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02/12/2010

Ministères des Affaires Foncieres?

 Ministères des Affaires Foncieres?

 

Une rébellion en perspective

 

 

Dans notre précédente édition, Le Scribe hebdo n° 009 du mercredi 06 octobre 2010 que nous avions intitulée à la une « Gangstérisme au Ministère des Affaires Foncières : Maj Kissimba au cœur d’un scandale », et dans laquelle nous reprenions en grande ligne les égarements d’un juriste devenu Ministre du Gouvernement Muzito. Plusieurs égarements, tels que nous en soulignâmes et s’il faut dire que ce serait très osé. Maj Kissimba Ngoy doit défendre la classe, au lieu de se terrer dans une logique qui ne fera pas honneur à notre pays, ni à la classe dirigeante actuelle.

Faisant un tandem dangereux avec son Secrétaire Général, Léon Ntondo qui vient de séjourner dans la Province du Sud-Kivu avec comme intention de forcer la main de l’autorité provinciale à appliquer leurs dernières résolutions qui, si elles sont mises en application, le choc serait perceptible. Profitant de son séjour dans la Province, il a fait un saut à Uvira pour rencontrer le Chef de Division du Cadastre, M.Mahungu K., qui s’était opposé à leur arrêté et objet de blocage, déclaration faite par devers les agents des Affaires foncières à Bukavu, au cours de la réunion de jeudi 14 octobre 2010, à laquelle nous avons personnellement assisté. Il faut noter qu’ils s’amuseraient les deux à saper ce que du moins peut rester de la Fonction publique, surtout dans le domaine foncier. Des choses qui fâchent, car ne respectant aucun ordre ni l’éthique ou la déontologie de l’administration publique. Est-ce de manière délibérée ou tout bonnement d’une ignorance à outrance ? En tout état de chose, l’incompétence criante ou notoire serait à la base de ces égarements. Et, s’il n’y  a pas amende favorable dans un court délai, il nous faudrait conclure et, dire tout haut que « Maj Kissimba n’a pas sa place au sein du Gouvernement de la République Démocratique du Congo, ni son Secrétaire Général, Léon Ntondo dans notre administration publique ». Pitié !

Ce qui se passe dans ce gouvernement et, plus particulièrement au Ministère des Affaires Foncières ne s’est jamais passé nulle part ailleurs.

 

Une nouvelle rébellion en vue ?

 

« Je sais que dans ce pays, il y a certaines choses qui font accélérer les choses, c’est la rébellion… Sil y en a, il y a des négociations… Est-ce que vous avez une méthode spéciale que vous pouvez nous conseiller ? Nous sommes entrain de mourir avec nos familles… Nous restons dans une situation dramatique. Voulez-vous que nous allions en rébellion pour que nos causes soient entendues, car dans notre pays tout se règle par les armes ? », demande un fonctionnaire en retraite, M.Mirindi Rubenga Gaston au Secrétaire Général, Léon Ntondo du fait de sa mise en retraite prématurée et pour avoir été chassé du bureau sans notification.

Le Secrétaire Général Léon Ntondo des Affaires Foncières que nous avions pu approcher tout de suite n’a pu démentir toutes les allégations qui pèseraient sur son administration. Il était, selon ses dires, en « mission d’inspection » qui l’a  vu s’être fait accompagné du Conseiller Administratif du Cabinet de Maj Kissimba, M. Kizito. Cependant, ils n’ont pu convaincre les agents qui n’ont pu retenir leur ras-le- bol de cette administration chaotique.

La réponse de Léon Ntondo à ce pauvre Monsieur chassé de son bureau fut lapidaire : « Etes-vous rebelle ? La Commission traîne les pieds, elle attend qu’on la paie. Et, elle est déjà payée. Et, elle a déjà fait son travail… Mais la politique s’approprie des dossiers». (sic !) Comprenne qui pourra. Alors, on n’est pas loin de certaines critiques qui se sont dégagées à Bukavu qui simulent sa présence à un cinéma de mauvais goût et voulant forcer la main de l’autorité provinciale à accréditer leurs dernières mises en place, surnommées « les arrêtés de la mort ».

