Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

14/06/2011

Pub. ANA Guest House

ANA1 001.jpg
ANA2 001.jpg

28/02/2011

RDC: L'UNICEF communique





L’UNICEF appelle la communauté internationale à redoubler les investissements dans la jeunesse congolaise

KINSHASA, 25 février 2011, Aujourd’hui le bureau du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) en République Démocratique du Congo (RDC) lance le Rapport de l’UNICEF sur la Situation des Enfants dans le Monde en 2011.

Ce rapport global de l’UNICEF, qui se concentre cette année sur la situation des adolescents, met en relief le lien direct entre les investissements dans le potentiel et les connaissances des jeunes, ainsi que le progrès économique et social d’un pays. Investir dans l’adolescence peut interrompre le cycle de la pauvreté et de l’inégalité.

« Tout investissement au profit des générations futures constitue le meilleur garant de progrès et de stabilité d’un pays car une société qui ne peut prendre soin de ses jeunes ne peut en aucun cas considérer son développement comme durable. » a souligné Pierrette Vu Thi, Représentante de l’UNICEF en RDC.

L’Afrique de l’ouest et du centre est une des régions les plus jeunes du monde. Plus de 1 sur 5 habitants en Afrique sub-saharien sont en dessous de 18 ans. D'ici 2015, la région comptera 110 millions d'adolescents âgés de 10 à 19 ans, représentant environ un quart de la population totale de la région.

En RDC comme partout dans le monde, les jeunes sont confrontés à des difficultés. A l’instar de leurs pairs dans la sous-région les jeunes congolais font face à beaucoup d’incertitudes dans un contexte de pauvreté généralisée, de conflits fréquents, de rareté ou d’absence de services adéquats et d’opportunités d'emploi. La RDC présente les pirs indicateurs de mariage précoce et d’accès aux services sociaux de base. Seulement 15 pourcent des jeunes femmes entre 15 et 24 ans ont une connaissance approfondie de la transmission du VIH. Les pratiques et normes traditionnelles relatives à la parité des sexes, et le respect mutuel sont des facteurs qui entravent souvent les aspirations des adolescents pour améliorer leur vie.

Bien qu’un progrès significatif ait été obtenu au cours de la dernière décennie en termes de scolarisation primaire, ces avancées ne se poursuivent pas dans le secondaire. Selon la dernière Enquête à Indicateurs Multiples (MICS 2010) un enfant sur trois à l’âge d’éducation primaire est enrôlé dans l’école, contre deux enfants sur cinq dans le secondaire. L’absence de parité entre les sexes est illustrée par un contexte de forte baisse du pourcentage de jeunes inscrits dans l'enseignement secondaire, niveau d’éducation qui est en train de devenir une condition préalable pour l’intégration à un marché du travail de plus en plus mondialisé.
« Si l'on considère que plus que la moitié de la population de la RDC est aujourd’hui âgée entre 10 et 19 ans leur développement doit devenir une priorité pour assurer le futur du pays. » dit Vu Thi.

Le Rapport de l’UNICEF sur la Situation des Enfants dans le Monde en 2011 appelle la communauté internationale à redoubler les efforts et investissements dans les adultes de demain à un rythme nettement supérieur à ce qui été réalisé jusqu’à maintenant. Pour cela, il est indispensable d’agir rapidement dans l’élimination de la pauvreté et la faim (OMD 1), le VIH et le SIDA, le paludisme et d’autres maladies (OMD 6), les systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement (OMD 7) et l’accès aux médicaments essentiels et abordables (OMD 8).

À propos de l’UNICEF
L’UNICEF est à pied d’œuvre dans plus de 150 pays et territoires du monde entier pour aider les enfants à survivre et à s’épanouir, de leur plus jeune âge jusqu’à la fin de l’adolescence. Premier fournisseur mondial de vaccins aux pays en développement, l’UNICEF soutient la santé et la nutrition des enfants, l’accès à de l’eau potable et à des moyens d’assainissement, une éducation de base de qualité pour tous les garçons et toutes les filles et la protection des enfants contre la violence, l’exploitation sous toutes ses formes et le SIDA. L’UNICEF est entièrement financé par des contributions volontaires de particuliers, d’entreprises, de fondations et de gouvernements.

