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02/12/2010

RDC Les 100 jours de Marcellin Cisham

Marcellin Cishambo un nouveau style de la gouvernance

 

Cet ancien belgicain, opposant farouche de régime Mobutu, ancien conseiller politique du Président Joseph Kabila Kabange, Chef de l’Etat de la République Démocratique du Congo. Resté très longtemps l’ombre du Premier Président élu démocratiquement aux suffrages universels directs. Marcellin Cishambo est, lui aussi élu gouverneur au suffrage universel indirect, c’est-à-dire par l’Assemblée Provinciale du Sud Kivu depuis le 12 juin et, succédant ainsi au gouverneur démissionnaire, Louis Léonce Muderhwa Chirimwami. C’est donc le 30 octobre 2010 que le gouvernement Marcellin Cishambo a totalisé les 100 jours à la tête de la province du Sud Kivu. Comme l’exige une tradition politique, le Gouverneur Marcellin Cishambo Ruhoya a tenu à rencontrer les hommes des médias, au cours d’une Conférence de Presse pour tabler sur ses 100 jours.

Contrairement aux uns qui ne veulent pas compter leurs séjours à la tête de leurs exécutifs, Marcellin Cishambo lui en a fait bon usage des médias.

Il a eu au cours de cette rencontre du 16 novembre 2010 passé aux peigne-fins toutes les situations de sa province, au cours de ses 100 jours. Il a parlé de travaux, c’est-à-dire du « chantier infrastructures », passant par la bonne gouvernance, où son gouvernement et lui-même était à Lwiro pour apprendre. Abordant sans ambages l’aspect sécuritaire, l’ordre public, l’Etat des droits et l’épineuse question de l’exploitation des minérais, où il a su démontrer avec éloquence les bienfaits de la décision du Chef de l’Etat, ayant trait à la suspension de l’exploitation des minérais dans les deux provinces du Sud Kivu. Tout en dénonçant la carence de la décision de la deuxième république qui a su déjouer les kasaïens en libéralisant le diamant du Kasaï. Les conséquences se font aujourd’hui sentir, plus d’écoles, l’élite intellectuelle a baissée et, même dans la Province Orientale, les effets commencent à se révéler. Il a répondu à toutes les préoccupations des médias sans tabou, et tout en les promettant de se retrouver au cours des prochains 100 jours.

Il a tenu à relever certains défis de la province, car ayant circonscrit tous les problèmes et paramètres de la Province du Sud Kivu, l’expérience acquis en qualité du Conseiller du Chef de l’Etat aidant.

Sébastien Tshibangu

 

 

Le nouveau Gouverneur de la Province du Sud Kivu vient d’accomplir 1OO jours à la tête de l’exécutif provincial de la Province du Sud Kivu. Et, comme David disait à Dieu : « apprends-moi à compter mes jours », Marcellin Cishambo ne s’est pas interdit de cette logique. Il est revenu ce Mardi 16 novembre devant les chevaliers de la plume présents dans la ville de Bukavu, chef-lieu des institutions provinciales.

Sans commentaire nous reprenons en intégralité l’intervention des Marcellin Cishambo Ruhoya devant la Presse :

Point de Presse de Son Excellence Monsieur le Gouverneur de la Province du Sud Kivu

Le Centième jour du Gouvernement est tombé le 30 octobre dernier. Nous avions promis lors de l’investiture du Gouvernement, de présenter à cette date le bila de 100 jours de fonctionnement. Hélas, d’autres obligations d’Etat ne nous ont pas permis d’accomplir cette promesse.

Etant donné le temps qui nous séparait de la fin du mandat, nous avons levé l’option de faire nôtres les programmes de Gouvernement de nos prédécesseurs, en les redimensionnant toutefois.

Notre programme s’articulait autour de trois axes stratégiques, à savoir : le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue de la province et la protection des droits humains ; l’amélioration de la gouvernance administrative en général, et plus particulièrement celle des finances publiques ; l’accélération du processus de mise en œuvre des cinq chantiers de la République, à savoir : les infrastructures et le logement, la santé, l’Education, l’eau et l’électricité, et l’emploi.

