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28/11/2013

Maffia au Nord Kivu

 

Nord-Kivu

Julien Paluku Kahongya envahit par des faussaires

Nos fins limiers ont été alertés par ses sources qu’un réseau maffieux opérerait au Nord Kivu au nom du Gouverneur de la Province du Nord Kivu, Julien Paluku Kahongya sous une étiquette politique. Ce réseau agisse sans inquiétude dans la Province et falsifierait des documents officiels ou parfois il en fabrique sous le label des documents du Gouvernorat de la Province.

Pour preuve, il nous a été remis un document dans lequel certains faussaires ont du soutirer une somme colossale dans une Compagnie aérienne de la place. Il nous revient que ce groupe maffieux ont préfabriqué un document comme provenant du Gouverneur Julien Paluku Kahongya sous le n- 01/583/Cab/GP-NK/2010 du 21 juin 2012, datée à Goma dont l’objet est ‘’ exonération’’ adressée au Responsable de la Compagnie Aérienne AIR SERVICE à Goma.

Il sied de reconnaitre que ces faussaires usent et abusent du pouvoir révolu au Gouverneur de la Province et sont prêts à effacer toutes traces possibles, Ce faisant, ils font une manque à gagner au trésor public, soutirant des sommes exorbitantes à leur propre profit.

Outre ce forfait, nous notons encore avec stupéfaction que les mêmes procédés produisant les mêmes effets. Ces faussaires sont revenus en charge, révoquant deux cadres de la Direction Générale des Recettes du Nord Kivu, en date du 25 juillet 2013, citant une décision du Gouverneur Julien Paluku Kahongya. Laquelle décision n’ait jamais parvenue aux deux incriminés.

Il s’agit des monsieur Symphorien Zahera dont on accuserait de s’être rendu coupable ‘’des détournements des recettes, d’usurpation du pouvoir,  des faux et usages des faux’’. Et de monsieur Valentin Sendegeya, lui est reproché d’avoir ‘’brillé par des absences non justifiées à son poste d’attache’’, indique t- on dans une source citée par une radio de locale de la place à Go ma, le 26 juillet 2013. Ce qui rabaisse le Gouverneur au rang d’un commissionnaire apparenté dans la gestion des régies financières de la province ou dans l’administration publique de sa province.

Dans l’entre temps, les deux victimes de ces faussaires se présentant le lendemain 27 juillet 2013 au lieu habituel du travail, ils se verront refuser l’accès par les gardiens commis en ce lieu. Ils sont chassés. Chose étonnante des détourneurs que l’on chasse, au lieu de les remettre à la disposition de la justice. Dés lors, ils n’ont droit ni à des explications ni à la confrontation sur leur gestion. Ou sinon, ils sont devenus des ‘’témoins gênants’’

Pour rappel, monsieur Symphorien Zahera Kebonga qui avait présenté une demande d’emploi en bonne due forme, il avait été accepté et notifié par le Directeur Général de la DGR/NK, en la personne de Monsieur Eugène Shematsi Lawi, en la date du 08 juin 2011.

Dana sa lettre n- 251/DG/DGR-NK/DAF/2011 du 08 juin 2011 dont l’objet est ‘’Demande d’emploi et Accusé de réception’’ et, il devrait au préalable être soumis à une période probatoire de six mois (6) qui permettra d’assurer son degré de conscience ainsi que de ses aptitudes ;orales et professionnelles...

Aussi, il devrait encore durant cette période prendre la responsabilité de se rassurer de la conformité des emballages selon les normes universellement ad mises des produits fabriqués par les emballages de production œuvrant sur toute l’étendue de la Province du Nord Kivu et également encadrer, mobiliser et percevoir la ‘’taxe d‘estampillage’’

Au départ, monsieur Symphorien Zahera qui a travaillé pour une ‘’période probatoire’’ de six mois ne devrait sa rémunération qu’en fonction de ses ‘’réalisations en terme des recettes en raison de 2% par mois’’

De la révocation

Il est un fait qui saute désormais aux yeux que le Gouverneur Julien Paluku n’a jamais signée une décision révoquant les deux cadres de la DGR/NK quant on sait la pertinence d’une décision du Gouverneur qui, en législation du travail devrait se réserver la notification aux deux concernés.

