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02/12/2010

Les 5 Chantiers et la Bonne Gouvernance dans le Développement rural en RDC

Franc succès à l’Atelier de Haut Niveau de Bukavu : Bravo au Ministre Undji Philippe

 

Les 5 Chantiers et la Bonne Gouvernance dans le Développement rural en RDC

 

Le Ministre du Développement Rural, Monsieur  Philippe Undji Yangya a personnellement au nom du Premier Ministre de la République Démocratique du Congo présidé les travaux de l’Atelier de Haut niveau sur les 5 Chantiers en milieu rural et la gouvernance du secteur du développement rural qui ont eu lieu dans la ville de Bukavu, chef-lieu de la Province du Sud Kivu du 10 au 13 novembre. Aussi une présence remarquable de trois gouverneurs des provinces du Nord et du Sud Kivu et de la Province Orientale, Julien Paluku Kahongya, Marcellin Cishambo Ruhoya  et Médard Autsaï Asenga s’investir totalement dans cette affaire, à côtés de vices gouverneurs des provinces Maniema, de  l’Equateur, du Kasaï Occidental et du Kasaï Oriental et celui du Katanga qui a tenu la presse à distance, toutefois il faut noter la présence très remarquée et suivie des ministres provinciaux de 9 provinces sur le 11 que comptent la République Démocratique du Congo, il s’agit ainsi de M. Mumba Gama pour le Katanga, de M. Noël Botakile pour la Ville –province de  Kinshasa, de M. Tshakila Bieku R. pour le Maniema, de Mme Jeanne Shuwa pour la Province Orientale, de M. Batabiha Bushoki  J. pour le Nord Kivu et de Mme Gisèle Batembo Faida pour le Sud Kivu, de Me. Serge Bokele pour le Kasaï Occidental et de M. Anaclet Mbuyi Tshileu pour le Kasaï Oriental.

On pouvait y compter le Conseiller du Chef de l’Etat à l’Agriculture et Développement rural et celui de la Primature en charge de l’Agriculture, Me Mika, des Conseillers des ministères ci après : Infrastructure Travaux Publics et Réaménagement Médard Ilunga Mwamba, Agriculture Ir Marcel Kapambwe, Développement rural Achille Basemenane, de Secrétaires Généraux des Ministères de Plan, Mme Monique Likele, de l’Infrastructure Travaux Publics et Réaménagement, Me Fay, de la Décentralisation, M. Kayembe, de l’Agriculture, M. Ntumba, de l’Intérieur M. Xavier Mirindi Kinza, de l’Energie Etienne Nyembo Kitungwa et celui des Mines M. Ilosyo Imonano pour ne citer que ces personnalités qui étaient entourés de plusieurs experts.

Plusieurs facteurs ont été mis en élaboration en vue de garantir le développement de nos communautés rurales à la base. C’est ainsi plusieurs thématiques ont été conçus pour y faire asseoir une nouvelle politique en matière de développement rural. La plupart des acteurs sont conscients du retard que connaît notre pays pour faire développer et relancer les 5 chantiers dans le milieu rural.

C’est ainsi qu’à l’issue de cet atelier qui a répondu à sa vision qu’est « un atelier de haut niveau » qu’un rapport final sera établi et que nous reproduisons en intégralité dans nos lignes. Il faut noter comme est le souhait de tous les acteurs ou participants de cet atelier, c’est un « rapport de haut niveau que nous reprenons intégralement :

 

Rapport Final

 

A.    Introduction

Quatre jours durant, les participants venus de 4 coins du pays ont atterri à Bukavu, ville privilégiée pour abriter les travaux de l’Atelier de Haut Niveau sur les Cinq Chantiers du Gouvernement de la République et la Gouvernance du secteur du Développement Rural.

Ces participants, représentant toutes les parties prenantes au processus de développement rural et à la gouvernance du secteur, se sont mobilisés sans relâche pour apporter leur expertise, leur savoir faire et leurs expériences vécues afin de contribuer à la définition des politiques et stratégies de développement à la base, lesquelles désormais impliqueront de façon coordonnée et harmonieuse les communautés locales en rapport avec les objets de la décentralisation politique ainsi que les impératifs édictés par les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) en sigle dans la lutte contre la pauvreté.