Les 100 premiers jours de notre mandat ont été consacrés : à des états des lieux ; aux itinérances ; à la poursuite des travaux initiés par le Gouvernement précédent (les Kilomètre témoins de Kadutu et Bagira, l’électrification de Bukavu et Uvira) ; au renforcement des capacités managériales et opérationnelles des ministères provinciaux ; l’amélioration et au renforcement du cadre juridique d’administration et de gestion de la Province (10 arrêtés en examen ou pris, selon le cas) ; à l’amélioration des rapports avec la société civile ‘appui à l’organisation de la Marche Mondiale des Femmes) et avec les coopérations bilatérales et multilatérales ; à la sensibilisation et à l’organisation du retour des réfugiés congolais en séjour au Burundi et en Tanzanie, et à des appuis multiformes aux opérateurs du secteur de la sécurité.

Par ailleurs, des arrestations ont été opérées (fonctionnaires du cadastre et des titres fonciers à Kalehe, Caïds d’associations des malfaiteurs, cadre véreux du Cabinet,…) Des constructions anarchiques ont été supprimées (Elakat, immeubles sur la route de Kavumu) et d’autres sont programmées dans les jours qui viennent (Kabwakasirhe,…).

Nous avons traversé toutefois des moments difficiles au cours de ces 100 jours (la tragédie de Sange, les incendies à Bukavu, …) ; ce qui nous a amené à mettre sur pied un service de protection civile.

Les prochains 100 jours seront consacrés à la fois aux questions sécuritaires et de protection civile, et à l’amélioration de la gouvernance administrative, et spécifiquement à celle des finances publiques.

En effet, des contrôles systématiques dans les services de recettes sont planifiés ; lesquels aboutiront à la sanction des prévaricateurs. D e même, des diagnostics institutionnels seront organisés dans tous les services déconcentrés et les administrations territoriales. En même temps seront désormais opérationnelles la Direction Provinciale de Mobilisation et d’Encadrement des Recettes, l’Inspection Provinciale des Finances et la Coordination Provinciale des Projets de Développement et  des Actions Humanitaires. Des imprimés de valeurs sécurisés seront au demeurant mis en circulation en vue de freiner la fuite des recettes publiques. Ce qui devrait permettre de s’engager plus résolument dans la réalisation des Cinq Chantiers de la République.

Aussi des plans d’urbanisme et d’aménagement, des schémas directeurs et des règlements d’urbanisme seront élaborés pour améliorer la qualité de l’habitat. Par ailleurs, une nouvelle réglementation sur l’assainissement et l’hygiène publique sera bientôt d’application.

L’heure est donc à la punition de ceux qui détournent les ressources publiques, au renforcement des capacités administratives à tous les niveaux, au contrôle tous azimuts des opérateurs économiques et du secteur des ONG, à la programmation de l’aménagement urbain, et à l’amélioration de la qualité de la vie.

Ces nouvelles promesses du Gouvernement Cishambo feront d’une nouvelle évaluation dans les  100 prochains jours.

Mesdames et Messieurs, je vous remercie.

Fait à Bukavu, le 16 novembre 2010-

 Marcellin Cishambo Ruhoya

22:51 Publié dans Rédaction | Lien permanent | Commentaires (0)

HCR/Uvira

HCR/Uvira

 

Arrivée de premier convoi de rapatriés congolais réfugiés du Burundi

 

C’est depuis le 28 octobre 2010  que le Haut Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés  a facilité le retour de premier convoi des Congolais réfugiés au Burundi pour la République Démocratique, qui ont séjourné pour certains pendant plus de 12 ans où ils ont été accueilli par le Gouverneur de la Province du Sud Kivu, Marcellin Cishambo Ruhoya. Ce premier convoi  des congolais en provenance du Burundi voisin avait précédé celui des burundais habitants la RDC depuis le 5 octobre 2010  a été accompagné par le Ministre de l’Intérieur  et celle de Genre de la République du Burundi. Le Gouverneur de la Province était accompagné par le Président de l’Assemblée Provinciale, M. Baleke Kadudu, du Docteur Mwanza Nangunia, Ministre provincial de la Santé, du Genre, de la Famille et des Affaires humanitaires et de plusieurs autres personnalités de la Province du Sud Kivu.