La question que l’on peut se poser est celle de savoir : ‘’ comment est- ce un Gouverneur de la Province à l’instar de ce grand défenseur de la légalité qu’est Julien Paluku pouvait-il oser pareille chose ? Révoquer deux pères de familles sans notification aucune et chassés comme des vulgaires individus quelconque, Et, pourtant ceux-ci ont réalisé un travail remarquable comme souligne leurs supérieurs.’’

Ne pouvant accéder au Bureau ni à la Direction de la DGR/NK, ils se sont mis à la disposition des avocats pour intervenir à l’amiable auprès de ses supérieurs. Quoi ? C’est la fin de non retour. La porte est herméneutiquement fermée.

L’autre question que l’observateur se pose est celle de savoir si nous sommes à quelle époque au Nord Kivu ? La suite de démarches, c’est la menace de mort et visites nocturnes.

 

Des menaces de mort

 

Est-il permis à quelqu’un de se laisser chasser de son service sans notification ? Comment ces faussaires ou imposteurs qui se recrutent à la DGR/NK peuvent ils se l’oser ? Monsieur Symphorien Zahera qui réclame encore les reliquats de sa prestation depuis la période probatoire voit encore s’envoler sa survie.

En dépit du refus de Monsieur le Directeur Général de la DGR/NK  de les recevoir, ils reçurent les visites des hommes armés non identifiés. Ils étaient venus de nuit visiter la maison de Monsieur Symphorien, bien qu’étant absent, ils ont été intercepté par le Chef de l’avenue, à qui ils ont présenté un faux ordre de mission pour ramener Monsieur Zahera. Tandis que pour empêcher le Chef de l’avenue à ne pas faire usage de son téléphone, ils lui ont ravi celui-ci.

Est-ce de cette manière que l’on procède pour arrêter quelqu’un ? Non seulement, Zahera fut visité seul, même son avocat aussi a été visité par les mêmes hommes.

Ce faux ordre de mission a é versé dans la plainte pendant à l’auditorat militaire de la Garnison de Goma. Et les noms des agents sont inconnus des services de sécurité ni des forces armées. Ainsi, la plainte est contenue dans le dossier n-2079/013/CL/012 du 09 octobre 2013.

L’instruction ou l’avis de recherche est lancé pour retrouver ces inciviques que l’on croit être proche de la DGR/NK. Car, visiblement, on croit rallier ces deux visites à l’affaire Symphorien Zahera et la DGR/NK.

 

La Direction Général des Recettes/Nord - Kivu est dans le coup ?

 

Peut-être oui, peut être non. Car Monsieur Symphorien Zahera qui a pu entrer en contact avec Mme Joséphine Kahongya, Chef du Bureau en charge de l’Administration au Centre opérationnel des Recettes du Nord Kivu à Goma qui lui a rassuré d’avoir vu dans sa table du travail au retour d’un voyage la dite décision du Gouverneur les démettant de leurs fonctions.

Prière de passer au Bureau pour prendre connaissance, ladite est portée disparue. Comment une décision du Gouverneur peut –elle disparaître ?

En réalité, le Directeur Général qui avait engagé ces deux cadres a le pouvoir de les faire partir dans des mêmes conditions qu’ils ont été engagé. Et même les faits qui leurs sont reprochés n’ont rien de politique.

Mais comment un Gouverneur de province peut il s’investir dans une sale affaire ? Alors que la Province du Nord Kivu est confrontée de beaucoup d’autres problèmes.

Sur ces entrefaites, les observateurs avertis croient qu’il est temps au Gouverneur Julien Paluku de cesser de conduire les affaires de la province avec des amateurs politiques et des aventuriers, afin d’œuvrer pour la ‘’Cohésion nationale et provinciale’’ dans sa province, Et, surtout remettre dans l’ordre dans sa boutique en permettant à ces deux pères des familles de rentrer dans leur droit.

Si des jaloux trouvent un moyen  de faire partir ces deux messieurs qui l’en soit par des moyens propres et non d’user du trafic d’influence et de la fourberie. Wait and see.

