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16/07/2010

Le HCR/RDC et la prévention du VIH

Intégrer le traitement et la prévention du VIH dans l'est de la RDC

Agir pour faire la différence, 13 juillet 2010

Par Céline Schmitt à Dungu, République démocratique du Congo.

Le motif de sa fuite – et celle de tant d'autres – est l'une des
milices armées les plus cruelles au monde, l'Armée de résistance du
Seigneur (LRA), tristement célèbre pour ses exactions contre les civils.
Agée de 35 ans, Joséphine est arrivée au site de Li-nakofu accueillant
des personnes déplacées internes à la suite d'une attaque de la LRA
contre son village. En avril, la LRA a de nouveau perpétré une attaque,
cette fois à 500 mètres de l'installation où les personnes avaient trouvé
refuge après de précédentes exactions de ce groupe armé. Durant
l'attaque, deux de ses filles âgées de 9 et 11 ans ont été kidnappées
ainsi qu'une autre fillette de 12 ans. Les jeunes filles ont été
relâchées depuis, mais la LRA continue de rôder non loin du site.

Dans cette région de l'est de la RDC, pas un jour ne se passe sans que
des personnes soient frappées directement ou aient vent d'attaques
menées par la milice. Toutefois après avoir été forcés de quitter
leur maison, les personnes déplacées continuent de souffrir. Elles sont
victimisées une deuxième fois, car elles subissent des violences
sexuelles, des extorsions et leur famille est séparée. Les rares
infrastructures en place pour les aider sont souvent détruites par les
milices, qui visent souvent les centres de santé et les écoles. Par
ailleurs, le taux élevé d'infection au VIH est moins visible mais tout
aussi néfaste.

Depuis 2009, le HCR gère un programme de lutte contre le VIH comprenant
une approche intégrée pour répondre aux besoins des populations locale
et déplacée, tout en améliorant la qualité des services de santé
disponibles.

Le programme vise à lutter contre l'infection au VIH en s'attachant à
promouvoir l'usage du préservatif, les techniques de transfusion de sang
non contaminé, le traitement des maladies sexuellement transmissibles et
la prévention de la transmission mère-enfant. Il fournit également le
dépistage volontaire ainsi que l'aide psychologique et la prophylaxie
post-exposition en cas de violence sexuelle.

Le docteur Mukuna Ghislain, coordonnateur du projet de lutte contre le
VIH pour Oxfam Québec, un partenaire opérationnel du HCR, se félicite de
l'approche intégrée qui est à la base de ce projet : « Ce n'est pas la
peine d'avoir un programme de lutte contre l'infection par le VIH s'il
n'intègre pas la prévention », a-t-il expliqué. « Dans la lutte et la
prévention contre le VIH, il faut répondre à de multiples problèmes.
»

On compte plus de 100 000 personnes vivant dans la zone de santé de
Dungu, une région divisée en 20 sections, dont trois sont inaccessibles
en raison de l'activité de la LRA. L'hôpital de Dungu est le seul
endroit où peut s'effectuer le dépistage du VIH. Le docteur Benjamin
Manano, directeur de cet hôpital, a indiqué que 65% des personnes
hospitalisées et infectées par le VIH sont des femmes.

Le docteur Ghislain estime toutefois que le programme donne déjà des
résultats prometteurs. « Avant la mise en œuvre de ce projet », a
expliqué le docteur Ghislain, « les soins étaient limités pour les
personnes souffrant de maladies sexuellement transmissibles. Désormais,
non seulement les soins de santé existent, mais les techniciens et les
personnels de santé ont également suivi des formations. » Il attribue la
participation communautaire et l'appropriation par les parties
concernées au succès de ce programme. Toutefois le programme reste
confronté à des défis.

L'accès aux bénéficiaires, qui sont des personnes déplacées et se
cachant souvent dans des régions très isolées et peu sûres, est
l'obstacle le plus important pour le HCR et ses partenaires. Le travail
est difficile et dangereux.

Le pr
ix de la consultation est un autre problème. Une visite à
l'hôpital de Dungu coûte un dollar, une consultation avec une
infirmière coûte cinquante cents. Même ce prix infime est au-delà des
moyens de nombreuses personnes déplacées.

On compte actuellement plus de 1,8 million de personnes déplacées
internes en République démocratique du Congo. Le HCR manque de
financement pour ses programmes en matière de protection et d'assistance
au bénéfice de ces personnes déplacées parmi les plus vulnérables au
monde.

Par Céline Schmitt à Dungu, République démocratique du Congo.



