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27/09/2010

RDC: Maj Kissimba au banc des accusés

Gangstérisme au Ministère des Affaires Foncières

Maj Kissimba au banc des accusés

 

Des choses qui fâchent et qui révèlent les dessous des cartes très dangereuses pour la jeune démocratie congolaise qui a eu à avoir des familles entières de gangsters, dont nous pourrions citer les « Kissimba ». Comme dit la Bible : « tel père, tel fils », et aussi « vous voulez accomplir l’œuvre de votre père, il a été menteur depuis le début.»

Ce qui se passe donc au Ministère des Affaires Foncières est vraiment la résultante d’un héritage d’un Ministre, sorti dans la magouille. Et, pourtant s’exclame un confrère, alors que nous couchions cette enquête sur papier ; « quoi donc, Maj est un des meilleurs Ministres ! ». Mais l’épisode Maj est tellement triste que l’on ne peut oser dire.

Plusieurs arrêtés falsifiés par lui et ses membres du Cabinet ; l’empiètement des ordonnances présidentielles par un Ministre, l’imbroglio est tellement si grand que Maj Kissimba, juriste de formation est totalement absorbé par un gangstérisme et une magouille sans précédent, même dans la plus profonde dictature des années 1965 à 1990, on n’avait vu pareille chose.

De mieux en mieux, l’incompétence d’un juriste, habitué à une vie des magouilles, mais surtout un vrai gang qui laisse apparaître le chaos du gouvernement « Muzito » qui peut-on le croire sans hésitations entretiendrait des magouilleurs, mais surtout les maffias à un niveau que l’on ne pourrait plus démontrer.

Des faux arrêtés et des arrêtés falsifiés

 

L’arrêté ministèriel  n°CAB.MIN/F.P.-T.P.S./LZL/064/2000  du 17 mars 2000 portant admission sous statut et nomination des agents de carrière des services publics de l’Etat du Ministère des Transports et communications qui a été remplacé par un faux, n° CAB ; MIN/FP/D1/KIV 046/2005 DU 28 DEC 2005 portant admission sous statut et nomination des agents de carrière des services publiques de l’Etat de différents Ministères.  (Nous avons respecté même les fautes d’orthographe contenues dans le faux arrêté)

En observant le fond de deux arrêtés, on se conviendra que le Ministère des Affaires foncières depuis l’arrivée du Ministre Maj Kissimba s’evertuerait à produire et falsifier des arrêtés du Ministre de la Fonction Publique, dans le seul but de se frayer un circuit dangereux et maffieux dans la gestion quotidienne des affaires de la terre.

Dans cet arrêté du Ministère de la Fonction Publique, Travail et Prevoyance Sociale ; qui cite le décret-loi constitutionel et qui ne concerne nullement le Ministère des Affaires Foncières, mais des Transports et communication.

 Il nous revient de constater avec amertume comment le Minstère des Affaires Foncières sous Maj falsifie l’arrêté n° 064 du 17 mars 2000, en le faisant remplacer par un faux, dont la teneur est tout à fait différente dans son entièreté : par exemple, dans l’arrêté authentique du Ministère de la Fonction Publique, Travail et Prevoyance Sociale, en son article 1er : « Sont admis Sous Statut et nommés aux différents grades les agents dont les noms, Post-noms, grade et matricules ».

L’arrêté n° CAB.MIN/FP/DI/kit/293/2002 du 05 DEC 2002 portant admission Sous Statut et nomination des agents de carrière des services publics de l’Etat de différents Ministères-Province du Sud Kivu.

Il est à noter que cet arrêté ne concernait que 2.468 agents. Et, Il a été remplacé ou falsifié par un faux dont l’arrêté n° 162/2003 du 28 mars 2003 portant admission sous statut et nomination des agents des services publics de l’Etat de différents Ministères-Province du Sud-Kivu dans le seul but de  produire des éléments peut-être de défense frauduleuse par le faussaire, sous la bénédiction du Secrétariat Général des Affaires Foncières et du Ministère de tutelle qui en a pris l’acte.