Pour toute information supplémentaire, merci de contacter :
Cornelia Walther, Plaidoyer UNICEF RDC, Tel: +243 81 88 46 7 46, cwalther@unicef.org

Mouvements féministes à Dakar

Déclaration de l’assemblée des mouvements sociaux - FSM Dakar (Sénégal) - 10 février 2011

■ ■ ■
Nous, réunies et réunis lors de l’Assemblée des mouvements sociaux du Forum social mondial 2011 à Dakar affirmons l'apport capital de l'Afrique et de ses peuples dans la construction de la civilisation humaine. Ensemble, les peuples de tous les continents  mènent  des luttes pour s'opposer avec la plus grande énergie à la domination du capital, cachée derrière des promesses de progrès économique et d’apparente stabilité politique. La décolonisation des peuples opprimés reste pour nous, mouvements sociaux du monde entier, un grand défi à relever.

Nous affirmons notre soutien et notre solidarité active aux peuples de Tunisie, d’Egypte et du monde arabe qui se lèvent aujourd'hui  pour revendiquer une véritable démocratie et construire un  pouvoir populaire. De part leurs luttes, ils montrent la voie d'un autre monde débarrassé de l'oppression et de l'exploitation.

Nous réaffirmons avec force notre soutien aux peuples ivoirien, d’Afrique et du monde dans leurs luttes pour une démocratie souveraine et participative. Nous défendons le droit à l’autodétermination et les droits collectifs de tous les peuples du monde.

Au sein du processus FSM, l’Assemblée des mouvements sociaux est l’espace où nous nous réunissons avec notre diversité, pour construire nos agendas et luttes communes contre le capitalisme, le patriarcat, le racisme et toute forme de discrimination.

A Dakar, nous célébrons les 10 ans du premier Forum qui s’est tenu à Porto Alegre en 2001. Au cours de cette période, nous avons construit une histoire et un travail communs qui a permis certaines avancées, notamment en Amérique latine, où nous avons réussi à freiner des alliances néo-libérales et concrétiser plusieurs alternatives pour un développement socialement juste et respectueux de la nature.

Au cours de ces 10 ans, nous avons également assisté à l’explosion d’une crise systémique qui s’est déclinée en crise alimentaire, environnementale, financière et économique, et qui a donné lieu à l’accroissement des migrations et déplacements forcés de populations, de l’exploitation, de l’endettement, des inégalités sociales.

Nous dénonçons le rôle des acteurs du système (banques, transnationales, grands médias, institutions internationales,…) qui , à la recherche du profit maximum, continuent leur politique interventionniste via des guerres, des occupations militaires, des supposées missions humanitaires,  la création de bases militaires, le pillage des ressources naturelles, l’exploitation des peuples, la manipulation idéologique. Nous dénonçons également la cooptation qu’ils exercent à travers le financement de secteurs sociaux servant leurs intérêts, et leurs pratiques assistentialistes qui génèrent la dépendance.

Le capitalisme détruit la vie quotidienne des populations. Mais, chaque jour naissent  de nombreuses luttes pour la justice sociale, pour éliminer les dégâts du colonialisme et pour que toutes tous obtiennent une qualité de vie digne. Nous affirmons que nous, les peuples, ne devons plus payer pour leur crise et qu’il n’y a pas d’issue à cette crise au sein du système capitaliste. Réaffirmant la nécessité de construire une stratégie commune de lutte contre le capitalisme, nous, mouvements sociaux :

*Nous luttons contre les transnationales parce qu’ils soutiennent le système capitaliste, privatisent la vie, les services publics et les biens communs comme l’eau, l’air, la terre, les semences, les ressources minérales. Les transnationales promeuvent les guerres, par le biais de l’engagement d’entreprises privées et mercenaires et de la production d’armes, reproduisent des pratiques extractivistes nuisibles à la vie, accaparent nos terres et développent des semences et aliments transgéniques qui  enlèvent aux peuples le droit à l’alimentation et détruisent la biodiversité.

Nous exigeons la souveraineté des peuples dans la définition de leur mode de vie. Nous exigeons la mise en place de politiques qui protègent les productions locales, donnent une dignité aux tâches agricoles et conservent les valeurs ancestrales de la vie. Nous dénonçons les traités néolibéraux de libre échange et exigeons la liberté de circulation pour tous les êtres humains.

Nous continuons à nous mobiliser pour l’annulation inconditionnelle de la dette publique de tous les pays du Sud. Nous dénonçons également, dans les pays  du Nord, l’utilisation de la dette publique pour imposer aux peuples des politiques injustes et anti-sociales.