A 12 hoo’, nous avons effectué le déplacement du Bureau de HCR pour le Centre de Transit de Kavinvira avant d’aller au Poste frontalier de Kavinvira, où la cérémonie devrait se dérouler et, à 13 hoo, les Ministres burundais se sont pointés au Poste frontalier de la RDC, où les attendait le Gouverneur de la Province et sa suite qui s’en est suivi des allocutions de différentes personnalités qui devant recevoir nos frères de retour au bercail et de celles qui les ont accompagnés depuis Burundi. Une ambiance de confraternité y a régné et l’on a vu des congolaises et des congolais être fiers d’avoir retrouvé la terre de leurs ancêtres sans ménagement, tandis que le Gouverneur les invitera à plaider aussi auprès de ceux-là qui hésitent ou qui trainent les pieds à emboîter leur exemple.

Arrivée au Centre de Transit de Kavinvira, les rapatriés volontaires ont rempli les conditions d’usage pour tout rapatrié qui retrouve sa patrie, entre autres l’installation dans l’Espace communautaire, les sensibilisations et screening, le travail de vérification et de screening médical, la distribution du paquet retour.

Selon le Ministre de l’Intérieur burundais qui a dit en substances que : « les instants que nous sommes entrain de vivre couronnent le succès des pourparlers tripartite, qui ont été entamés à Bujumbura, il y a deux ans et ont réunis encore à Kinshasa nos deux gouvernements et le HCR, le 11 décembre 2009, une convention fixant les responsabilités de chaque partie dans l’organisation d’un rapatriement en dignité et en sécurité de nos compatriotes réciproques.

Au Centre de Transit, ils avaient droit aux bâches, aux nattes, aux couvertures, aux kitchen sets (ustensiles de cuisines), aux bidons, aux savons de lessive, aux moustiquaires, au seau en plastique, distribués par le HCR. La PAM quant à elle, elle a donné aux rapatriés au Centre de Transit de la Farine de Maïs, de haricot, de l’Huile végétale et du sel de cuisine pour une échéance de 3 mois. Tandis que la FAO a disponibilisée au Centre de Transit des outils aratoires, composé de houe, de l’arrosoir et de râteau par ménage et des semences maraîchères, composé de tomates, des oignons, d’amarante, d’aubergine, de chou et de poireau pour 50 kg par ménage. Le volet sensibilisation contre le VIH/SIDA a été confié à l’IMC qui a disponibilisé aussi  des préservatifs et l’assistance aux femmes en âge de procréation de 12 à  52 ans l’a été par l’AIDES.

Il faut noter que  le 29 octobre le premier convoi  des rapatriés devraient retourner chez eux dans leur milieu d’origine par axes et là le HCR devrait encore les assister pour une meilleure réinsertion. C’est ainsi que les kits abris décidé par la CT du 14-décembre 2008 à Kinshasa  ont été distribué dans les villages aux rapatriés pour les familles de 3 individus et plus, et tous les couples ont pu bénéficier pour ceux qui auront érigé les murs de leurs abris dans les 5 mois qui suivent leur retour d’une porte, de deux fenêtres, de 2 Kg de pointes, d’une pioche et de 22 tôles de 3 mètres.

Un reportage de Sébastien Tshibangu

 

Le Gouverneur Marcellin Cishambo donne ses impressions à l’issue de ce retour des compatriotes congolais exilés au Burundi

 

 

C’est un sentiment de joie quand on vient d’exil. J’ai vécu en exil personnellement, et quand on vit en exil et qu’on doit on rentrer chez soi, il n’y a pas meilleur moment que celui là. Même si on peut avoir d’appréhension sur ce qu’on  trouvera à l’arrivée, le sentiment de rentrer chez soi est plus grand que les appréhensions qu’on peut avoir.

 

Les dispositions d’assistance prises pour leur retour dans le milieu d’origine

 

La partie gouvernementale a été représentée par la CNR (la Commission Nationale des Réfugiés), le reste, c’est l’équivalent burundais et le HCR qui a fait sa part de travail.

 

Quelle assurance donnée aux congolais de retour ?

 

S i je ne croyais pas je ne serai pas venu, vous imaginez quelqu’un qui vient se faire filmer… Alors qu’il n’est pas sûr que ça ne va pas bien se passer, sinon ça n’arrive pas ça.