 

Virages dangereux

 

La question que nous ne cesserons de se poser est celle de savoir si réellement notre administration ou notre pays est dirigé ou géré de telles manières ? S’il en était ainsi, nous devrons vite conclure que la RDC n’est pas encore un Etat. Maj Kissimba et Léon Ntondo continuent à scandaliser la Nation congolaise. Profitant de leurs privilèges, ils s’arrangeraient pour faire asseoir et ordonner des choses qui n’augureraient pas un avenir rassurant pour les congolais qui hériteront l’administration foncière de demain. Les dés sont déjà jetés, et il n’en reste qu’aux acteurs concernés de se mettre en danse pour qu’éclate une nouvelle rébellion. Triste, n’est-ce pas ? Quelle est cette politique prévenante qui pourrait remettre les choses sur le rail avec abnégation et oubli de soi ? Ce n’est vraiment pas Maj Kissimba ni Léon Ntondo, peut-être Adolphe Muzito, notre Premier- Ministre.

Après avoir falsifié l’Ordonnance Présidentielle et les arrêtés du Ministre de la Fonction Publique, et publié de nouveaux arrêtés sans abrogés les anciens, Maj Kissimba et Léon Ntondo, celui-ci qui d’ailleurs a reconnu devant nous être le gestionnaire de l’administration foncière, ne cesseront d’étonner plus d’un.

A l’instar de M Byeragi Ntanyabwigire qui avait été désigné Conservateur des Titres Immobiliers à Buta (Province Orientale),  suivant l’arrêté ministériel du 20 août 2009 et qui se retrouve être affecté Chef de Division du Cadastre à Uvira, suivant un autre arrêté n° 039 du 17 juillet 2010.

 

Le cas de Kadorho Nabakazi Jeanne

 

Madame Kadorho Nabakazi Jeanne, grade Chef de Bureau/Enregistrement à Bukavu, matricule 474.918. Cette dame est une nouvelle unité ayant un numéro matricule d’un agent du Ministère des Transports et Voies de Communication, c’est-à-dire d’un certain nommé Tete Mpengele, il en est de même de Madame Kasigwa Bahati Déodate, grade Chef de Bureau/Documentation, matricule 474.869. Elle aussi utilise le numéro d’un autre agent du Ministère des Transports et Voies de Communication, le nommé Badibanga Dienda et figurant toutes deux dans le faux arrêté n° 046 évoqué dans notre précédente édition.

Revenant à Mme Kadorho Nabakazi Jeanne qui, du 22 au 27 février 2010, avait fait sur ordre du Ministre provincial, Dr Géronce Balegamire, l’intérim du Conservateur des Titres Immobiliers à  la Circonscription Foncière de Bukavu, dans la Province du Sud-Kivu. Profitant de l’occasion lui donnée, elle a expédié et signé en moins de 7 jours plus de 91 dossiers fonciers, notamment 50 Certificats d’Enregistrement et 41 Contrats de Location, situation inexplicable, même si on pouvait avoir toutes les raisons du monde. Un intérimaire qui signe autant des documents, mêmes ceux qui étaient en contentieux. Imaginez  un Magistrat qui revient d’une mission d’enquête judiciaire d’une semaine et qui constate à son retour 90 dossiers des prisonniers traités et simplement libérés par son intérimaire, qu’allait-il croire ? Le Secrétaire Général des Affaires Foncières a reconnu que « le secteur des Affaires Foncières est un secteur vital, non seulement pour la population congolaise, mais pour le monde entier, à telle enseigne que la terre est enviée par tout le monde »

Mais quelle valeur pourrait-on donner à tous les documents signés par Mme Kadorho Nabakazi Jeanne ? Encore une fois la réponse sort de la bouche du Secrétaire Général des Affaires Foncières, Léon Ntondo devant tous les agents à Bukavu : « Celui qui n’a pas qualité d’agent de l’Etat ne peut pas signer un document. Il le signe en qualité de qui ? S’interroge t-il, avant de préciser que toutes les nouvelles unités à Kinshasa sont à la maison. Elles ne viennent plus au service »

Au fait, comment a t-on arrivé là ? Nous posons la question à Léon Ntondo : Monsieur le Secrétaire Général, il s’observe une confusion au sein de votre Ministère et plus particulièrement au Secrétariat Général. Qu’en est-il au juste ? Sa réponse est la suivante : « Merci pour la parole, vous dites qu’il règne une situation confuse dans mon secteur ? Je ne pense pas qu’il y ait une situation confuse dans mon secteur. Nous sommes des hommes, le secteur des Affaires Foncières est un secteur vital, non seulement pour la population congolaise, mais pour le monde entier, à telle enseigne que la terre est enviée par tout le monde. Alors cela fait que, parfois les gens confondent très souvent  ce que la loi nous prescrit. Que ça soit sur le plan de la gestion de la terre, que ça soit sur la gestion technique, puisque nous avons des statuts qui réglementent l’évolution des agents de carrière des services publics de l’Etat et nous avons le code foncier que nous utilisons lorsque nous devons distribuer la terre, puisque notre rôle, c’est essentiellement de distribuer la terre à la population. Donc, les deux lois existent et sont claires. A telle enseigne que parler de la confusion serait faire de l’amalgame, à moins qu’il y ait un point précis, où il y a un cas de confusion que nous ne connaissons pas ». Comme, c’est facile de prononcer des « mots qui ne valent que ce qu’ils valent, mais qui en définitive n’en disent pas la même chose »