L’implication du Ministère des affaires foncières sous Maj Kissimba

 

Le Ministre Maj Kissimba a lancé un arrêté dont n° 103/CAB/MIN/AFF.FONC/2009 du 20 août 2009 portant nomination et affectation des agents de commandement des Circonscriptions Foncières du Sud-Kivu. Tandis qu’il y a lieu de considérer que cet arrêté a été falsifié et remis au Gouvernorat de la Province du Sud-Kivu par ses émissaires au mois de septembre 2009, composés par son conseiller administratif, M. Mbanga et l’ex-Chef de Division unique et actuel Chef des Services Généraux et du Personnel, M. Bokoko Mankoto, du Secrétariat Général des Affaires Foncières.

Lors de son passage en décembre 2009 à Bukavu, alors que se tenait le Conseil des Ministres dirigé par le Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, le Ministre Maj en avait fait l’observation, suite aux doléances du Chef de Division du Cadastre, désigné à Bukavu, M. Salumu Alimasi, n° matricule 283.444, victime de cette falsification, en faveur de M. Mbangu Lemba, n° matricule 465.446 (rival du Directeur du Cabinet du Ministre Maj, répondant au nom de Liongo. (Car étant marié dans une même famille).

La différence en est que les arrêtés habituellement produits au Ministère des Affaires Foncières portent les dates en bas des lettres, tandis que le faux en cause, au contraire remet à la fois la date en tête et en bas. Et, ensuite scellé par le Chef de Division unique pour authentification abusive. 

L’arrêté modifié par le Ministre des Affaires foncières

 

Le droit administratif est bafoué par le Ministre Maj Kissimba, lui homme de Droit abuse de son pouvoir pour violer les ordonnances présidentielles en les remplaçanrt par des arrêtés. Cependant, il est reconnu que « lorsqu’une autorité sort des limites de sa compétence, sa décision est nulle. Il faut cependant distinguer deux cas : a) L’acte pris hors de la compétence de son auteur était également hors de la compétence des autres autorités administratives : aucune autorité n’aurait pu le prendre. Il y a alors incompétance absolue. Cette décision pourra étre annulée par le juge administratif.mais, en outre, si elle est exécutée … » (Cours de Droit Public de 1re année)

 « Il faut savoir en effet que les actes juridiques publics n’ont pas la même valeur juridique et qu’il existe entre eux une certaine hiérarchie. Un acte ne peut, sans illégalité, être contraire à un acte placé à un dégré supérieur à cette hiérarchie. Ainsi : a) la loi (loi constitutionnelle ou loi ordinaire) a une valeur juridique supérieure à celle des décisions adminisrtratives. L’administration ne peut donc prendre un acte contraire à une loi et à plus forte raison modifier ou abroger une loi. b) Il existe certaines règles juridiques non écrites dont la valeur inférieure à celle de la loi est supérieure à celle des décisions administratives. L’administration ne peut donc prendre des actes contraires à ces règles. c) Les règlements administratifs sont eux-mêmes de valeur juridique inégale. Il existe entre eux une hiérarchie quui correspond à la place de leur auteur dans la hiérarchie des autorités. Par exemple, le Ministre étant le supérieur hiérarchique du Maire, ce dernier ne peut prendre un arrêté contraire à un arrêté ministériel. d) Enfin, sans qu’il y ait ici à proprement parler hiérarchie, la décision administrative particulière prise en application d’un règlement doit être conforme à ce règlement. S’il n’était autrement en effet, il y aurait violation du principe général du droit selon lequel les individus sont égaux devant les règlements.

En résumé, l’autorité qui prend une décision ne peut y introduire des dispositions contraires à la Constitution, aux lois, aux règlements émanant d’autorités supérieures ou même s’il s’agit d’une décision particulière prise pour l’application d’un règlement, aux règlements émanant d’elle-même »

Aussi, il faudrait comprendre que : « 1° la décision peut-être modifiée par son auteur (ou par le supérieur hiérarchique de son auteur : en effet le supérieur a vis-à-vis des actes de son subordonné un pouvoir de réformation). Cependant, ce pouvoir est subordonné à certaines conditions. a) L’acte de modification doit être pris dans les mêmes formes et selon la même procédure que l’acte primitif (règle du parrallélisme des formes). b) La modification ne doit avoir effet que pour l’avenir. Il y aurait rétroactivité illégale si l’autorité prétendait modifier sa décision dans le passé. c) La modification n’est pas possible lorsque l’acte primitif avait créé des droits au profit de ses destinataires.

