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23/04/2014

La ville de Goma se relève de ses cendres

Nord Kivu

 

 

 

 

 

 

La ville de Goma se relève de ses cendres

 

‘’ Absolument, la Sobetra est capable de rendre Goma comme un véritable paradis. C’est ça notre espoir’’

 

Le Ministre de l’Aménagement du territoire, Urbanisme, Habitat, des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction, A.H.U.I.T.P.R. et toute l’équipe qui l’accompagne souvent     ont lancé au cours de ce dernier mois les travaux de réhabilitation des voiries de la ville de Goma et de la Route Nationale 2 (RN2) et Sake, en date du 17 février 2014.

Une entreprise a remporté ce marché dont l’appel d’offre international avait été lancé par l’Union Européenne qui finance les travaux de l’ordre de 24 millions d’euros. (Cfr le communiqué de Presse en annexe)

Sur ces entrefaites, le Président Directeur Général du CFC-Sobetra ? Monsieur Giorgio Petrangelli a voulu nous accorder une interview pour expliquer leur vision sur la Modernité en RDC. Ci-contre l’intégralité de cette interview :

 

Le Scribe : Bonjour, Monsieur. Nous rappelons que nous sommes à Goma, nous trouvant dans les locaux de CFC-SOBETRA, l’entreprise qui a gagné le marché de la réhabilitation de la voirie de cette ville. Mais pouvez vous vous présenter et nous présenter votre entreprise ? Que faites vous ici à Goma ?

Giorgio Petrangelli : Je m’appelle Giorgio Petrangelli Junior, je suis le représentant du Consortium CFC-SOBETRA, l’entreprise qui a gagné le marché pour les 31 km de la voirie de Goma et une partie de la RN2 qui passe par Sake. Il y a une tranche conditionnelle dans le contrat, ion a additionné le 7 km et ça fait 38 km. On a signé le 17 février, et aujourd’hui, on est déjà le 2è d’avril. Nous avons commencé avec la mobilisation, nous avons une base, nous avons commencé à apprêter les documents, nous aurons la partie d’accommodation, nous avons commencé à construire notre base, le garage, le bureau, le laboratoire  où vous êtes. Nous sommes entrain de faire approuver les travaux à la mission de contrôle pour l’avancement des travaux qui vont durer 24 mois dès la signature du contrat. Dans les mois prochains, nous aurons déjà commis beaucoup des documents à la mission de contrôle pour commencer les travaux. Les travaux dont la 1ère phase consistera à la voirie de la ville de Goma et dans sa deuxième phase, c'est-à-dire à la fin de 24 mois, on présentera… Nous serons concentré à la Router de Sake. Nous pensons que les plus importantes, ce sont les routes de Goma pour la sécurité des véhicules et enfin la RN2. Comme je disais, CFC-SOBETRA est un consortium de deux entreprises italiennes. Donc une entreprise des droits italiens. CFC avait gagné son premier marché en Afrique, spécialisée à la construction des autoroutes et des aéroports. Des aéroports qui sont établis de puis des années… De toutes les façons, en Europe la situation financière n’est pas la meilleure. Ce n’est pas pour la première qu’on a soumissionnée l’offre. La SOBETRA est une SPRL, plus concentrée dans le RIFT africain, en Ouganda, au Kenya et au Rwanda. Et, ce n’est pas pour la première fois que nous venions en RDC. Nous étions invité en 2011 à Bunia, où nous avions gagné le marché avec l’Anglo Gold Ashanti… Mais le contrat n’a pas terminé, car 7 ou 8 mois, ils ont arrêté les travaux. La SOBETRA devant avoir beaucoup des gens qui vont y travailler (des locaux, c'est-à-dire des nationaux) sur les tronçons dans les routes. Ca, c’est les deux compagnies que je viens de vous présenter ou de décrire.

 

Le Scribe : Vous avez gagné le marché. Est-ce que vous avez déjà un financement nécessaire pour exécuter les travaux ?

Giorgio Petrangelli : Pas encore reçu. Pas encore, nous sommes entrain de finaliser la partie garantie. La garantie de bonne exécution, la garantie de démarrage des travaux. Et, nous n’avons pas encore reçu le financement. Alors, nous ne pouvons pas nous immobiliser, vue l’urgence des travaux ; Même si nous n’avons pas reçu le financement, nous avons commencé à travailler comme vous voyez, même si vous n’avez pas fait le tour de tous nos chantiers, carrières et activités pour voir combien nous avons de gens sur les routes et carrières. Il y a une mission de contrôle au dessus de nous. Non, nous n’avons pas encore reçu un financement. 

 

Le Scribe : Bien que n’ayant pas encore reçu le financement, mais on vous impose 24 mois pour l’exécution des travaux. Si, je vois bien, il y a 2 mois que vous venez de bouffer déjà.

Giorgio Petrangelli : Pas encore deux mois, car il y a encore la partie de la garantie pour l’approbation avant le paiement. Nous avons envoyé notre réquisition pour un paiement d’avance, peut-$être que dans deux semaines, nous aurons un préfinancement de l’Union européenne. Dans l’entre-temps, nous travaillons, nous ne pouvons pas croiser les mains et attendre l’argent pour commencer à zéro. Nous devons être prêt pour ne pas recommencer à préparer des courriers. C’est ça la situation. Notre premier travail avec l’Union européenne jus que maintenant, c’est sur la partie de l’attribution. Le contrat est vite fait. Maintenant, il y a une partie de papiers qui est entrain d’être finalisé. C’est le COFED qui s’encharge.

