Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

07/04/2010

RDC: Mbandaka retour timide de la normalité

Mbandaka: retour hésitant à la normale

Les coups de feu ont cessé dans la capitale de l’Equateur. Les commerces et l’administration reprennent leurs activités depuis mercredi matin.

Les Mbandakais sont sortis de chez eux. L’administration provinciale, urbaine et d’autres services ont rouvert leurs portes.

Les coups de feu, même sporadiques,  ont été assez rares, affirme un habitant du quartier Ikongowasa.

Les forces de l’ordre sont de moins en moins visibles dans les rues. Elles sont plutôt rassemblées devant leurs états-majors respectifs et dans des points stratégiques de la ville.

Les « Kadhafi » (vendeurs informels de carburant) sont visibles à leurs points de vente habituels.

La peur demeure

Les habitants se ruent vers les produits vivriers. Ils s’approvisionnent surtout en poisson, banane, riz et huile.

Les acheteurs se plaignent toujours de la hausse des prix.

Bon nombre de Mbandakais affirment que le cauchemar des affrontements du dimanche 4 et lundi 5 avril dernier appartient déjà à l’Histoire.

D’autres cependant expriment une certaine peur suite à la concentration d’éléments des troupes régulières dans la ville. Certains habitants des quartiers Basoko, Sokozelo et Ikongowasa, qui avaient déménagé mardi par prudence, hésitent encore à regagner leur domicile.

Explications ajournées

 

Les ministres de la Défense et de l’Intérieur, attendus mercredi à l’Assemblée nationale, ne se sont pas présentés devant les députés. Ils devaient fournir des explications sur l’attaque-surprise de Mbanda dimanche par les insurgés Enyele.

 

A l’ouverture de la plénière, le premier vice-président de l’Assemblée nationale a annoncé que le Premier ministre Adolphe Muzito avait demandé au bureau de l’Assemblée nationale d’ajourner la séance.

 

Les ministres concernés participent mercredi à Kinshasa à une réunion interinstitutionnelle sur la situation à Mbandaka et assisteront jeudi à une rencontre du Conseil supérieur de la Défense dans la capitale de l’Equateur.

15:36 Publié dans Rédaction | Lien permanent | Commentaires (0)

Simon Kimbangu: Père spirituel de l'Indépendance Congolaise

Selon Charles Diangenda : « Simon Kimbangu est le père spirituel de l’accession de la Rdc à sa souveraineté nationale »

L’envoyé spécial de Jésus-Christ sur la terre, Simon Kimbangu, fondateur de l’Eglise kimbanguiste, est le père spirituel de l’accession de la République Démocratique du Congo à sa souveraineté nationale.

Cette déclaration a été faite vendredi par l’un des responsables de l’Eglise kimbanguiste de l’aile de Monkoto dans la commune de Ngiri-Ngiri, sa grandeur Charles Diangienda Kisolokele, à l’occasion de la double célébration du cinquantenaire marquant l’arrivée de la dépouille mortelle de Simon Kimbangu à Kinshasa et de la naissance du Mouvement de surveillance social kimbanguiste (MSSK), le 02 avril 1960.


L’indépendance politique de la RDC, obtenue le 30 juin 1960, est un cadeau de Simon Kimbangu, au peuple congolais pour sa longue lutte menée pendant la colonisation belge en vue de la libération culturelle et politique de l’homme noir colonisé ainsi que l’élévation de sa dignité.

Sa grandeur Diangienda a mis un accent particulier sur le sens du rapatriement de la dépouille de Simon Kimbangu le 2 avril 1960 et La reconnaissance officielle de l’Eglise kimbanguiste, le 24 décembre 1959, qui, selon Kimbangu, préfiguraient l’indépendance de la RDC.

De son côté, M. Ufutu Buma Mugabe, chargé de l’Administration du MSSK qui fêtait, à la même occasion, le jubilé d’or de leur mouvement, a, dans son commentaire donné le sens biblique de l’événement indiquant qu’en 1960, comme avait prédit Simon Kimbangu, plusieurs pays africains ont accédé à l’indépendance.