L’arrêté ministériel n° 039 CAB/MIN/AFF.FONC/2010 du 17 juillet 2010 modifiant et complétant les arrêtés N°103/CAB/MIN/AFF.FONC/2009 du 20 août 2009 et 157/CAB/MIN/AFF.FONC/2010 du 25 janvier 2010 relatifs à la désignation et à l’affectation des agents de commandement dans les circonscriptions foncières du Sud-Kivu tombe dans cette logique.

Cet arrêté contenant beaucoup d’irrégularités et donne lieu d’abord à des omissions des agents nommés par ordonnance présidentielle n° 09/075 du 31 juillet 2009 portant nomination des agents de carrière des services publics de l’Etat aux grades de chef de Division et de chef de bureau des Ministères des Affaires Foncières et de l’Urbanisme et Habitat.

Il y avait en tout et pour tout 59 chefs de Division et 139 chefs de Bureaux du Ministère des Affaires Foncières pour l’ensemble du territoire national.

En considération de ce fait, on remarque tout de suite que le Ministre Maj Kissimba n’a pas respecté la hiérarchie des actes, et il se verse par contre dans une incompétence à outrance et criante, aussi il viole les dispositions de l’article 21 du Statut régissant les agents de carrière des services publics de l’Etat , en son article 21 qui dit : «Aucun agent ne peut être privé de son emploi, s’il n’a pas une nouvelle affectation, ou s’il n’est pas dans les conditons de l’article 70 ».

Le cas du Conservateur des Titres Immobiliers, (CTI) de la ville de Bukavu, M. Nyamuhanga  Chiruhula Eustache, matricule 407.128, en faveur de Mulega Mihigo Venant, matricule 465.203, issu de la Circonscription Foncière de la ville de Goma. Il est en poursuite judiciaire à Goma, où il vient de passer deux mois dans la Prison Centrale de Munzenze. Le cas du Chef de Bureau du Domaine, l’agent connu pour sa compétence et sa rigueur, M. DI- K’Shem Shembale, matricule 7/656.780 X, sera omis tout simplement en faveur de Mukarwe Mihingano Grégoire, matricule 513.286, cousin du Secrétaire Général des Affaires Foncières et Secrétaire dans son anti-chambre, à Kinshasa/Barumbu.

Ce dernier aussi, ne figure pas parmi les Chefs de Bureau reconnus par l’ordonnance présidentielle, mais il est fabriqué de toutes pièces. Pourtant, les deux omis sont repris bel et bien dans l’ordonnance présidentielle citée ci-haut et titulaires de leurs postes respectifs à Bukavu.

Ensuite, l’élevation d’autres agents aux grades supérieurs, hors toutes les normes constitutionnelles reconnues et du Statut régissant les agents de carrière des services de l’administration publics de l’Etat.

Et, enfin du rabattement des grades des agents de carrière de l’Etat par le Ministère de Tutelle et en violation des attributions du Ministère de la Fonction Publique.

D’où sont venus tous ces agents que Maj Kissimba fait révêtir des grades eu égard aux prérogatives réservées au seul Chef de l’Etat ?

 

En dépit du rappel du Premier Ministre, Adolphe Muzito, dans sa lettre n° RDC/GC/PM/0117/2010 du 04 mars 2010 ayant pour objet : nomination, promotion et révocation des fonctionnaires, adressée au Ministre de la Fonction Publique, où il rappelle les dispositions des articles 92 alinéa 3 et 221 de la Constitution, où il est dit : « Le Premier Ministre est seul compétent pour nommer aux emplois civils et militaires autres que ceux pourvus par le Président de la République »