Pasteur Tshibangu

 

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21/11/2013

Goma : Contentieux foncier décanter par le Ministre des affaires foncières Robert Mbwinga remet de l’ordre sur un conflit latent et dangereux

Goma : Contentieux foncier décanter par le Ministre des affaires foncières Robert Mbwinga remet de l’ordre sur un conflit latent et dangereux * La R.V.A. récupère la concession DUMEZ à Goma détenue par SAFARI LODGE sprl C’est un vrai conflit qui a fait couler trop d’encres. Véritable casse t^^été pour l’autorité provinciale et les acquéreurs de la Régie des Voies Aériennes dans la concession DUMEZ, dans la Commune de Goma, ville de Goma et dans la Province du Nord Kivu. Conformément à l’arrêté Ministériel n° 0141.CAB/MIN/AFF.FONC./2013 du 28 mai/2013, portant reprise dans le domaine privé de l’Etat et mise à disposition d’une parcelle de terre n° SU 3017, commune de Goma, province du Nord Kivu. Le Ministre des affaires foncières, recourant à la Constitution de la République, à la loi n°73-021 du 20 juillet 1973 et complété par la loi n° 80-008 du 18 juillet 1980, de l’ordonnance n° 74-148 du 20 juillet 1974, portant mesures d’exécution de la loi n0 73-021 du 20 juillet 1973, l’ordonnance n°12/004 du 28 avril 2012, l’ordonnance n° 12-07 du 11 juin 20121, portant organisation et fonctionnement du Gouvernement et de l’ordonnance n° 12-08 du 11 juin 2012, spécialement en son article 1er. L E Ministre des affaires foncières a considéré les décisions judiciaires intervenues dans les différentes causes opposant l’Assemblée nationale, le Gouvernorat du Nord Kivu, la Régie des Voies Aériennes et la Société SAFARI Lodge sprl, notamment sous RCA 899 ? RCA 1081, RC 4994, RCA 659 de la Cour d’Appel du Nord Kivu et RC 074, RA 934/bis/1033 de la Cour Suprême de Justice. Il s’est appuyé encore sur la résolution de l’Assemblée Nationale n° AN/P/COM.SP/02/04 du 20 avril 2001 et de la décision CAB/AN/018 du 20 février 2006 de la Commission Spéciale chargée de la restitution des biens saisis et/ou confisqués aux particuliers et de la récupération des biens spoliés au préjudice de l’Etat, portant restitution du Camp DUMEZ/Goma à la RVA. Le professeur Mbwinga Bila Robert, Ministre des Affaires foncières considérant qu’en tout état de cause, le Certificat d’enregistrement n°Vol.89 Folio 178, établi en 1987 en faveur de la SPRL SAFARI LODGE sur la parcelle SU 3017, en remplacement à celui portant n° Vol. Folio 105 est arrivé à expiration au terme de 25 ans de concession ordinaire et qu’il n’y a pas dès lors lieu de renouveler cette concession dans les conditions identiques. Etant attendu que les ouvrages réalisés dans la parcelle n° SU 3017 abritent tout le personnel de la RVA et leurs familles. Et, considérant l’opportunité de consolider les droits légalement détenus par la Régie des Voies Aériennes sur cette parcelle, et de l’impérieuse nécessité d’assurer le respect de l’intérêt général et la protection du patrimoine public et privé de l’Etat. Vu le dossier relatif à la restitution du Camp DUMEZ de Goma en faveur de la Régie des Voies Aériennes. Ainsi l’arrêté du Ministre reprend en grande partie l’emplacement de l’actuel Hôtel CAP KIVU et de l’Hôtel La Joie Plazza et toutes les parcelles environnant détenues par des agents de la RVA à Goma dans le domaine privé de l’Etat, de la parcelle SU 3017, commune de Goma, ville de Goma, Province du Nord Kivu. Dans l’article 2 de cet arrêté ministériel « La parcelle ainsi reprise est mise à la disposition de la Régie des Voies Aériennes » Et l’article 3 annule « tous les actes et contrats pris antérieurement et contraires… » Saisissant cette occasion pour exécution le Secrétaire Général aux Affaires foncières, Léon Ntondo Lumuka Nantole notifie à son tour le Gouverneur de la Province du Nord Kivu dans sa lettre n°14141/SG/AFF.F./0513/2013 et transmettant la copie à Monsieur le Directeur Général de la Régie des Voies Aériennes, au Commandant de l’aéroport International de Goma, du Conservateur des Titres Immobiliers de Goma, et le Chef de Division du Cadastre, tous à Goma. C’est ainsi que le Gouverneur de la Province du Nord Kivu, Julien Paluku Kahongya notifie en son tour le Chef de Division du Cadastre/Goma et le Conservateur des Titres Immobiliers/ dans sa lettre n°01/989/CAB§GP-NK/2013 les invitant au strict respect des dispositions légales et prescrits de la loi en cette matière. Ce qui met fin et clôture la crise longtemps observé entre la RVA et la SPRL SAFARI LODGE à Goma. Pasteur Tshibangu