La confusion est réelle, c’est ce qui  a poussé un autre agent retraité dans la salle, répondant  nom de Kabuka Maoka à poser  à Léon Ntondo la question de savoir « s’il y a une nouvelle réforme à la fonction publique, où les agents de Bureau de 1ère classe deviennent des Chefs de Bureau ? »

Sur la liste déclarative des agents de la Division des Titres immobiliers à Bukavu remise au Secrétaire Général en mission et dont copie réservée au Ministre des Affaires Foncières par son Conseiller administratif, M. Kizito, qui a eu à accompagner Léon Ntondo, Mme Kadorho apparaît avec un nouveau numéro matricule 700.707, au grade d’attaché de Bureau de 2ème classe, sans notification et sans commission du Ministère de tutelle en contradiction avec les deux précédents arrêtés, tandis que les actes posés par elle les firent avec le numéro 474.918 appartenant à autrui, sous le grade de Chef de Bureau / Enregistrement. Où est donc le sérieux dans tout cela ? Mais, n’en déplaise de tout elle continue à exercer les fonctions de Chef de Bureau/Enregistrement à Bukavu. Et tout cela sous la bénédiction du Ministère de tutelle.

En sa qualité de juriste, quelle est la valeur juridique que le Ministre Maj Kissimba donne à des actes posés par Mme Jeanne Kadorho, sans qualité ni titre légal ? N’est-ce pas vraiment mettre le feu dans un coin du pays ou provinces déjà laminées par des guerres de tout ordre ? Il est temps de remettre de l’ordre dans la boutique, car ça sent du roussi.

 

 

Le cas de Nzana Namwanda Hermès

 

Lors de notre séjour à Bukavu, alors que nous nous trouvâmes dans l’enceinte de la Mairie de Bukavu, M. Nzana Namwanda Hermès, désigné Chef de Bureau du Contentieux à Bukavu par l’arrêté N° 039 du 17 juillet 2010 que nous rapportions n’avoir pas presté dans aucun service de l’administration publique, moins encore dans l’administration foncière, car étant un avocat, inscrit régulièrement au Barreau de Kindu et Conseiller juridique du Cabinet du Dr Balegamire, Ministre provincial du Gouvernement Louis-Léonce Muderhwa ayant en charge les Affaires Foncières qui se voit habiller du grade d’attaché de Bureau sans en préciser la classe avec un numéro matricule frauduleux qui nous approcha pour nous informer avoir obtenu son matricule N° 7.009.667 à l’INERA (Institut National d’Etude et de Recherche Agronomique) du Ministère de l’Agriculture, avant son inscription au Barreau de Kindu. Nous l’avons prié de faire un droit de réponse dont il a jugé inopportun parce que n’ayant aucun argument de taille. Il est bel et bien de la famille du Secrétaire Général Léon Ntondo, comme stipulé dans notre édition précitée, auteur de cette magouille administrative, en violation de l’article 37 de la loi 81-003 : « un agent ne peut-être transféré d’un service (de l’Etat) à un autre que par décision du Ministre de la Fonction Publique moyennant avis des Ministères et services intéressés, et pour autant que l’agent remplisse les conditions exigées pour l’exercice du nouvel emploi ».

S’il en était ainsi, avant de s’inscrire au Barreau, le préalable serait de démissionner et aussi de démissionner du Barreau pour un nouvel emploi qui n’est pas de la compétence ni du Secrétaire Général des Affaires Foncières ni du Ministre de tutelle.

Il en est de Mastaki Mulanga, petit frère du Secrétaire Général, utilisant un matricule d’autrui N° 519.725 de  M. Mbuyu Wakiotala, fait dénoncé par le Chef de Bureau du personnel a.i.de la Division des Titres Immobiliers de Bukavu, M. Jean Petit Imani, lors de la dernière visite de travail du Secrétaire Général des Affaires Foncières à Bukavu. Par conséquent, tous ces agents sont à démettre sans autre forme de procès.