La surenchère étant si grande, Maj Kissimba et son Secrétaire Général, Léon Ntondo n’ont eu à prendre en compte ce rappel du Premier Ministre. Il s’agit pour ce faire de M. Mukarwe Mihingano Grégoire, Chef de Bureau et affecté Chef de Bureau du Domaine à Bukavu, (cfr. Arrêté ci- haut cité). M.Lukanga Mwendambali, matricule 689.721, aussi Chef de Bureau et affecté Chef de Bureau du Personnel à la Circonscription Foncière de Kabare-Walungu, pourtant admis sous statut en 2009 dans l’arrêté des rejetés au grade d’agent de Bureau de 1re classe. Et de M. Kambale Kikutsa, matricule 527.056, Chef de Bureau et affecté Chef de Division du Cadastre à Bukavu, pourtant aussi agent de Bureau de 1ere classe et Chef de Bureau Fiscal ad intérim à Beni. Enfin, M. Ndege Matabaro Rodolphe, matricule 472.778, Chef de Bureau et affecté Chef de Division du Cadastre à la Circonscription Foncière de Kamituga qui a déserté, il y a trois ans pour « Banro », une société minière, basée dans les deux Kivu. Pourtant, lui aussi un attaché de Bureau de 2e classe qui se voit promu Chef de Division. Ceci réflète le clientélisme et le tribalisme d’un Secrétaire Général véreux.

Les cas les plus flagrants sont légions. Nous abordons, les cas de flagrance de deux manières, c’est-à- dire d’un côté, de M. Nzana Namwanda Hermès, qui n’a jamais presté dans aucun service de l’administration publique, moins encore des Affaires Foncières, mais plutôt Conseiller juridique de l’ancien Cabinet du Ministre provincial en charge des Affaires Foncières, Dr Balegamire.

Il se voit habiller du grade d’attaché de Bureau tout court avec un numéro matricule erroné et/ou frauduleux, 7.009.667, prétendument de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel, affecté Chef de Bureau du Contentieux à Bukavu, auteur de beaucoup des dossiers à caractère disciplinaire en l’encontre des agents des Affaires Foncières. Alors Avocat de son état, inscrit régulièrement au Barreau de Kindu qui n’a jamais été à l’EPSP, mais, tout simplement parce qu’étant membre de la famille de Léon Ntondo, Secrétaire Général des Affaires Foncières.

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De l’autre côté, les cas de faux et de falsifications constatés dans les arrêtés invoqués ci-avant, notamment, le cas de Kadorho Nabakazi Jeanne, matricule 474.918, Chef de Bureau d’ Enregistrement (Division des Titres Immobiliers à Bukavu) et Kasigwa Bahati Déodate, matricule 474.869, Chef de Bureau de Documentation (Division du Cadastre à Bukavu). Toutes les deux détentrices de faux numéros matricules sur base d’un faux arrêté n°046/2005 du 25 décembre 2005, déjà invoqué, prétendument de la Fonction Publique, imité du vrai N°064/2000 du 17/mars/2000 pourtant des agents actifs Tete Mpengele et Badibanga Dienda du Ministère des Transports et voies de Communication.

 Aussi M. Mastaki Mulanga, matricule 519.725, attaché de Bureau de 1re classe, affecté Chef de Bureau du Personnel à Bukavu et petit-frère du Secrétaire Général des Affaires Foncières, originaire de la localité de Miti, qui utilise frauduleusement le numéro matricule évoqué et appartenant à Mbuyu Wakiotala, pourtant nouvelle unité.

De tous ces agents, à majorité, fabriqués par le Ministère des Affaires Foncières, il est clair et net de comprendre qu’ils sont des incompétents. Car on ne peut pas prendre un charpentier pour en faire « un géomètre ». Allez y comprendre quelque chose. Cette incompétence nous l’attribuons au Ministre Maj Kissimba et à Léon Ntondo. C’est le cas de Kilongo Mwangilwa, qui n’a jamais été géomètre pour être Chef de Bureau Technique, le cas de Bulambo Mwagalwa pour être Chef de Bureau de Documentation, pour ne parler que de ceux-là.

L’article 71 point 1 du Statut des agents de carrière de l’administration publique de l’Etat, stipule : « Est démis d’office, l’agent qui a obtenu une nomination irrégulière ».  Qu’en dit alors Maj Kissimba qui nous lit dans ces pages ? Et, pourtant son mutisme cachait une très grande forêt. Et qui va rétablir les droits ?