Les participants, au-delà des activités protocolaires et des perturbations inhérentes à l’organisation et à l’accueil, ont accepté de se joindre comme un seul homme aux efforts du Ministère du Développement Rural afin d’aboutir au démarrage concret d’u processus qui vise à asseoir la vraie politique du Développement Rural.

Pour parvenir à la réalisation des objectifs fixés par les Termes de Référence de l’Atelier, l’organisation a prévu une série d’exposés présentés par d’éminentes personnalités et une série des débats entre les participants en vue d’enrichir les textes de base qui seront adoptés et validés avant d’être soumis à la sanction de la Haute Hiérarchie.

 

B.     Les exposés

 

Les exposés ont globalement été axés sur les activités en milieu rural, les infrastructures socio-économiques de base, l’organisation locale et les indicateurs de développement. Tous les intervenants s’accordent sur le fait qu’il existe un réel paradoxe entre les potentialités locales énormes et la pauvreté criante de la population faute de mécanismes internes de valorisation des ressources, de leur transformation, de la création des richesses et des emplois.

 

C.     Les Etats des lieux en Provinces

         Les Etats des lieux ont tous montré l’importance du secteur de Développement Rural exprimé par le poids démographique. Les dé »fis à relever sont multiples et variés et exigent une bonne gouvernance des pouvoirs publics, une planification judicieuse et cohérente des interventions et une implication sans faille des populations dans un partenariat stratégique et concerté avec l’Etat et les bailleurs de fonds.

Les intervenants déplorent fort l’expansion de la pauvreté sous toutes ces formes, le délabrement des infrastructures socio-économiques, l’absence des dispositifs et mécanismes de coordination des interventions, le saupoudrage des actions et la dispersion des ressources déjà précaires, ainsi que le manque réel d’information et de système de communication.

Au-delà des critères physiques, géographiques, économiques et sociaux qui conditionnent le développement à la base, les interventions ont aussi fait apparaître la nécessité de consolider le cadre institutionnel basé sur la Décentralisation Politique, Economique et Financière. Le développement à la base n’est pas un slogan ; c’est plutôt une conjugaison d’efforts physiques, matériels et financiers de manière concertée et harmonieuse, sur base d’outils techniques, suffisamment étudiés ; on peut citer la Plate-forme de Gestion d’Aides aux Investissements (P.G.A.I.), le Fonds National d’Entretien Routier (FONER), les Fonds de Péréquation, le Zonage, l’Aménagement, la Planification, la Gestion Axée sur les Résultats (GAR), l’Identification biométrique et tant d’autres.

D.    Les Débats en commission

Après les exposés et les études  des lieux en provinces, les participants ont été repartis en 3 commissions de travail à savoir : la Commission chargée des aspects relatifs à la coordination des interventions en milieu rural, la commission chargée de la Gouvernance du secteur du Développement Rural et la commission chargée de mobilisation des ressources

 

E.     Les conclusions et Recommandations

Plusieurs recommandations ont été formulées à l’endroit de tous les acteurs impliqués dans ce processus de mise en œuvre tels qu’arrêtés dans cet Atelier de Haut Niveau. Ainsi donc qu’après un long travail de réflexion et d’échange d’expériences, les participants ont abouti aux conclusions et recommandations ci-après : 1) Conclusions, la pauvreté en milieu rural doit mobiliser tous les acteurs et les bénéficiaires du développement de la manière la plus engagée possible ; l’absence des dispositifs et des mécanismes de gestion, de mobilisation de ressources et de coordination des interventions entre acteurs ainsi que les faiblesses de planification rigoureuse sont sans doute les éléments qui contribuent à l’explication des contrastes observés entre les potentialités immenses et la pauvreté des populations.

Néanmoins, l’espoir est encore permis sur la mise sur pied des structures viables de mobilisation, de sensibilisation, de formation et d’information à la base pour  contribuer largement à améliorer les structures actuelles.