Un des pionniers de l’Eglise kimbanguiste, le pasteur Lucien Luntadila a établi la corrélation entre le lancement le 2 avril 2010 de la caravane du cinquantenaire, dont la date de l’organisation coïncide avec l’arrivée à Kinshasa de la dépouille de Simon Kimbangu, il y a 50 ans, avant d’insister sur la paix, l’unité et la solidarité qui doit marquer les Congolais toute tendance confondue.

Acp

 

15:33 Publié dans Rédaction | Lien permanent | Commentaires (1)

RDC: Jubilé de l'hymne national

Lancement du Jubilée d’or de l’Hymne national « Débout Congolais » pour honorer la mémoire de son compositeur Père Boka

La Dynamique pour le respect de l’hymne national, structure regroupant des politiciens, diplomates, hommes des sciences, universitaires, communicateurs, artistes, etc. organise ce week-end une cérémonie dite de lancement du Jubilée d’or de la « Congolaise » et d’hommage à son compositeur, feu Père Simon-Pierre Boka

Site touristique situé dans la partie ouest de Kinshasa, non loin des rapides du fleuve Congo, Mbudi Nature servira de carde de­main samedi 6 février 2010 à la cérémonie du lancement de Jubilé d’or de l’hymne national de la République démocratique du Congo.

Cette activité réunira plusieurs personnalités du monde diplomatique, universitaire et scientifique, des parlementaires, des acteurs politiques, des historiens et des communicateurs. La cérémonie de ce samedi est organisée par la dynamique pour le respect de l’hymne national qui regroupe des historiens, des écrivains, des uni­versitaires, des journalistes, des communicateurs, des acteurs politiques et de la société civile de la RDC. La cérémonie de lance­ment du Jubilée d’or de l’hymne national Débout congolais s’inscrit dans le cadre des festivités du Cinquantenaire de l’Indépendance de la République démocratique du Congo. Cet événement marque également une étape importante dans la relecture de l’histoire de la République démocratique du Congo.

Cette journée sera également marquée par une visite guidée sur le magnifique site de Mbudi Na­ture, domaine du député national Célestin Mbuyi situé sur une colline verdoyante avec une magnifi­que vue sur les rapides du fleuve Congo et ses lies. Il est également prévu une exposition photos sur les grands moments de l’histoire de la République démocratique du Congo durant les cinquante der­nières années.

L’hymne national « Débout con­golais » fut chanté pour la première fois le 30 juin 1960 à Léopoldville aujourd’hui Kinshasa et à Bruxelles.

L’hymne national de la RDC a été composé par le Révé­rend Père Simon Pierre Boka Di Mpasi Londi. Dans son livre inti­tulé « Théologie Africaine : Jésus Christ sauveur, pourquoi faire en Afrique », le Père Simon-Pièrre Boka Di Mpasi affirmait » Pour tester la véracité de l’amour patrio­tique des hommes d’Eglise, deux étudiants congolais laïcs, A. Bolela et JM Ngyese furent char­gés par l’Association des Congolais de m’inviter à participer, en leur nom, au concours de l’hymne de l’indépendance du Congo-Kins­hasa du Congo Kinshasa, dont la célébration était fixé au 30 juin 1960. Ils furent touchés d’appren­dre que mes supérieurs(flamands) m’autorisèrent, tout de suite, à rendre ce service culturel à la na­tion. Je composai les paroles et la musique. Mais pour témoigner de la bonne entente qui régnait entre les étudiants congolais, laïcs et ecclésiastiques, il était de bon ton d’ entendre à ma signature le nom d’un talc. J’ai sollicité et obtenu l’accord de  Lutumba ».

Un homme de culture

Le Révérend Père Simon-Pierre Boka Di Mpasi Londi est né le 20 septembre 1929 à Lemfu du clan Mfutila na Wembo. Son père s’appelait Boka Di Mpasi Makengo Pierre et sa mère Marthe Sita. Il était originaire du diocèse de Kisantu, dans le territoire de Madimba, district de ka Lukaya, dans la pro­vince du Bas Congo.