 

 

Complot contre le Gouvernement Cishambo

 

Selon des sources concordantes, les anciens du gouvernement Muderhwa ont tiqué l’une de leur colère pour se demander  si « qui serait à la base des informations parues dans notre édition passée ? » Si nous pouvions pousser encore très loin, nous serons en mesure de remonter plusieurs filières qui constituent la base de plusieurs complots contre notre pays.

En d’autres termes, il nous conviendrait de reconnaître que si les conflits fonciers sont attisés, les guerres civiles dans des zones très fragiles comme le Nord et le Sud-Kivu seraient inévitables. Nous pourrions par exemple citer l’affaire Kahero de Goma contre Maj Kissimba Ngoy et ce qui se passe dans les Cours et Tribunaux de Bukavu, aujourd’hui dans la Cour de Cassation concernant un lopin de terre entre Mushi Bonane et son voisin, le Professeur Chifende.

Nous n’épargnerons pas à nos lecteurs de l’affaire « Bamanisa Saidi Jean contre le Général Oleko », toutes sont des affaires foncières. Alors qu’un charpentier serait nommé « Chef de Bureau Technique », faute des géomètres. Le monde va à l’envers cette fois. Maj Kissimba et Léon Ntondo, au lieu de gérer bien leur secteur, s’évertueraient à faire des nominations, avancements et promotions fantaisistes et, loin de la capitale, profitant de l’inattention parfois des autorités provinciales n’hésitant pas à falsifier l’ordonnance présidentielle et des arrêtés de la Fonction Publique. (Cfr. Documents en fac-similés)

Selon nos sources tout serait indiqué pour saper l’action Cishambo pour le relèvement de la Province du Sud-Kivu, disons le mieux « des peaux de bananes sur sa voie ».

L’acte pris en dehors de la compétence de son auteur était également hors de la compétence des autres autorités administratives, aucune autorité n’aurait pu le prendre. C’est à bon droit que l’arrêté n°039 du 17 juillet 2010 n’a pas été exécuté par l’autorité de la Province du Sud-Kivu. Mais, en outre, si cette décision est exécutée, elle pourra être annulée par le juge administratif. Au demeurant, le nouveau patron du Sud-Kivu devant encourager la méritocratie pour pallier à l’insuffisance de la valeur et de l’éthique constatées dans certains coins du pays, entretenues très souvent par Kinshasa.

 

Pasteur Tshibangu

RDC les femmes en marche

Marche Mondial des Femmes à Bukavu : les femmes ont pris bec       

 

Pourquoi les femmes marchent-elles ?

 

 

L’humanité a exprimé son échec à Bukavu, du13 au 17 octobre 2010, à l’issue de la tenue de l’organisation de la « 3è action » de la   Marche Mondiale des Femmes. Il est donc fait d’un constat amer. L’humanité toute entière a échouée et refuse d’accepter ses responsabilités.

L’humanité a changée l’ordre de choses tel que prévu par le Créateur des cieux et de la terre.

Elle a donc de ce fait capitulée.

A la création, Dieu vit que « Tout ce qu’Il avait créé était bon, mais l’homme n’avait pas son semblable comme toutes les bêtes et animaux. Il dit : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul, je lui ferai une aide semblable » Il créa la femme de la côte de l’homme… C’est dire que la femme est sacrée pour l’homme, « chair de ma chair et l’os de mes os »

Mais l’ennemi veillait au grain et détruisit le bonheur. Et plus tard, c’est  à Bukavu que l’humanité continue à contester, et refuse d’accepter qu’elle a échouée.

Comment a t on arrivé là ? Tout simplement l’ennemi qui ne cesse d’armer ses hommes pour violer les droits les plus élémentaires de l’homme, de la femme et même des enfants.

En dépit de tout cela, l’homme qui démissionna des principes divins qui consistent à aimer la femme est devenu violeur et pédophile. C’est une sorte d’animalerie dont on ne peut plus démontrer. C’est déjà les premiers pas vers la grande confusion qui s’annonce à coup sûr.

Or, « au commencement, il n’en était pas ainsi » Evangile de Matthieu.

Jusqu’à ces jours, l’humanité toute entière n’a pas appris la leçon et ne comprend rien de l’exhortation nous faite par les anciens qui n’avaient cessé d’écrire sur la relation homme femme.