 

Réunion de clarification ou quoi ?

 

Vous avez une bonne notion d’histoire… Vous avez qualifié ça d’un débat de clarification, non là c’était un débat des mobutistes, lors de la crise belgo-zaïroise. Non, moi je ne fais pas une rencontre de clarification, mais c’était tout simplement une rencontre de prise de contact avec les autorités de la société civile, des notabilités locales, des représentants de la Fédération des Entreprises du Congo, bref des leaders d’opinion, puis qu’il ne fallait pas qu’on interprète mal le retour des gens qui viennent.

 

Pensez-vous avoir résolu le problème à la source ?

Quand bien même je ne l’aurais pas résolu, nous sommes à trois à examiner si les conditions de retour sont observées des gens qui viennent. Je ne vois pas le HCR prendre les risques de faire revenir les gens qui se retrouveraient plus en danger dans leur pays que quand ils étaient en exil. On calcule les risques et puis on prend un minimum de courage pour assumer ce qu’on fait.

 

 

L’apport du gouvernement congolais

 

Le premier apport est sentimental, le plaisir de voir ses citoyens revenir ; le deuxième, il y a quand même un espace ici, il reste encore le secteur que vous voyiez tout court, le centre de transit, on a offert la terre, il y a le lotissement qui est prévu ? Celui qui vous donne la terre, c’est <celui qui vous donne beaucoup.

Quel message lancez-vous à ceux qui ne veulent pas rentrer ? Vous savez, il ya souvent plusieurs raisons pour ne pas rentrer. Mais il faut encourager ceux qui ont envie de rentrer, et qui serviront des témoins pour ceux qui hésitent. Moi, je ne peux pas si quelqu’un a pris l’habitude de vivre à 35° et qu’il remonte dans les hauts plateaux, où il fait 14°, s’il a froid et qu’il a envie de revenir dans la chaleur, où il était, ça devient trop sentimental. Il faut que les gens se mettent en tête qu’on n’est jamais mieux que chez-soi.

Où seront-ils installés ?

Je crois que, laissez-les d’abord arrivés, en fonction de leurs lieux d’origines ou des désirs qu’ils vont exprimer, on saura là, où ils devront aller.

Si cela dépendez-vous, qu’allez-vous dire  à ceux qui hésitent de revenir ?

Moi, je les ai vus dans les camps. Je ne comprends pas très bien, pourquoi ils doivent rester là-bas. Il vaut mieux rentrer chez-soi. J’ai fait les tours des camps pendant une petite semaine, tous les trois camps concernés, et déjà le plaisir de les voir, qu’ils étaient fatigués de ne pas nous voir.

Et comment s’est passé la sensibilisation dans les camps ?

Ce qui devrait être fait, a été fait. La meilleure sensibilisation, ce sera ceux qui ont pris les risques de venir les premiers.

Ca prendra combien de temps pour le retour ? Moi, je ne suis pas pressé comme vous. Vous avez l’idée que ça devrait prendre combien de temps ? Deux jours ou non. Je suis allé en Tanzanie en 2005 pour sensibiliser les gens au retour. Depuis 2005, ils viennent petit à petit. Mais sur 150.000, il y a 60.000 qui sont déjà revenus. Ils ne sont pas pressés comme tout le monde. Il y a des raisons pour que les gens ne viennent pas, si vous avez un enfant qui termine l’école secondaire… Il y en a qui rêvent d’aller dans les pays occidentaux avec les mythes de la neige… Et quand ils réalisent que l’idéal n’est pas ça… Moi, je n’ai pas les moyens de les forcer. On croit encore aux droits de l’homme.

L’idéal, c’est quoi pour vous ? C’est qu’ils apprennent à vivre comme ceux qui sont restés dans le pays. Et, s’ils ont appris des bonnes choses à l’extérieur, surtout en matière de cohabitation avec ceux qu’ils ne connaissaient pas, qu’ils viennent répandre cette greffe de la cohabitation, puis que j’ai constaté cela dans les camps. Les gens ont appris à vivre ensemble, sans demander très souvent qu’elle était la langue d’origine de tout un chacun. S’ils peuvent apporter ça comme message profond, cela pourrait peut-être changer ceux qui sont restés et qui regardent encore les nombrils du village avant de pouvoir donner un emploi ou de manger avec quelqu’un.

