Centre opérationnel des Recettes du Nord Kivu à Goma qui lui a rassuré d’avoir vu dans sa table du travail au retour d’un voyage la dite décision du Gouverneur les démettant de leurs fonctions.

Prière de passer au Bureau pour prendre connaissance, ladite est portée disparue. Comment une décision du Gouverneur peut –elle disparaître ?

En réalité, le Directeur Général qui avait engagé ces deux cadres a le pouvoir de les faire partir dans des mêmes conditions qu’ils ont été engagé. Et même les faits qui leurs sont reprochés n’ont rien de politique.

Mais comment un Gouverneur de province peut il s’investir dans une sale affaire ? Alors que la Province du Nord Kivu est confrontée de beaucoup d’autres problèmes.

Sur ces entrefaites, les observateurs avertis croient qu’il est temps au Gouverneur Julien Paluku de cesser de conduire les affaires de la province avec des amateurs politiques et des aventuriers, afin d’œuvrer pour la ‘’Cohésion nationale et provinciale’’ dans sa province, Et, surtout remettre dans l’ordre dans sa boutique en permettant à ces deux pères des familles de rentrer dans leur droit.

Si des jaloux trouvent un moyen  de faire partir ces deux messieurs qui l’en soit par des moyens propres et non d’user du trafic d’influence et de la fourberie. Wait and see.

Pasteur Tshibangu

 

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