« Car de même que la femme a été tirée de l’homme, de même l’homme existe par la femme, et tout vient de Dieu » 1 Corinthiens 11 :12

« C’est ainsi que le mari (NDLR : homme) doit aimer sa femme comme son propre corps. Celui qui aime sa femme, s’aime lui-même.

Car jamais personne n’a haï sa propre chair, mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l’Eglise,…

Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari (l’homme) »Ephésiens5 :28, 29, 33

A cause de l’ignorance de ces choses que l’humanité refuse aussi de traduire en actes, ce sera une marche perpétuelle qui profitera à l’ennemi de l’humanité.

« Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, nous serons en marche », slogan programme de la Marche Mondiale des Femmes.

Hélas, les femmes sont, certes libres, mais il leur manque la vraie part qu’est l’amour de l’homme, son semblable des origines et de son coté, il manque du respect envers l’homme.

Sur cette réciprocité existe nous n’irons plus en marche.

Au fait, l’homme et la femme doivent œuvrer ensemble pour libérer « le mariage », source de la joie pour l’humanité en perdition. Les nations doivent redonner d’abord la paix domestique. La conclusion nous la tirons du discours du vrai gouverneur, plébiscité « genré » qui dit : « je voudrais vous rappeler l’oiseau ne vole plus haut que proportionnellement à la vigueur de ses deux ailes. De même, la République Démocratique du Congo a besoin pour sa reconstruction de l’apport de ses fils et filles ensemble »

 

Le Scribe.

22:57 Publié dans Rédaction | Lien permanent | Commentaires (0)

RDC Les 100 jours de Marcellin Cisham

Marcellin Cishambo un nouveau style de la gouvernance

 

Cet ancien belgicain, opposant farouche de régime Mobutu, ancien conseiller politique du Président Joseph Kabila Kabange, Chef de l’Etat de la République Démocratique du Congo. Resté très longtemps l’ombre du Premier Président élu démocratiquement aux suffrages universels directs. Marcellin Cishambo est, lui aussi élu gouverneur au suffrage universel indirect, c’est-à-dire par l’Assemblée Provinciale du Sud Kivu depuis le 12 juin et, succédant ainsi au gouverneur démissionnaire, Louis Léonce Muderhwa Chirimwami. C’est donc le 30 octobre 2010 que le gouvernement Marcellin Cishambo a totalisé les 100 jours à la tête de la province du Sud Kivu. Comme l’exige une tradition politique, le Gouverneur Marcellin Cishambo Ruhoya a tenu à rencontrer les hommes des médias, au cours d’une Conférence de Presse pour tabler sur ses 100 jours.

Contrairement aux uns qui ne veulent pas compter leurs séjours à la tête de leurs exécutifs, Marcellin Cishambo lui en a fait bon usage des médias.

Il a eu au cours de cette rencontre du 16 novembre 2010 passé aux peigne-fins toutes les situations de sa province, au cours de ses 100 jours. Il a parlé de travaux, c’est-à-dire du « chantier infrastructures », passant par la bonne gouvernance, où son gouvernement et lui-même était à Lwiro pour apprendre. Abordant sans ambages l’aspect sécuritaire, l’ordre public, l’Etat des droits et l’épineuse question de l’exploitation des minérais, où il a su démontrer avec éloquence les bienfaits de la décision du Chef de l’Etat, ayant trait à la suspension de l’exploitation des minérais dans les deux provinces du Sud Kivu. Tout en dénonçant la carence de la décision de la deuxième république qui a su déjouer les kasaïens en libéralisant le diamant du Kasaï. Les conséquences se font aujourd’hui sentir, plus d’écoles, l’élite intellectuelle a baissée et, même dans la Province Orientale, les effets commencent à se révéler. Il a répondu à toutes les préoccupations des médias sans tabou, et tout en les promettant de se retrouver au cours des prochains 100 jours.

Il a tenu à relever certains défis de la province, car ayant circonscrit tous les problèmes et paramètres de la Province du Sud Kivu, l’expérience acquis en qualité du Conseiller du Chef de l’Etat aidant.

Sébastien Tshibangu

 

 

Le nouveau Gouverneur de la Province du Sud Kivu vient d’accomplir 1OO jours à la tête de l’exécutif provincial de la Province du Sud Kivu. Et, comme David disait à Dieu : « apprends-moi à compter mes jours », Marcellin Cishambo ne s’est pas interdit de cette logique. Il est revenu ce Mardi 16 novembre devant les chevaliers de la plume présents dans la ville de Bukavu, chef-lieu des institutions provinciales.