Céline Schmitt
External Relations Officer
UNHCR Kinshasa
e-mail:
schmittc@unhcr.org
tel: +243 81 700 94 84

21:08 Publié dans Rédaction | Lien permanent | Commentaires (0)

Le HCR/RDC et la prévention du VIH

Intégrer le traitement et la prévention du VIH dans l'est de la RDC

Agir pour faire la différence, 13 juillet 2010

Par Céline Schmitt à Dungu, République démocratique du Congo.

Le motif de sa fuite – et celle de tant d'autres – est l'une des
milices armées les plus cruelles au monde, l'Armée de résistance du
Seigneur (LRA), tristement célèbre pour ses exactions contre les civils.
Agée de 35 ans, Joséphine est arrivée au site de Li-nakofu accueillant
des personnes déplacées internes à la suite d'une attaque de la LRA
contre son village. En avril, la LRA a de nouveau perpétré une attaque,
cette fois à 500 mètres de l'installation où les personnes avaient trouvé
refuge après de précédentes exactions de ce groupe armé. Durant
l'attaque, deux de ses filles âgées de 9 et 11 ans ont été kidnappées
ainsi qu'une autre fillette de 12 ans. Les jeunes filles ont été
relâchées depuis, mais la LRA continue de rôder non loin du site.

Dans cette région de l'est de la RDC, pas un jour ne se passe sans que
des personnes soient frappées directement ou aient vent d'attaques
menées par la milice. Toutefois après avoir été forcés de quitter
leur maison, les personnes déplacées continuent de souffrir. Elles sont
victimisées une deuxième fois, car elles subissent des violences
sexuelles, des extorsions et leur famille est séparée. Les rares
infrastructures en place pour les aider sont souvent détruites par les
milices, qui visent souvent les centres de santé et les écoles. Par
ailleurs, le taux élevé d'infection au VIH est moins visible mais tout
aussi néfaste.

Depuis 2009, le HCR gère un programme de lutte contre le VIH comprenant
une approche intégrée pour répondre aux besoins des populations locale
et déplacée, tout en améliorant la qualité des services de santé
disponibles.

Le programme vise à lutter contre l'infection au VIH en s'attachant à
promouvoir l'usage du préservatif, les techniques de transfusion de sang
non contaminé, le traitement des maladies sexuellement transmissibles et
la prévention de la transmission mère-enfant. Il fournit également le
dépistage volontaire ainsi que l'aide psychologique et la prophylaxie
post-exposition en cas de violence sexuelle.

Le docteur Mukuna Ghislain, coordonnateur du projet de lutte contre le
VIH pour Oxfam Québec, un partenaire opérationnel du HCR, se félicite de
l'approche intégrée qui est à la base de ce projet : « Ce n'est pas la
peine d'avoir un programme de lutte contre l'infection par le VIH s'il
n'intègre pas la prévention », a-t-il expliqué. « Dans la lutte et la
prévention contre le VIH, il faut répondre à de multiples problèmes.
»

On compte plus de 100 000 personnes vivant dans la zone de santé de
Dungu, une région divisée en 20 sections, dont trois sont inaccessibles
en raison de l'activité de la LRA. L'hôpital de Dungu est le seul
endroit où peut s'effectuer le dépistage du VIH. Le docteur Benjamin
Manano, directeur de cet hôpital, a indiqué que 65% des personnes
hospitalisées et infectées par le VIH sont des femmes.

Le docteur Ghislain estime toutefois que le programme donne déjà des
résultats prometteurs. « Avant la mise en œuvre de ce projet », a
expliqué le docteur Ghislain, « les soins étaient limités pour les
personnes souffrant de maladies sexuellement transmissibles. Désormais,
non seulement les soins de santé existent, mais les techniciens et les
personnels de santé ont également suivi des formations. » Il attribue la
participation communautaire et l'appropriation par les parties
concernées au succès de ce programme. Toutefois le programme reste
confronté à des défis.

L'accès aux bénéficiaires, qui sont des personnes déplacées et se
cachant souvent dans des régions très isolées et peu sûres, est
l'obstacle le plus important pour le HCR et ses partenaires. Le travail
est difficile et dangereux.

Le pr
ix de la consultation est un autre problème. Une visite à
l'hôpital de Dungu coûte un dollar, une consultation avec une
infirmière coûte cinquante cents. Même ce prix infime est au-delà des
moyens de nombreuses personnes déplacées.

On compte actuellement plus de 1,8 million de personnes déplacées
internes en République démocratique du Congo. Le HCR manque de
financement pour ses programmes en matière de protection et d'assistance
au bénéfice de ces personnes déplacées parmi les plus vulnérables au
monde.

Par Céline Schmitt à Dungu, République démocratique du Congo.