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16/11/2013

La jeunesse de la communauté Tutsi de la RDC présente ses doléances à Barack Obama

La jeunesse de la communauté Tutsi de la RDC présente ses doléances à Barack Obama La situation qui prévaut dans la Région des Grands Lacs ne peut laisser personne insensible ; surtout la Communauté Tutsi RDCongolaise qui ne cesse de subir les conséquences néfastes de la politique de la Sous Région dont elle ne maitrise ni les tenants et les aboutissants. Ecœurée de la manière dont certains prédateurs jugulent derrière leur communauté, elle s’en rend au Président Barack Obama, Chef de l’Etat des Etats Unis d’Amérique, tout en lui rappelant son discours prophétique prononcé à Dar Es Salam, lors de sa visite en Afrique, en 2013. Ci-contre l’intégralité de la lettre de cette jeunesse. REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO COMITE NATIONAL DE LA JEUNESSE TUTSI +243 997 601 358 +243 817 500 435 Email : jeunessetcongo@gmail.com, allykab@yahoo.fr N°/Réf 102/jntu/pdt/2013 Goma le 05novembre 2013 Concerne : Doléances de la Jeunesse A son Excellence BARACK OBAMA Tutsi de la RD Congo Président des Etats Unis d’Amérique A Washington DC /USA Avec nos expressions de déférence ; Monsieur le Président, Nous référant sur votre discours aux accents prophétiques tenue à Darsalam le 01 juillet 2013, relative à la situation qui prévaut dans la sous- région de Grand lacs, l’honneur est pour nous de vous saisir très brièvement et précisément. 1. Du Problématique Depuis 1990 jusqu’à ce jour, la sous-région de Grand lacs vit dans une situation trouble, qui a laissé l’empreinte dont les marques ineffaçables ont provoqué une confusion et un désespoir ennui auprès des peuples de l’Est de la RDC et principalement les communautés Tutsi et Hutu dont leurs sort semble être lié à toutes ces guerres. Le debout de leur persécution puise ses origines dans la succession d’événement malheureux qui ont secoué le Burundi et le Rwanda entre 1990 et 1994 déversa ainsi des réfugiés et combattants Rwandais à l’Est, ceci jeta ainsi l’anathème sur les Tutsis de la RD Congo considérés par les ex-combattants Rwandais comme frères de leurs bourreaux qui venaient de le chasser au pouvoir au Rwanda. Du coup la cohabitation devient impossible d’où la fuite des Tutsis Congolais vers les pays où ils se sentent en sécurité. Pour tous ces Tutsis, réfugiés, le désir de rentrer au pays, devient une passion, mieux leur talon d’Achille si bien que tout épisode guerrier à l’Est qui promettait de les ramener chez eux, bénéficiait de leur soutien inconditionnel. Les guerres de l’AFDL de 1996, du RCD de 1998, du CNDP de 2006 et du M23 de 2012, seront pratiquement accomplies par les nôtres et ceci aura comme conséquence, la rupture de confiance entre les autres communautés congolaises épris de paix et les Tutsis, considérés aussitôt comme importateur de la guerre. En plus, ces guerres serviront les causes dont les intérêts furent autres que ceux des Tutsis Congolais. Bref, ces guerres ont réussi une seule chose, faire du non Tutsi le synonyme du mal, La fameuse problématique de la généralisation. Monsieur le président, permettez nous de vous révéler que les Tutsi Congolais réfugiés à travers le monde de suite d’absence d’une politique stable dans leur région d’origine, ne sont pas synonyme de mal, ils sont simplement victimes d’accident malheureux de l’histoire. Au demeurant, le Tutsi, est avant tout un pasteur et un agriculteur, c’est cet homme et cette femme qui a le sens de la probité, c’est cet homme et cette femme dont le respect de la parole donnée et de l’engagement est tout aussi capital que sa vie, c’est cet homme et cette femme dont la rigueur, secret de toute réussite est sa discipline fondamentale, c’est aussi cet homme et cette femme qui pour un idéal quelconque, est prêt à faire la dernière mesure