Sans commentaire nous reprenons en intégralité l’intervention des Marcellin Cishambo Ruhoya devant la Presse :

Point de Presse de Son Excellence Monsieur le Gouverneur de la Province du Sud Kivu

Le Centième jour du Gouvernement est tombé le 30 octobre dernier. Nous avions promis lors de l’investiture du Gouvernement, de présenter à cette date le bila de 100 jours de fonctionnement. Hélas, d’autres obligations d’Etat ne nous ont pas permis d’accomplir cette promesse.

Etant donné le temps qui nous séparait de la fin du mandat, nous avons levé l’option de faire nôtres les programmes de Gouvernement de nos prédécesseurs, en les redimensionnant toutefois.

Notre programme s’articulait autour de trois axes stratégiques, à savoir : le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue de la province et la protection des droits humains ; l’amélioration de la gouvernance administrative en général, et plus particulièrement celle des finances publiques ; l’accélération du processus de mise en œuvre des cinq chantiers de la République, à savoir : les infrastructures et le logement, la santé, l’Education, l’eau et l’électricité, et l’emploi.

Les 100 premiers jours de notre mandat ont été consacrés : à des états des lieux ; aux itinérances ; à la poursuite des travaux initiés par le Gouvernement précédent (les Kilomètre témoins de Kadutu et Bagira, l’électrification de Bukavu et Uvira) ; au renforcement des capacités managériales et opérationnelles des ministères provinciaux ; l’amélioration et au renforcement du cadre juridique d’administration et de gestion de la Province (10 arrêtés en examen ou pris, selon le cas) ; à l’amélioration des rapports avec la société civile ‘appui à l’organisation de la Marche Mondiale des Femmes) et avec les coopérations bilatérales et multilatérales ; à la sensibilisation et à l’organisation du retour des réfugiés congolais en séjour au Burundi et en Tanzanie, et à des appuis multiformes aux opérateurs du secteur de la sécurité.

Par ailleurs, des arrestations ont été opérées (fonctionnaires du cadastre et des titres fonciers à Kalehe, Caïds d’associations des malfaiteurs, cadre véreux du Cabinet,…) Des constructions anarchiques ont été supprimées (Elakat, immeubles sur la route de Kavumu) et d’autres sont programmées dans les jours qui viennent (Kabwakasirhe,…).

Nous avons traversé toutefois des moments difficiles au cours de ces 100 jours (la tragédie de Sange, les incendies à Bukavu, …) ; ce qui nous a amené à mettre sur pied un service de protection civile.

Les prochains 100 jours seront consacrés à la fois aux questions sécuritaires et de protection civile, et à l’amélioration de la gouvernance administrative, et spécifiquement à celle des finances publiques.

En effet, des contrôles systématiques dans les services de recettes sont planifiés ; lesquels aboutiront à la sanction des prévaricateurs. D e même, des diagnostics institutionnels seront organisés dans tous les services déconcentrés et les administrations territoriales. En même temps seront désormais opérationnelles la Direction Provinciale de Mobilisation et d’Encadrement des Recettes, l’Inspection Provinciale des Finances et la Coordination Provinciale des Projets de Développement et  des Actions Humanitaires. Des imprimés de valeurs sécurisés seront au demeurant mis en circulation en vue de freiner la fuite des recettes publiques. Ce qui devrait permettre de s’engager plus résolument dans la réalisation des Cinq Chantiers de la République.

Aussi des plans d’urbanisme et d’aménagement, des schémas directeurs et des règlements d’urbanisme seront élaborés pour améliorer la qualité de l’habitat. Par ailleurs, une nouvelle réglementation sur l’assainissement et l’hygiène publique sera bientôt d’application.

L’heure est donc à la punition de ceux qui détournent les ressources publiques, au renforcement des capacités administratives à tous les niveaux, au contrôle tous azimuts des opérateurs économiques et du secteur des ONG, à la programmation de l’aménagement urbain, et à l’amélioration de la qualité de la vie.

Ces nouvelles promesses du Gouvernement Cishambo feront d’une nouvelle évaluation dans les  100 prochains jours.

Mesdames et Messieurs, je vous remercie.

Fait à Bukavu, le 16 novembre 2010-

 Marcellin Cishambo Ruhoya

22:51 Publié dans Rédaction | Lien permanent | Commentaires (0)