Le rabattement des grades

 

Une flagrance, s’il faut souligner ainsi, est le fait que Maj Kissimba se moque des ordonnances présidentielles, en rabattant les grades reconnus par l’Institution Présidence de la République qui, à l’instar de l’ordonnance n° 09/075 du 31 juillet 2009 avait reconnu M. Salumu Alimasi, en qualité du Chef de Division qui voit son grade être rabattu à celui de Chef de Bureau et, affecté Chef de Bureau technique à Uvira. M. Kilongo Mwangilwa, Chef de Bureau qui se voit aussi son grade être rabattu à celui d’attaché de Bureau de 1re classe et affecté Chef de Bureau Technique à Kabare-Walungu.

 Le Ministre Maj Kissimba a violé ainsi l’ordonnance Présidentielle par son arrêté n° O39 du 17 juillet 2010. Il nous revient de reprendre dans la liste des rabattements, Mme Mukatala Sikujuwa qui était désignée dans l’arrêté n°103 du 20juillet 2009, Conservateur des Titres Immobiliers, (CTI), à Kamituga qui se voit malheureusement reprise par le Ministre Maj devenir Chef de Bureau du Domaine à Kabare-Walungu avec grade d’attaché de Bureau de 1re classe.

L’on note que, conformément au Droit administratif, la décision primitive ne peut être modifiée que pour l’avenir. (Cfr ci-haut)

En l’espace d’une année, on ne sait pas pour quel intérêt caché, il s’observe des fréquents mouvements des agents au Sud Kivu et au Nord Kivu constatés suite à des nouvelles affectations dont ils sont l’objet, alors qu’ils étaient déjà contrôlés et/ou recensés biométriquement et saisis dans une telle ou telle autre position administrative. Cette situation est de nature à perturber sans cesse le rythme des travaux.

 

Le Ministre Maj doit donc se raviser avant que le feu ne l’embrase. Tandis que dans la lettre du Premier Ministre, Adolphe Muzito, ayant trait juste à de tels cas, il est dit : « Ainsi, je vous demande, pour toute décision de nomination, promotion et révocation des fonctionnaires autres que ceux visés à l’article 81 alinéa 1er point de la Constitution, de proposer des projets de Décrets à ma signature.

Par conséquent, toute décision contraire aux dispositions constitutionnelles précitées doit être rapportée ».

Et, la Bible dit que Dieu déclare que « mes paroles ne peuvent pas sortir et rentrer à moi, sans produire des effets ». Cette vérité nous l’appliquons à Muzito et à son Gouvernement dont les décisions ne produisent aucun effet. Un défi à relever pour tous les décideurs de notre pays, dont la culture de l parole donnée n’est pas de mise.

Pasteur Tshibangu

 

 

 

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08/09/2010

RDC! Enlèvement d'un défenseur des droits de l'homme

RD Congo : Un défenseur des droits humains a été enlevé et soumis à des mauvais traitements
Le gouvernement devrait enquêter sur cette affaire et protéger tous les défenseurs des droits humains soumis à de tels risques

(Goma, le 8 septembre 2010) – Les autorités congolaises doivent lancer une enquête rapide, impartiale et approfondie sur l’enlèvement d’un défenseur des droits humains et les mauvais traitements qu’il a subis dans la province du Nord-Kivu vers la fin du mois d’août, a déclaré aujourd’hui une coalition de 36 organisations internationales et congolaises de défense des droits humains. Les autorités doivent condamner publiquement cet acte et identifier les personnes responsables en vue de les traduire en justice, a ajouté la coalition.

Sylvestre Bwira Kyahi, président de la société civile dans le territoire de Masisi, a été enlevé le 24 août par des hommes armés vêtus d’uniformes des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) roulant à bord d’une Jeep privée dans le quartier Ndosho de la ville de Goma, dans la province du Nord-Kivu, selon les informations recueillies par les ONG soussignées. Il a été retrouvé le mardi 30 août près de Sake, à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Goma. Présenté au lendemain de sa réapparition par les autorités provinciales de Goma à la presse et à ses collègues, Bwira était visiblement faible, le visage tuméfié, les bras portant des traces de cordes avec lesquelles il a dit avoir été ligoté pendant sa détention.