de dévotion (offrir sa vie), bref, les Tutsis, c’est ces milliers d’hommes et de femmes qui ne rêvent que de vivre en paix. Malheureusement, la paix pour les Tutsis de l’Est n’est qu’un piètre rêve qui se défini, se planifie et s’exécute sans eux quand bien même les conséquences de tous ce qui se fait tombent sur eux. 2. Des perspectives A. De la participation des Communautés de l’Est dans le processus de stabilisation de la région Monsieur le Président, dans votre discours de Darsalam, en juillet dernier, vous aviez dit « que le choix de la jeunesse était important et qu’il pouvait faire la différence ». Vous êtes allé plus loin en disant qu’une chance devrait être accordée aux populations de l’Est pour leur reconstruction. Nous sommes fiers de vous dire aujourd’hui que notre choix a fait une différence dans cette énième guerre. Les jeunes de la communauté Tutsi ont refusé de s’enrôler en masse dans les groupes armées, la jeunesse a dénoncé la guerre du M23 dans tous les médias, en juillet 2012, la jeunesse est allé faire un plaidoyer dans une audience avec le Président de la République Joseph KABILA afin que l’Etat s’approprie les prétextes fondant les guerres à l’Est et qu’une différence soit faite entre les civiles des combattants Tutsis dans cette nouvelle épreuve. Depuis 1996, tous les périples guerriers à l’Est de la Rd Congo, avaient pour prétendue raison, la lutte pour la survie des populations Tutsis et Hutus. En dressant un bilan, on conclut qu’elles ont enfoncé à grande partie la situation des Tutsis et Hutus de l’Est. Remarquons que depuis tout ce temps, les camps des déplacés internes et des réfugiés disséminés à travers la région, sont constitués à 98% des populations Tutsis et Hutus. Plus encore, même ceux qui étaient déjà rentré dans leurs villages après les négociations de 2002 qui à notre sens auraient résolu les problèmes de l’Est dans leurs dimensions structurelles et politiques, ont fini par fuir de nouveau de suite de la guerre du CNDP et du M23. Ceci nous pousse à soupçonner une complicité régionale et internationale pour asservir les populations de l’Est de la Rd Congo. Nous avons vu par le passé, d’une part, des camps entiers des réfugiés Tutsis dans les pays de la région, être vidés de leurs populations au bénéfice d’un asile aux Etats Unis et ailleurs dans le monde et d’autre part, des villages entier à l’Est, être encouragé à partir en refuge dans les pays de la région, plus grave encore, ceux qui souhaitent rentrer au pays se sont vu être systématiquement découragé. Ce genre des politiques, même si elles avaient un fondement humanitaire et de bonne foi, anéanti considérablement tous nos efforts de réorganisation sociale, politique et économique. Nous sommes dans une société traditionnelle où les populations sont encore organisées sur la base ethnique et communautaire. Cela dit, les Tutsis, ayant une moindre base démographique en plus de la politique dénoncée ci haut de refuge et d’asile; il nous devient difficile de prétendre faire la politique sur les bases démocratiques, de faire une compétition loyale dans différents domaines, apporter notre savoir faire au développement du pays, bref, une impossibilité d’intégration dans la communauté nationale Congolaise. Monsieur le président, tout ce que nous dénonçons ci haut, entre autre, ces guerres inopportunes et récurrentes, l’asile collectif, le découragement de rentrer au pays, la manipulation de notre jeunesse dans les enjeux de la région, sont autant de facteurs qui nous déshéritent, qui nous rendent apatrides, qui favorisent la méfiance et le rejet des autres communautés à notre égard. B. les enjeux régionaux et internationaux Monsieur le président, il serait non clairvoyant pour moi, ma communauté, mon pays, la population Congolaise toute entière ainsi que la sous-région, de penser une seul fois qu’il est possible au 21e