2) Recommandations : les recommandations suivantes ont été formulées : A. Au Gouvernement central à se conformer aux accords de Maputo et repartir le budget proportionnellement aux priorités du secteur de développement rural en fonction du poids démographique. Ainsi, le Gouvernement devra relever la part du budget du développement rural à 4% du budget général de l’Etat. ; accorder une préséance au MINIDER compte tenu de son rôle de coordination de toutes les interventions en milieu rural en faveur de +- 70% de population totale du pays ; assurer l’effectivité de la décentralisation budgétaire en recettes et en dépenses ; créer et encadrer les ressources nouvelles (produit de vente de la carte biométrique…) ; mettre à la retraite des agents éligibles pour recruter, mécaniser, renforcer des capacités de Fonctionnaires et Agents ; rationnaliser l’utilisation du personnel et des équipements ; réglementer les modalités de collaboration entre intervenants du secteur de développement rural ; B. Au Ministère de Développement Rural : veiller d’une part à l’encrage institutionnel par la création d’un Comité interministériel de concertation et d’échange d’informations et d’autre part prévoir un mécanisme de suivi en articulation verticale des Plans provinciaux et locaux ainsi que leur financement ; exécuter la politique définie dans la stratégie sectorielle nationale du secteur du développement rural ; mettre en place les mécanismes de coordination : au Niveau national sous l’autorité du Premier Ministre et piloté par le Ministère du Développement Rural ; au Niveau provincial sous l’autorité du Gouverneur de provin ce et piloté par le Ministère Provincial ayant dans ses attributions le développement rural et au Niveau des Entités Territoriales Décentralisées (ETD) sous l’Autorité du Chef de l’Entité Décentralisée

C. Aux Bailleurs de Fonds : 1.s’aligner aux priorités du Gouvernement (cfr. Déclaration de Paris, Plan d’action d’Accra et d’Agenda de Kinshasa), 2. Assouplir les procédures d’octroi et de décaissement des fonds en faveur des projets destinés aux milieux ruraux congolais où les populations vivent en dessous du seuil de pauvreté, 3. Revoir le niveau de l’aide et de prêts destinés aux activités de développement rural afin de faciliter les appuis aux structures d’encadrement et aux structures autogérées dans le but de conduire les populations à l’auto-prise en charge

D. Aux Gouvernements provinciaux, d’élaborer des plans provinciaux de fonds pour l’octroi de l’aide, ces plans seront une émanation des plans locaux ; assurer le suivi et l’exécution des projets et programmes, et veiller à la synergie entre les interventions ; rénover les Administrateurs pour les rendre efficaces en fonction des activités contenues dans les plans provinciaux de développement ; coordonner les activités en partenariat avec les acteurs de développement dans le respect des accords avec les bailleurs de fonds et la société civile grâce à un système d’information adapté, )à un allègement de procédure et à une appropriation progressive des réalisations ; créer un dispositif du genre comité ou conseil provincial de concertation entre acteurs (au développement) en vue d’évaluer périodiquement l’état d’avancement des projets/programmes ; établir des rapports d’activités hiérarchiques surtout avec les ministères de (Développement Rural et Intérieur et Sécurité) ; encadrer l’impôt local ; impliquer et impulser les autorités locales dans les actions de développement en milieux ruraux ; introduire une planification opérationnelle pour les 5 chantiers dans les milieux ruraux et mettre en place un mécanisme de suivi et de contrôle systématique des actions exécutées par les différents intervenants

E. A la Société Civile : mobiliser, sensibiliser, former, informer et encadrer les Organisations des Structures Communautaires de Base (OSCB) et appuyer l’identification biométriques des ONG et associations ; vulgariser les systèmes de communication et d’information ainsi que les dispositions de concertation et les mécanismes d’échange entre les OSCB ; appuyer le processus de décentralisation par le partenariat actif entre les pouvoirs publics et les OSCB ainsi que les bailleurs de fonds et les entreprises fournisseuses de technologies.
F. Aux populations bénéficiaires : se constituer en structures autogérées pour participer activement à la prise de décisions, à l’identification des besoins prioritaires et à l’élaboration des plans locaux ; accéder facilement aux facteurs de production et à toutes les aides destinées à leurs organisations, défendre leurs intérêts de façon organisée, et exploiter rationnellement les ressources locales et s’impliquer dans l’appropriation des projets réalisés.

Le document a été fait à Bukavu, le 13 novembre 2010

22:42 Publié dans Rédaction | Lien permanent | Commentaires (0)

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