Nous vous remercions.

 

 

 

 

Les 5 Chantiers et la Bonne Gouvernance dans le Développement rural en RDC

Franc succès à l’Atelier de Haut Niveau de Bukavu : Bravo au Ministre Undji Philippe

 

Les 5 Chantiers et la Bonne Gouvernance dans le Développement rural en RDC

 

Le Ministre du Développement Rural, Monsieur  Philippe Undji Yangya a personnellement au nom du Premier Ministre de la République Démocratique du Congo présidé les travaux de l’Atelier de Haut niveau sur les 5 Chantiers en milieu rural et la gouvernance du secteur du développement rural qui ont eu lieu dans la ville de Bukavu, chef-lieu de la Province du Sud Kivu du 10 au 13 novembre. Aussi une présence remarquable de trois gouverneurs des provinces du Nord et du Sud Kivu et de la Province Orientale, Julien Paluku Kahongya, Marcellin Cishambo Ruhoya  et Médard Autsaï Asenga s’investir totalement dans cette affaire, à côtés de vices gouverneurs des provinces Maniema, de  l’Equateur, du Kasaï Occidental et du Kasaï Oriental et celui du Katanga qui a tenu la presse à distance, toutefois il faut noter la présence très remarquée et suivie des ministres provinciaux de 9 provinces sur le 11 que comptent la République Démocratique du Congo, il s’agit ainsi de M. Mumba Gama pour le Katanga, de M. Noël Botakile pour la Ville –province de  Kinshasa, de M. Tshakila Bieku R. pour le Maniema, de Mme Jeanne Shuwa pour la Province Orientale, de M. Batabiha Bushoki  J. pour le Nord Kivu et de Mme Gisèle Batembo Faida pour le Sud Kivu, de Me. Serge Bokele pour le Kasaï Occidental et de M. Anaclet Mbuyi Tshileu pour le Kasaï Oriental.

On pouvait y compter le Conseiller du Chef de l’Etat à l’Agriculture et Développement rural et celui de la Primature en charge de l’Agriculture, Me Mika, des Conseillers des ministères ci après : Infrastructure Travaux Publics et Réaménagement Médard Ilunga Mwamba, Agriculture Ir Marcel Kapambwe, Développement rural Achille Basemenane, de Secrétaires Généraux des Ministères de Plan, Mme Monique Likele, de l’Infrastructure Travaux Publics et Réaménagement, Me Fay, de la Décentralisation, M. Kayembe, de l’Agriculture, M. Ntumba, de l’Intérieur M. Xavier Mirindi Kinza, de l’Energie Etienne Nyembo Kitungwa et celui des Mines M. Ilosyo Imonano pour ne citer que ces personnalités qui étaient entourés de plusieurs experts.

Plusieurs facteurs ont été mis en élaboration en vue de garantir le développement de nos communautés rurales à la base. C’est ainsi plusieurs thématiques ont été conçus pour y faire asseoir une nouvelle politique en matière de développement rural. La plupart des acteurs sont conscients du retard que connaît notre pays pour faire développer et relancer les 5 chantiers dans le milieu rural.

C’est ainsi qu’à l’issue de cet atelier qui a répondu à sa vision qu’est « un atelier de haut niveau » qu’un rapport final sera établi et que nous reproduisons en intégralité dans nos lignes. Il faut noter comme est le souhait de tous les acteurs ou participants de cet atelier, c’est un « rapport de haut niveau que nous reprenons intégralement :

 

Rapport Final

 

A.    Introduction

Quatre jours durant, les participants venus de 4 coins du pays ont atterri à Bukavu, ville privilégiée pour abriter les travaux de l’Atelier de Haut Niveau sur les Cinq Chantiers du Gouvernement de la République et la Gouvernance du secteur du Développement Rural.

Ces participants, représentant toutes les parties prenantes au processus de développement rural et à la gouvernance du secteur, se sont mobilisés sans relâche pour apporter leur expertise, leur savoir faire et leurs expériences vécues afin de contribuer à la définition des politiques et stratégies de développement à la base, lesquelles désormais impliqueront de façon coordonnée et harmonieuse les communautés locales en rapport avec les objets de la décentralisation politique ainsi que les impératifs édictés par les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) en sigle dans la lutte contre la pauvreté.