siècle, d’évoluer dans un vase clos. L’évolution du monde est entrain de nous prouver qu’un mal ou un bien qui touche une population de coin Est de la terre, atteint directement ou indirectement la population du coin Ouest de la terre et vis versa. Les illustrations des maladies, de la crise économique, du terrorisme, du réchauffement climatique, confirment cette thèse. D’où la nécessité d’échanger et de partager les informations, les sciences, les richesses, les solutions,… Ceci dit, nous comprenons l’autre face des conflits dans la région dont les enjeux sont complexes. Cependant, nous pensons qu’il est plus qu’impératif d’en redéfinir les stratégies. Après une période d’au moins 20 ans de dévouement au service d’enjeux régionaux et internationaux, et de lutte armée, la politique de la force démontre peu à peu ses limites. Il est temps, que le monde et la région, nous accorde à nous et à toutes les communautés de l’Est, une chance de revivre. La jeunesse attend apporter sa contribution pour le retour d’un climat bénéfique à tous. C. De l’appropriation des causes des guerres de l’Est par le Gouvernement Congolais Votre excellence, toutes ces guerres de l’Est de notre pays, ont eu pour fondement vrai ou faux la lutte pour la survie de populations Tutsis et hutus, nous l’avons dit. Nous convenons qu’il ya des problèmes à la base qui demandent des solutions idoines, entre autre, l’instauration de l’autorité de l’Etat dans nos villages, les retours des refugiés et déplacés, la cohabitation, l’intégration sociale, la gestion consensuel des cités,… Pourtant, quelque soit la fin du M23, on remarque que les ingrédients qui ont donné idéologie à toutes les guerres de l’Est sont toujours vivaces et risquent une fois de plus d’échapper à la vigilance du gouvernement Congolais et de la communauté internationale et ainsi produire les mêmes effets à l’avenir. Ces problèmes qui reviennent continuellement ont amené les Tutsis à participer dans les guerres de l’Est qui les valons d’être la risée de la société provoqua ainsi des actes de barbarie qui ont couté la vie à plusieurs Tutsis sans qu’ils ne soient impliqués ni de prêt ni de loin dans celles-ci et sans bénéficier d’une quelconque protection de l’autorité publique établie. Ceci créera une rupture de confiance entre les tutsis et l’autorité publique, si bien que les tutsis prêteront oreilles successivement à d’autres courants idéologiques qui se levaient contre cette autorité. Toutefois, la donne a changé et est entrain de changer considérablement ; du coté de l’autorité Congolaise tout comme du coté de la population Tutsi Congolais.  Du coté du Gouvernement congolais : Il serait ingrat pour la jeunesse ainsi que la communauté Tutsis toute entière de méconnaitre, les efforts combien grandiose que le Gouvernement a déployé sur terrain, au sein des institutions Etatiques, auprès de la société civile, sur les médias, en appelant toute la population à bannir les démons du tribalisme, de généralisation et de faire une nette différence entre les rebelles et les civiles Tutsis pendant la période de guerre du M23.  Du coté de la communauté Tutsis, principalement du Nord Kivu ; il s’est observé pour la première fois de l’histoire de guerre de l’Est, un manque criant d’adhésion populaire et inconditionnelle à la guerre du M23. Disons, que la confiance renaît entre les Tutsis et leurs autorités publiques. C’est pourquoi, votre excellence, à travers ces illustrations, nous disons qu’il est temps que tous les décideurs du monde qui ont leurs intérêts dans la région appuient le Président Joseph KABILA KABANGE et son Gouvernement pour qu’il s’approprie de toutes les fausses-vraies raisons qui ont toujours donné naissances à des guerres interminables à l’Est. Nous pensons que le Président KABILA tout comme Feu MOBUTU SESE SEKO pendant son règne d’or, a démontré la capacité de gérer un