Céline Schmitt
External Relations Officer
UNHCR Kinshasa
e-mail:
schmittc@unhcr.org
tel: +243 81 700 94 84

21:08 Publié dans Rédaction | Lien permanent | Commentaires (0)

RDC:Situation humanitaire au 14 Juillet 2010

La situation humanitaire est loin de trouver le bout du tunnel, à cause d’abord de la mauvaise gouvernance et de toutes les tracasseries d’ordre politicien. Chaque jour qui passe quelque nouveauté s’insatlle dans la marche de la République. Ce n’est pas à dire que l’on est naïf, c’est dire que les dirigeants ont leur pensée ailleurs. Ci-contre la situation humanitaire tel que reportée par l’OCHA.

 

 

Situation humanitaire en République Démocratique du Congo

Note d’information à la presse, 14 juillet 2010

National

 

La sécurité alimentaire des populations de la RDC est affectée par la hausse des prix des denrées alimentaires. Selon un rapport de la FAO, ces prix ont augmenté en moyenne de 18% sur l’ensemble du pays au cours des 12 derniers mois. Parmi les villes qui ont connu une forte augmentation, on peut citer Kananga, Kinshasa, Kisangani, Likasi, Matadi, Tshikapa. La ville de Gbadolite est celle qui a connu la plus forte augmentation avec une moyenne de 70% pendant la période mentionnée.

 

Province de l’Equateur

 

·  Un mouvement lent de retour des populations est observé dans les localités de Buburu, Imese et Mokolo. Pour ces trois localités, la population retournée est estimée à environ 5% de la population initiale. Par contre à Dongo, la population retournée est estimée  à 57%. Il s’agit des informations collectées par une mission d’évaluation humanitaire, partie de Mbandaka, sur l’axe fluvial de l’Ubangi.

·  A la suite de l’information faisant état du décès de quatre enfants à Gbadolite des suites d’une déficience nutritionnelle, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) intervient cette semaine avec des intrants nutritionnels pour la prise en charge des enfants malnutris à l’Hôpital général de référence de Gbadolite. Une investigation est en cours pour connaître les causes exactes de ces décès. Un personnel expérimenté dans la nouvelle approche de prise en charge de malnutrition aigue (PCCMA) travaillant déjà avec COOPI dans d’autres zones de santé sera également déployé à Gbadolite pour renforcer les capacités du personnel de la zone de santé. Par ailleurs, l’UNICEF a annoncé l’arrivée à Kinshasa des intrants nutritionnels attendus pour commencer la prise en charge effective des enfants malnutris dans les zones de santé de Bokonzi, Booro, Kungu et Tandala dans le cadre de la crise de Dongo. Le cargo sera bientôt acheminé vers les centres d’utilisation.

·  Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a commencé la semaine dernière à Dongo et aux alentours une distribution de semences et d'outils agricoles en faveur de 25 000 personnes touchées par les conflits intercommunautaires. En outre, 2 000 pêcheurs recevront du matériel de pêche. Un programme de réhabilitation des maisons détruites est aussi en cours. Les travaux sont effectués par des ouvriers locaux contre rémunération et avec le soutien des volontaires de la Croix-Rouge de la RDC.

 

Province du Katanga

 

·  L’activisme croissant des éléments du Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et Mayi-Mayi est une source d’inquiétude pour les autorités locales et les humanitaires dans le Nord de la province. Une coalition de ces deux groupes armés aurait fait plusieurs incursions dans le village de Kiluye, 20 km à l’est de Bendera, se livrant à des pillages et des exactions contre la population. Jusque-là, leurs actions semblent limitées aux besoins de survie mais il faut craindre d’autres développements encore plus nocifs. A cela, il faut ajouter le fait que plusieurs rapports font état des tracasseries de la population par des éléments incontrôlés des Forces armées de la République Démocratique du Congo.

·  Le HCR est ses partenaires ont accueilli à Pweto le 8 juillet 2010 le 4ème convoi de rapatriement par route de 467 personnes en provenance de la Zambie. Les rapatriés ont reçu un kit complet de retour comprenant des biens de première nécessité, un kit de construction et des vivres PAM. Ces rapatriés ont été hébergés une nuit dans un centre de transit avant d’être accompagnés dans leurs villages.

·  La Coopération technique allemande (GTZ), en partenariat avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), a démarré à Kalemie la construction des abris pour la réintégration et la réinsertion des personnes rapatriées. Un total de 64 abris sera construit dans le Territoire de Kalemie pour les rapatriés les plus vulnérables de 2008-2009.

·  Les cargos humanitaires (notamment des vivres du PAM) embarqués dans les wagons de la Société nationale de chemin de fer du Congo sont toujours bloqués sur l’axe Kabalo – Kongolo. Le manque de carburant est depuis six semaines à la base de cette situation.