Les participants, au-delà des activités protocolaires et des perturbations inhérentes à l’organisation et à l’accueil, ont accepté de se joindre comme un seul homme aux efforts du Ministère du Développement Rural afin d’aboutir au démarrage concret d’u processus qui vise à asseoir la vraie politique du Développement Rural.

Pour parvenir à la réalisation des objectifs fixés par les Termes de Référence de l’Atelier, l’organisation a prévu une série d’exposés présentés par d’éminentes personnalités et une série des débats entre les participants en vue d’enrichir les textes de base qui seront adoptés et validés avant d’être soumis à la sanction de la Haute Hiérarchie.

 

B.     Les exposés

 

Les exposés ont globalement été axés sur les activités en milieu rural, les infrastructures socio-économiques de base, l’organisation locale et les indicateurs de développement. Tous les intervenants s’accordent sur le fait qu’il existe un réel paradoxe entre les potentialités locales énormes et la pauvreté criante de la population faute de mécanismes internes de valorisation des ressources, de leur transformation, de la création des richesses et des emplois.

 

C.     Les Etats des lieux en Provinces

         Les Etats des lieux ont tous montré l’importance du secteur de Développement Rural exprimé par le poids démographique. Les dé »fis à relever sont multiples et variés et exigent une bonne gouvernance des pouvoirs publics, une planification judicieuse et cohérente des interventions et une implication sans faille des populations dans un partenariat stratégique et concerté avec l’Etat et les bailleurs de fonds.

Les intervenants déplorent fort l’expansion de la pauvreté sous toutes ces formes, le délabrement des infrastructures socio-économiques, l’absence des dispositifs et mécanismes de coordination des interventions, le saupoudrage des actions et la dispersion des ressources déjà précaires, ainsi que le manque réel d’information et de système de communication.

Au-delà des critères physiques, géographiques, économiques et sociaux qui conditionnent le développement à la base, les interventions ont aussi fait apparaître la nécessité de consolider le cadre institutionnel basé sur la Décentralisation Politique, Economique et Financière. Le développement à la base n’est pas un slogan ; c’est plutôt une conjugaison d’efforts physiques, matériels et financiers de manière concertée et harmonieuse, sur base d’outils techniques, suffisamment étudiés ; on peut citer la Plate-forme de Gestion d’Aides aux Investissements (P.G.A.I.), le Fonds National d’Entretien Routier (FONER), les Fonds de Péréquation, le Zonage, l’Aménagement, la Planification, la Gestion Axée sur les Résultats (GAR), l’Identification biométrique et tant d’autres.

D.    Les Débats en commission

Après les exposés et les études  des lieux en provinces, les participants ont été repartis en 3 commissions de travail à savoir : la Commission chargée des aspects relatifs à la coordination des interventions en milieu rural, la commission chargée de la Gouvernance du secteur du Développement Rural et la commission chargée de mobilisation des ressources

 

E.     Les conclusions et Recommandations

Plusieurs recommandations ont été formulées à l’endroit de tous les acteurs impliqués dans ce processus de mise en œuvre tels qu’arrêtés dans cet Atelier de Haut Niveau. Ainsi donc qu’après un long travail de réflexion et d’échange d’expériences, les participants ont abouti aux conclusions et recommandations ci-après : 1) Conclusions, la pauvreté en milieu rural doit mobiliser tous les acteurs et les bénéficiaires du développement de la manière la plus engagée possible ; l’absence des dispositifs et des mécanismes de gestion, de mobilisation de ressources et de coordination des interventions entre acteurs ainsi que les faiblesses de planification rigoureuse sont sans doute les éléments qui contribuent à l’explication des contrastes observés entre les potentialités immenses et la pauvreté des populations.

Néanmoins, l’espoir est encore permis sur la mise sur pied des structures viables de mobilisation, de sensibilisation, de formation et d’information à la base pour  contribuer largement à améliorer les structures actuelles.