Après avoir fait des études au petit sémi­naire Saint Jean BerckMans à Lemfu puis au Grand sémi­naire de Mayidi, Simon-Pierre Boka ira au Noviciat et Juvénat à Djuma, dans le Bandundu. Le père jé­suite va enta­mer alors une longue carrière sacerdotale, notamment un stage apostolique et Régence à Pelende, dans le Bandundu. Il va ensuite étudier puis enseigner la théologie à Hervetée-Louvain. Le 10 août 1962, il est ordonné Père à Hervelée-Louvain (Leven)en Bel­gique. Ce jour là, il y à 13 ordonnés, 10 Belges, 2 Indiens et 1 Congolais, le Père Boka. Une année plus tard, en 1963, il passe ensuite à Saint Martin d’Abois (prés d’Ebernay) en France. Le Père jésuite rentre au Congo le 22 février 1968, il fait ses derniers voeux le 25 mars 1968 à Mayidi.

Il deviendra par la suite Père spirituel au Grand séminaire de Mayidi, de 1968 à 1972. Le Père Simon Pierre Boka était traducteur du Kikongo en français de 250 hym­nes kimbanguistes, il est l’auteur compositeur des hymnes natio­naux, la Congolaise en 1960 et la Zaïroise en 1971. Docteur en théologie de l’université Grégorienne de Rome, fondateur de la revue Téléma et son directeur- adminis­trateur de 1975 à 1998. Profes­seur à Lumen Vitae, Bruxelles (1978-1986), à Hekima Collège de Nairobi (1984-1993), à la Grégonenne /Rome à Rome(1983-1 999), à Regina Mundi, Rome (1988-1999), Père Boka était aussi cher­cheur en Théologie pastorale et quêteur d’expériences de terrain dans deux pays d’Amérique Latine. Homme des sciences et de culture, Père Boka parlait couram­ment le français, l’anglais, le fla­mand, l’espagnol, allemand, l’ita­lien, le russe, lek, le lingala, le swahili.

Le logo du Cinquantenaire de la RDC légué à l’Etat congolais

Le commissaire général ad­joint au cinquantenaire, l’ambas­sadeur Mutamba a tenu jeudi 04 février un point de presse au siège du commissariat général du cinquantenaire (CGC).

Il était entouré de quelques membres du jury du logo du cinquantenaire, des agences de pu­blicité et des sponsors. Parmi les temps fort, le lauréat, l’artiste FAO Kitsa, auteur du logo a expliqué à la presse le temps qu’il a pris pour réaliser ce travail qui est de 25 jours et il s’est pré­senté en tant qu’individu bien qu’il soit d’une agence de la place.

Il sied de noter qu’un appel a été fait à tout le monde, groupe, agence et individu pour réaliser un logo dans le cadre du cinquante­naire de la RDC.

L’artiste a expliqué que ce logo a été fait sur 32 brouillons avec beaucoup d’éléments significatifs dont un flambeau qui représente la renaissance profonde de la  Rdc des courbes accolées qui représentent les 50 ans des hauts et des bas qu’ont connu les con­golais, une carte en jaune de la république qui représente un ave­nir meilleur et un feuille de laurier reparti en cinq feuillet qui repré­sente les cinq décennies.

Le président intérimaire du jury, Me Liyolo a quant à lui fait savoir que le jury pour le choix du logo a été composé d’une quin­zaine de personnes qui ont travaillé pendant toute une journée. Au total un seul logo a été re­tenu sur les 250 projets et la pri­meur a été réservée au chef de l’état qui est le président d’honneur  du CGC.

Des sponsors comme la Bralima ont pour leur part indiqué que c’était pour eux une grande opportunité de continuer à s’inves­tir pour le bien être des congolais.

Selon leur représentant, il n’est que normal de soutenir la campa­gne sur le cinquantenaire et eux  seront présents à tout moment.

A en croire l’ambassadeur Mutamba, ce logo ne sera pas uti­lisé abusivement et que toute personne qui voudra bien l’utiliser de­vra avoir l’autorisation du commis­sariat général au cinquantenaire.

La cérémonie a pris fin par la signature de cession de droit qui prouve que l’artiste FAO, auteur du logo a légué son oeuvre à l’état con­golais, donc au CGC, au peuple congolais et à la postérité.

Soulignons que l’artiste avait reçu le 20 janvier dernier lors de la présentation de ce logo de la main du président de l’assemblée na­tionale une somme de 18 millions de  franc congolais soit l’équivalent de 19.720$.

L’Observateur/Forum des As

 

15:18 Publié dans Rédaction | Lien permanent | Commentaires (1)