·  Le choléra reste une préoccupation dans le District du Tanganyika où un nouveau foyer est apparu au début du mois de juillet à Nkanda dans la Zone de santé d’Ankoro. Dans la province, la tendance générale est à la baisse mais on continue à enregistrer de nouveaux cas. Un total de 43 cas a été enregistré dans le Dsitrict du Tanganyika. Médecins du Monde France (MDM/F), a organisé une mission de terrain à Nkanda afin de  renforcer le stock en médicaments pour la prise en charge des cas de choléra et organiser la riposte. MDM/F a effectué une mission conjointe avec le Bureau central de la zone de santé de Nyemba pour une investigation et un renforcement de stock en intrants pour la prise en charge des cas de cholera sur l’axe Kyoko et Nyemba.

 

Province du Nord-Kivu

 

·  Les opérations militaires lancées par les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) contre l’Alliance des forces démocratiques (ADF) dans le Territoire de Beni provoquent des déplacements de populations. Un nombre estimé à 20 000 personnes s’est déplacé. Rien qu’à Oicha, au nord de Beni, près de 14 000 personnes ont été enregistrées depuis le 12 juillet. Ces personnes ont des besoins en vivres, en abris, en articles non alimentaires, en eau potable et en médicaments. Les mouvements de populations se poursuivent d’Eringeti vers la localité de Kaynama et vers le sud du District de l’Ituri. D’autres personnes se sont dirigées vers des localités non accessibles par les acteurs humanitaires. L’enregistrement des personnes déplacées se poursuit. Des missions sont en cours pour évaluer la situation humanitaire.

·  Le HCR a facilité les 6 et 9 juillet deux convois de rapatriement avec 160  réfugiés rwandais à partir de Goma. Depuis le début de cette année, il y a eu  4 017 retours depuis le chef-lieu de la Province du Nord Kivu.

 

Province Orientale

 

·  Les acteurs humanitaires n’ont pas accès à la localité de Duru, dans le District du Haut-Uele, par manque de piste d’atterrissage et du fait de l’insécurité par voie routière. Pendant ce temps, le Centre de santé de Duru est occupé par des militaires FARDC qui empêchent le déroulement des activités de prise en charge médicale. La communauté humanitaire est en train de mener un plaidoyer pour la restitution des locaux du centre.

 

Province du Sud-Kivu

 

·  Le bilan de la catastrophe de Sange continue à s’alourdir. Selon un dernier bilan, on est à 261 morts et 79 blessés, dont 30 cas graves. Pour rappel, un camion citerne contenant quelque 60 000 litres de carburant avait explosé le 2 juillet à Sange sur la route Kamanyola – Uvira après s’être renversé sur le bas-côté. Les victimes sont principalement les personnes qui avaient accouru pour recueillir l’essence qui coulait et celles qui étaient dans une salle de projection vidéo pour suivre la transmission de la coupe du monde. Par ailleurs, le rapport de la mission d’évaluation de la coordination provinciale du Programme nationale de santé mentale (PNSM) appuyée par l’ONG Malteser International, rapporte que l’hôpital général de référence de Sange a déjà enregistré quelques victimes indirects présentant des troubles de comportement. Trois de ces cas sont des troubles francs marqué par des agitations et des syndromes de répétition traumatique. Les brûlés hospitalisés à Sange ont également besoin d’une prise en charge psychologique. La coordination provinciale du  PNSM estime que le nombre de personnes nécessitant des soins mentaux doit être plus important que des cas rapportés. La communauté humanitaire, en étroite collaboration avec les autorités publiques, continue d’apporter une grande assistance aux personnes blessées, notamment en termes de la prise en charge médicale. Le Gouvernement ainsi que des structures étatiques ont assisté les victimes en articles non alimentaires dont des matelas.

·  Selon une mission d’évaluation humanitaire, des enfants armés seraient présents dans les groupes d’auto défense populaire dans la localité de Buheba, dans les Moyens Plateaux d’Uvira. Les humanitaires déplorent cette violation des règles de protection des enfants et craignent surtout de voir ce genre d’initiative conduire à la création des groupes armés incontrôlables. Un déploiement de la Police dans des localités est souhaitable.  

·  Le UNHCR a facilité le rapatriement de 100 réfugiés rwandais via Bukavu au courant de cette semaine. Cela porte à 1 595 le nombre de rapatriés vers le Rwanda depuis le début de l’année à partir de la Province du Sud-Kivu.

·  Le rapatriement volontaire des Burundais facilité par le UNHCR aura lieu à partir du début octobre. Des sensibilisations et enquêtes préparatoires parmi le groupe cible sont en cours. Jusque là, les Burundais candidats au rapatriement seront revus cas par cas. 16 personnes Burundais étaient ainsi rapatriées dans la semaine écoulée.

 

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