2) Recommandations : les recommandations suivantes ont été formulées : A. Au Gouvernement central à se conformer aux accords de Maputo et repartir le budget proportionnellement aux priorités du secteur de développement rural en fonction du poids démographique. Ainsi, le Gouvernement devra relever la part du budget du développement rural à 4% du budget général de l’Etat. ; accorder une préséance au MINIDER compte tenu de son rôle de coordination de toutes les interventions en milieu rural en faveur de +- 70% de population totale du pays ; assurer l’effectivité de la décentralisation budgétaire en recettes et en dépenses ; créer et encadrer les ressources nouvelles (produit de vente de la carte biométrique…) ; mettre à la retraite des agents éligibles pour recruter, mécaniser, renforcer des capacités de Fonctionnaires et Agents ; rationnaliser l’utilisation du personnel et des équipements ; réglementer les modalités de collaboration entre intervenants du secteur de développement rural ; B. Au Ministère de Développement Rural : veiller d’une part à l’encrage institutionnel par la création d’un Comité interministériel de concertation et d’échange d’informations et d’autre part prévoir un mécanisme de suivi en articulation verticale des Plans provinciaux et locaux ainsi que leur financement ; exécuter la politique définie dans la stratégie sectorielle nationale du secteur du développement rural ; mettre en place les mécanismes de coordination : au Niveau national sous l’autorité du Premier Ministre et piloté par le Ministère du Développement Rural ; au Niveau provincial sous l’autorité du Gouverneur de provin ce et piloté par le Ministère Provincial ayant dans ses attributions le développement rural et au Niveau des Entités Territoriales Décentralisées (ETD) sous l’Autorité du Chef de l’Entité Décentralisée

C. Aux Bailleurs de Fonds : 1.s’aligner aux priorités du Gouvernement (cfr. Déclaration de Paris, Plan d’action d’Accra et d’Agenda de Kinshasa), 2. Assouplir les procédures d’octroi et de décaissement des fonds en faveur des projets destinés aux milieux ruraux congolais où les populations vivent en dessous du seuil de pauvreté, 3. Revoir le niveau de l’aide et de prêts destinés aux activités de développement rural afin de faciliter les appuis aux structures d’encadrement et aux structures autogérées dans le but de conduire les populations à l’auto-prise en charge

D. Aux Gouvernements provinciaux, d’élaborer des plans provinciaux de fonds pour l’octroi de l’aide, ces plans seront une émanation des plans locaux ; assurer le suivi et l’exécution des projets et programmes, et veiller à la synergie entre les interventions ; rénover les Administrateurs pour les rendre efficaces en fonction des activités contenues dans les plans provinciaux de développement ; coordonner les activités en partenariat avec les acteurs de développement dans le respect des accords avec les bailleurs de fonds et la société civile grâce à un système d’information adapté, )à un allègement de procédure et à une appropriation progressive des réalisations ; créer un dispositif du genre comité ou conseil provincial de concertation entre acteurs (au développement) en vue d’évaluer périodiquement l’état d’avancement des projets/programmes ; établir des rapports d’activités hiérarchiques surtout avec les ministères de (Développement Rural et Intérieur et Sécurité) ; encadrer l’impôt local ; impliquer et impulser les autorités locales dans les actions de développement en milieux ruraux ; introduire une planification opérationnelle pour les 5 chantiers dans les milieux ruraux et mettre en place un mécanisme de suivi et de contrôle systématique des actions exécutées par les différents intervenants

E. A la Société Civile : mobiliser, sensibiliser, former, informer et encadrer les Organisations des Structures Communautaires de Base (OSCB) et appuyer l’identification biométriques des ONG et associations ; vulgariser les systèmes de communication et d’information ainsi que les dispositions de concertation et les mécanismes d’échange entre les OSCB ; appuyer le processus de décentralisation par le partenariat actif entre les pouvoirs publics et les OSCB ainsi que les bailleurs de fonds et les entreprises fournisseuses de technologies.
F. Aux populations bénéficiaires : se constituer en structures autogérées pour participer activement à la prise de décisions, à l’identification des besoins prioritaires et à l’élaboration des plans locaux ; accéder facilement aux facteurs de production et à toutes les aides destinées à leurs organisations, défendre leurs intérêts de façon organisée, et exploiter rationnellement les ressources locales et s’impliquer dans l’appropriation des projets réalisés.

Le document a été fait à Bukavu, le 13 novembre 2010

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