« Le climat d’impunité en République démocratique du Congo ne fait que favoriser la commission de nouveaux crimes », a déclaré Ilaria Allegrozzi de Protection International. « L’enlèvement de Sylvestre Bwira et les mauvais traitements qui lui ont été infligés ne représentent que la tentative la plus récente visant à intimider des défenseurs congolais des droits humains. »

Au cours des derniers mois, Bwira avait fait l’objet d’actes d’intimidation et de menaces liés à son activité de défenseur des droits humains. Depuis fin juillet, il vivait dans la clandestinité, suite à la rédaction et à la signature d’une lettre ouverte adressée au Président congolais Joseph Kabila, le 30 juillet, sollicitant le retrait du territoire de Masisi de toutes les unités de l’armée et de la police constituées d’anciens membres de groupes armés récemment intégrés dans l’armée et la police congolaises.

Cette lettre ouverte avait également dénoncé les exactions commises récemment par les troupes du Général Bosco Ntaganda, qui est visé par un mandat d’arrêt international émis par la Cour pénale internationale (CPI). Ntaganda, un ex-commandant du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), un groupe rebelle, est actuellement un général dans l’armée congolaise.

Les groupes de défense des droits humains soussignés ont exprimé leur inquiétude quant à la situation des défenseurs des droits humains au Congo qui ne cesse de se détériorer. Plusieurs meurtres de journalistes et de responsables d’associations de défense des droits humains – dont Bruno Koko Cirambiza, Didace Namujimbo, Serge Maheshe  et Pascal Kabungulu Kibembi – restent impunis, essentiellement en raison du fait que les procureurs civils et militaires se sont abstenus à ce jour d’ordonner l’ouverture d’enquêtes vigoureuses et impartiales, et du manque évident de volonté politique à ce sujet.

Les groupes soussignés ont demandé aux autorités congolaises d’agir urgemment afin de traduire en justice toute personne responsable de violations des droits humains, et d’assurer la protection de Bwira ainsi que d’autres défenseurs congolais des droits humains.

La coalition des organisations non-gouvernementales a demandé instamment aux autorités congolaises de :

 

  • Condamner publiquement  l’enlèvement de Bwira, et réaffirmer leur engagement à lutter contre l’impunité relative aux violations des droits des défenseurs des droits humains ;
  • Fournir des soins médicaux appropriés à Bwira, selon sa demande ;
  • Diligenter une enquête rapide, impartiale et approfondie afin de déterminer les causes et les circonstances exactes de son enlèvement, et identifier et traduire en justice les responsables conformément au droit congolais et international ;
  • Sanctionner et/ou poursuivre  tous les officiels qui ont participé à des actes de torture et des mauvais traitements à l’égard de Bwira, ainsi que les supérieurs hiérarchiques qui ont ordonné ou toléré ces actes ;
  • S’assurer que les enquêtes sur cette affaire et d’autres enquêtes de ce type sont confiées à la justice civile, conformément aux dispositions de la nouvelle constitution congolaise ;
  • Respecter les principes de la liberté d’expression et d’information, et notamment les articles 23, 24 et 27 de la constitution congolaise qui garantissent respectivement le droit à la liberté d’expression, le droit à l’information, et le droit d’adresser aux organes d’État des pétitions, ainsi que les articles 6, 8(2) et 9(3)(a) de la déclaration des Nations Unies sur la protection des défenseurs des droits humains concernant le droit de soumettre aux organes et institutions de l’État des critiques et propositions visant l’amélioration de leur fonctionnement ; 

·         Respecter la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, ainsi que le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui interdit le recours à la torture et à d’autres formes de mauvais traitements ;

·         Procéder d’urgence à la définition et à la mise en œuvre d’une politique nationale de protection des défenseurs des droits humains, conformément aux engagements internationaux pris par la République démocratique du Congo ; et

·         Procéder à l’exécution du mandat d’arrêt de la CPI à l’égard du Général Bosco Ntaganda.