Etat, une République et surtout une nation Congolaise constituée de plus de 450 groupes ethniques y compris les Tutsis. Tout comme des fonds sont alloués aux projets de lutte contre les violences sexuelles, l’accès à la justice, à l’eau potable, … un appui technique et financier devrait dorénavant accompagnés les institutions congolaises dans la résolution de l’épineuse question de retour des refugiés, passant par leur intégration à la base, évitant toujours la visibilité et les postes de prestige. Ceci nous permettra de participer à la gestion de la chose publique au niveau national et surtout au niveau provincial où la gestion ne doit pas être substituée au poids démographique mais au consensus. Ceci permettra au gouvernement de donner l’image de celui qui désormais a la solution à tout, ceci lui a manqué pendant plusieurs années dans cette partie du pays. Les paysans qui sont recrutés les sont sur base d’un discours politique qu’on leur tien, il est temps que le gouvernement leur tienne un discours contraire et non le laisser à chaque fois le choix d’aller dans les groupes armées. Ainsi une nouvelle classe politique que le gouvernement connait et contrôle naitra dans cet espace. Félicitant toute la communauté internationale de nous avoir appuyé afin d’en finir avec cette guerre du M23 qui n’a fait qu’indexé d’avantage les Tutsis Congolais, celle-ci finissant, le gouvernement devrait être appuyé afin de capitaliser les acquis de cette paix retrouvé, d’en finir avec les autres groupes armés nationaux et internationaux et de résoudre une fois pour toute, les justifications ou prétextes d’une autre aventure guerrière dans la région à l’avenir. Ainsi, tout le monde, acteurs nationaux, régionaux et internationaux profiteront de cette région. Dans le cas contraire, que les autres aventures de ce genre dans la région, se fassent sans exploiter les problèmes de la communauté Tutsi. Enfin, à tous ceux qui nous lirons, nous ne prétendons pas connaitre tous les enjeux de la crise de l’Est de notre pays ni avoir toute les solutions à cette crise, moins encore donner des leçons à qui que ce soit, nous essayons tout simplement avec humilité, de dire aux décideurs de la région et du monde d’accorder une chance de survie aux Tutsis et Hutus Congolais qui payent la facture de la crise à l’Est de la RD Congo depuis plus de 20 ans. Toute fois, nous restons disposés à donner notre petite contribution à ce processus de reconstruction d’une paix durable à l’Est de la RD Congo. Votre Dévoué Ally KABENGERA BARAZA Président de la Jeunesse Tutsi Copie pour information à : - A SE Président de la RD Congo - Au Président de l’Assemblée Nationale et du Senat RD Congo - Au Premier Ministre de la RD Congo - A SE Ministre des Affaires extérieurs RD Congo - A SE Ministre de l’intérieur RD Congo - Au S.G. des Nations Unies - Au Représentant spécial du SG des Nations unies au Congo - A l’envoyée Spéciale du SG des NU pour la région de Grand Lacs - A l’envoyé spécial des Etats Unies dans la région de Grand Lacs - Au coordonateur principal de l’Union Européenne pour la région de grand lacs - Au Président de la CIRGL - Au Gouverneur de la Province du Nord Kivu - Au président de l’assemblé provinciale du Nord Kivu - Au Chef de Mission MONUSCO Nord Kivu - Au Représentant du HCR en RD Congo - A SE Azarias RUBERWA - A SE CélestinVUNABANDI - A SE Maguy RWAKABUBA - Au Général Charles BISENGIMANA - Au Directeur Général Deo RUGWIZA - Au Directeur Albert SEMANA - A SE Pierrot KABANDA - A l’honorable Edouard MWANGACHUCHU - A l’honorable Eugene SERUFULI - A l’honorable Oswald MUKINGI - A l’honorable Moise NYARUGABO - A l’honorable MASHAKO MAMBA - A l’honorable Safari NGANIZI - A l’honorable François NZUKUYE - A l’honorable AYOBANGIRA SANVURA - A l’honorable SERUSHAGO - A l’honorable Nastali NKIZINKIKO - -

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