Mobilisons nous massivement à l’occasion des réunions des G8 et G20 pour dire non à ces politiques qui nous traitent comme des marchandises !

*Nous luttons pour la justice climatique et la souveraineté alimentaire. Le réchauffement global est un produit du système capitaliste de production, distribution et consommation. Les transnationales, les institutions financières internationales et les gouvernements à leur service ne veulent pas réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Nous dénonçons le « capitalisme vert », et refusons les fausses solutions à la crise climatique comme les agrocarburants, les organismes génétiquement modifiés et les mécanismes de marché de carbone, comme le REDD, qui font miroiter aux populations appauvries des progrès, tout en privatisant et transformant en marchandises les forêts et territoires où ces populations ont vécu pendant des millénaires.

Nous défendons la souveraineté alimentaire et l’accord atteint pendant le sommet des peuples contre le changement climatique qui s’est tenu à Cochabamba, où des véritables alternatives à la crise climatique ont été construites avec les mouvements sociaux et organisations du monde entier.

Mobilisons nous, tous et toutes, en particulier sur le continent africain, pendant le COP 17 à Durban en Afrique du Sud et à « Rio +20 » en 2012, pour réaffirmer les droits des peuples et de la nature et arrêter l’accord illégitime de Cancun.

Nous défendons l’agriculture paysanne qui et une solution réelle à la crise alimentaire et climatique et signifie aussi l’accès à la terre pour celles et ceux qui la travaillent. Pour cela, nous appelons à une grande mobilisation pour stopper l’accaparement des terres et appuyer les luttes paysannes locales.

*Nous luttons contre la violence envers les femmes qui est exercée régulièrement dans les territoires occupés militairement, mais aussi contre la violence dont souffrent les femmes quand elles sont criminalisées parce qu’elles participent activement aux luttes sociales. Nous luttons contre la violence domestique et sexuelle qui est exercée sur elles quand elles sont considérées comme des objets ou marchandises, quand leur souveraineté sur leur corps et leur spiritualité n’est pas reconnue. Nous luttons contre la traite des femmes, des filles et garçons. Mobilisons-nous tous ensemble, partout dans le monde, contre les violences faites aux femmes. Nous défendons la diversité sexuelle, le droit à l’autodétermination du genre, et nous luttons contre l’homophobie et les violences sexistes.

*Nous luttons pour la paix et contre la guerre, le colonialisme, les occupations et la militarisation de nos territoires.
Les puissances impérialistes utilisent  des bases militaires, pour provoquer des conflits, contrôler et piller les ressources naturelles, et promouvoir des initiatives antidémocratiques comme ils l’ont fait avec le coup d’Etat au Honduras et l’occupation militaire en Haiti. Ils promeuvent guerres et conflits comme ils le font en Afghanistan, Irak, république démocratique du Congo et beaucoup d’autres pays.

Nous devons intensifier la lutte contre la répression des peuples et la criminalisation de leurs luttes et renforcer les liens de solidarite entre les peuples comme le mouvement international de boycott, désinvestissement et sanctions contre Israel. Notre combat se dirige également contre l’OTAN  et pour l’élimination de toutes les armes nucléaires.

Chacune de ces luttes implique une bataille des idées dans laquelle nous ne pouvons avancer sans démocratiser la communication. Nous affirmons qu’il est possible de construire une mondialisation d’un autre type, à partir des peuples et pour les peuples, et avec la participation fondamentale des jeunes, femmes, paysans et peuples autochtones.

L´assemblée des mouvements sociaux appelle les forces et acteurs populaires de tous les pays a développer deux actions de mobilisation, coordonnées au niveau mondial, pour contribuer a l´émancipation et l’autodetermination des peuples et pour renforcer la lutte contre le capitalisme.

Nous inspirant des luttes des peuples de Tunisie et d Egypte, nous appelons à ce que le 20 mars soit un jour international de solidarité avec le soulèvement du peuple arabe et africain, dont les conquêtes renforcent les luttes de tous les peuples : la résistance du peuple palestinien et saharaoui, les mobilisations européennes asiatiques et africaines contre la dette et l’ajustement structurel, et tous les processus de changement en cours en Amérique latine.

Nous appelons également a une journée d’action globale contre le capitalisme le 12 octobre, où, de toutes les manières possibles, nous exprimerons notre refus d’un système qui est en train de détruire tout sur son passage.

Mouvements sociaux du monde entier, avançons vers une unité globale pour défaire le système capitaliste !

Nous vaincrons !