D’une manière générale, les organisations appellent des autorités congolaises à mettre un terme à l’impunité pour les auteurs des crimes contre les défenseurs des droits humains. Les autorités gouvernementales doivent assumer leur responsabilité de protéger ces derniers, en garantissant leur intégrité physique et psychologique, conformément aux engagements pris par la RD Congo dans le cadre du droit international.

La coalition demande instamment aussi aux membres de l’Union européenne de surveiller les enquêtes concernant ces affaires, en application des orientations pour la protection des défenseurs des droits humains de l’UE de 2004 et de la stratégie locale de mise en œuvre de ces orientations pour la RD Congo, adoptée le 20 mars par les chefs de missions diplomatiques accrédités à Kinshasa.

Signataires :

ONG internationales :
Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT) – France ; Amnesty International ; Avocats Sans Frontières; Front Line – fondation internationale pour la protection des défenseurs des droits humains; Global Witness ; Human Rights Watch ; Fédération internationale de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la Torture (FIACAT); Protection International ; l'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des Ligues des droits de l'Homme et l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT).

ONG congolaises :
Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT) – Nord Kivu ; Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT) – Sud Kivu ; Action Globale pour la Promotion Sociale et la Paix (AGPSP) ; Action Sociale pour la Paix et le Développement (ASPD) ;
Africa Justice Peace and Development (AJPD) ; Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO) – Beni ; Association des Jeunes Engagés pour le Développement et la Santé (AJDS) ; Bossam GLDDH ; Campagne Pour la Paix (CPP) ; Centre d’Appui pour le Développement Rural Communautaire (CADERCO) ; Centre de Recherche sur l’Environnement, la Démocratie et les Droits de l’Homme (CREDDHO) ; Centre pour la Paix et les Droits de l’Homme – Peace and Human Rights Center (CPDH-PHRC) ; Collectif des Organisations des Jeunes Solidaires du Congo (COJESKI) ; Fondation Kataliko Actions pour l’Afrique (KAF) – Bukavu ; Fondation Point de Vue des Jeunes Africains pour le Développement (FPJAP) ; Forum des Organisations Nationales Humanitaires et de Développement (FONAHD) – Nord Kivu ; Groupe d’Hommes pour la Lutte Contre les Violences (GHOLVI) ; Haki Za Binadamu Maniema ; La Solidarité pour la Promotion sociale et la Paix (SOPROP) ; Le Groupe de Voix des Sans Voix (GVSV) – Uvira ; Ligue pour la Solidité Congolaise (LSC) ; Observatoire Congolais des Prisons (OCP) ; Programme d’Appui à la Lutte contra la Misère (PAMI) ; Promotion de la Démocratie et Protection des Droits Humains (PDH) ; Solidarité Féminine pour la Paix et le Développement Intégral (SOFEPADI) ; Union d’Actions pour les Initiatives de Développement (UAID) ; Vision Solidaire pour la Défense et la Promotion des Droits de l’Homme (VISODEPDH)


Pour tout renseignement complémentaire, veuillez contacter :
À New York, pour Human Rights Watch, Anneke Van Woudenberg (anglais, français) :               +44-77-1166-4960         +44-77-1166-4960 (portable)

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07/09/2010

RDC: Daring Club en appelle à ses supporters

L'Appel au soutien de DCMP/Kinshasa

 

Les supporters de Daring Club Motema Pembe de Kinshasa sont conscients de leurs engagements face aux enjeux que leur équipe doit jouer cette année surtout en étant particpante de laCoupe de laCAF, où ils veulent renouer avec les victoires avec un Comité très consciencieux qui vient d'ailleurs de signer un contrat de partenariat avec la Vodacom. En effet, tous les supporters devront d&soçrmais avoir une SIM Vodacom pour avoir à rembourser quotidiennement un pourcentage qui ira dans la cagnotte de l'équope. Cependant, ils font appels tous les immaculés éparpillés à travers lemonde de venir en aide à leur équiope, car on ne peut pas tout maisser entre les mais d'un seul individu qu'est leprésident Musanganya. Cette initiative a été prise par les différebts comités sectionnaires de l'équipe à travers la ville de Kinshasa. Vous autres nupporters de DCMP vous voilà invités.

20:47 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)