 

Le Scribe : Vous avez une vision sur l’exécution des travaux ? Pourriez vous nous dire, comment voyez vous la ville de Goma dans deux mois ?

Giorgio Petrangelli : Dans deux ans, ça va changer. Vous allez voir après l’exécution de 31 km, dont 17 sont dans la ville de Goma, vous verrez l’avenue Kibalabala, la route qui va vers Rutshuru et l’autre vers Bukavu, à Sake. Toute la partie résidentielle de l’avenue du Lac va changer complètement et, pour la partie publique et des business dans la ville. La population va vivre beaucoup mieux et le 17 km dans la ville, va changer les trottoirs, et les drainages vont influencer la ville.

 

Le Scribe : Peut on croire que vos routes ont une durabilité. Car il y a eu des entreprises qui ont tâtonnées antérieurement, deux ou trois entreprises vous ont précédées…

Giorgio Petrangelli : Je ne sais pas pour quelles raisons, elles ont tâtonnées. Les autres compagnies antérieures, je ne sais pas leur taille. Je sais que l’Union européenne a des standards des routes que nous devons suivre et respecter, car si on ne le fait pas conformément aux exigences, nous n’allons pas être payé… Il y a COFED qui suit cela. Une autre chose, les travaux doivent être finalisés conformément à la demande. Et, pourtant, nous comptons avoir d’autres marchés dans le pays. Nous ne pouvons pas faire du n’importe quoi. Si nous ratons la possibilité de faire des bons travaux ici, nous n’aurons pas d’autres marchés. Ca, c’est très important.

 

Le Scribe : Quel est le nombre d’agents que vous employez actuellement ?

Giorgio Petrangelli : On a une charge. Il y a ders points où l’entreprise peut avoir entre 300 à 600 personnes. Mensuellement, les travaux d’assainissement des trottoirs, des voiries, des caniveaux sont faits manuellement, on y emploie des maçons etc… Et, ils passent par 80 à 6000 personnes par mois. Du moment que les travaux routiers commencent, nous sommes entrain d’établir une base et des études des travaux. Ca ne prend pas tous les gens de Goma. Bien que nous ayons annoncé que ‘’beaucoup des gens auront du travail’’ Mais, ça ne prend pas tous les gens de Goma. C’est le volume des travaux qui en détermine.

 

Le Scribe : Monsieur Giorgio, est ce que SOBETRA a tous les matériels pour exécuter tous les travaux lui confiés ?

Giorgio Petrangelli : Les matériels en place à Goma ? Non. Non, il y a des matériels pour les travaux qui durent 3 mois et même 5 mois et d’autres doivent venir en dehors des frontières, de l’Afrique. Mais surplace ici, nous pouvons trouver d’autres. Cela ne veut pas dire qu’ici, il n’y en a pas dans les environs. Pour l’urgence du projet, nous n’allons pas attendre. Même pour la location ou la sous traitance… Nous n’allons pas apporter tout dehors. Nous n’allons jamais attendre… Nous allons travailler avec ce qu’on aura trouvé ici et l’expertise de notre côté…

 

Le Scribe : Des matériels que vous aviez trouvés ici sont suffisants pour exécuter les travaux à Goma ?

Giorgio Petrangelli : Oui, tous ici, nous avons travaillé ici dans le pays et, ici dans le Rift africain. Nous allons avoir des matériels. On a des frontières avec le Rwanda, l’Ouganda et nos matériels doivent venir par là. Nous avons des concasseurs, des asphaltes. Mais Goma n’est pas aussi une ville vierge. Il y a un certain nombre des matériels surplace pour un travail de court temps, en attendant que notre matériel nous arrive.

 

Le Scribe : Aviez vous des agents qualifiés (des congolais) ? Combien sont ils des cadres ?

Giorgio Petrangelli : Nous avons 15 à 16 congolais qualifiés (ingénieurs, topographes, géotechniciens…), des ougandais en petit nombre, même des expatriés comme moi. Mais, nous avons trouvé des gens très capable ici- avec des structures, de network qu’on a trouvé ici, des gens très capable pour travailler dans le projet.

 

Le Scribe : Monsieur Giorgio, notre rédaction vous félicite d’avoir gagner ce projet. Etes vous capable de rendre Goma comme un véritable paradis comme on dit ?

Giorgio Petrangelli : Absolument oui. C’est ça un de mes espoirs. Mais la partie financière est très importante ? Comme je vous dis, nous ne sommes pas venu ici pour faire le 30 km mais aussi pour gagner d’autres marchés. Une partie, c’est la partie de la sécurité sur les routes.

 

Le Scribe : Monsieur Giorgio, nous vous remercions de nous avoir accueilli et bien voulu répondre à nos questions.

Giorgio Petrangelli : Moi, aussi, je vous remercie. Et, merci beaucoup.

 

Propos recueillis par le Pasteur Tshibangu 

 

15:42 Publié dans Rédaction | Lien permanent | Commentaires (0)

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