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31/05/2010

Résolution 1925 des Nations Unies sur la RDC

Résolution 1925 (2010)

 

 

                     Adoptée par le Conseil de sécurité à sa 6324e séance,
le 28 mai 2010

 

 

           Le Conseil de sécurité,

           Rappelant ses résolutions et les déclarations de son président sur la République démocratique du Congo,

           Réaffirmant son attachement à la souveraineté, à l’intégrité territoriale et à l’indépendance politique de la République démocratique du Congo,

           Prenant acte des progrès réalisés en République démocratique du Congo, compte tenu des défis que le pays a eu à surmonter ces 15 dernières années,

           Soulignant que c’est au Gouvernement de la République démocratique du Congo qu’il incombe au premier chef d’assurer la sécurité sur son territoire et de protéger les civils, dans le respect de l’état de droit, des droits de l’homme et du droit international humanitaire, et qu’il est urgent pour la stabilisation à long terme du pays de mettre en œuvre une réforme globale du secteur de la sécurité et de parvenir selon le cas au désarmement, à la démobilisation et à la réintégration (DDR) des membres des groupes armés congolais et au désarmement, à la démobilisation, au rapatriement, à la réinstallation et à la réintégration (DDRRR) des groupes armés étrangers, considérant qu’il faut instaurer les conditions sécuritaires indispensables à un développement économique durable et soulignant l’importance du concours des partenaires internationaux dans tous ces domaines,

           Soulignant les graves problèmes de sécurité que soulèvent, en République démocratique du Congo, plus particulièrement dans les Kivus et la province Orientale, la présence continue de groupes armés, la nécessité d’asseoir encore l’autorité de l’État, le risque d’une résurgence des conflits avec le retour des réfugiés et des personnes déplacées et la poursuite de l’exploitation illicite des ressources naturelles et résolu à éviter qu’un vide sécuritaire n’entraîne le retour de l’instabilité dans le pays,

           Encourageant les pays de la région des Grands Lacs à maintenir un haut niveau d’engagement afin de promouvoir ensemble la paix et la stabilité dans la région, notamment dans le cadre des mécanismes régionaux existants, et à redoubler d’efforts en faveur du développement économique de la région,

           Soulignant que les processus de Goma et de Nairobi et les Accords du 23 mars 2009 contribuent à la stabilisation de la situation dans l’est de la République démocratique du Congo et demandant instamment à toutes les parties de respecter et d’appliquer ces accords dans leur intégralité,

           Reconnaissant l’importance de soutenir les efforts de consolidation de la paix pour raffermir et faire avancer la stabilisation du pays et insistant sur la nécessité d’un appui international continu pour assurer le lancement des activités de relèvement rapide et poser les bases d’un développement durable,

           Soulignant que la connexion entre l’exploitation et le commerce illicites des ressources naturelles et la prolifération et le trafic des armes est l’un des principaux facteurs qui alimentent et exacerbent les conflits dans la région des Grands Lacs, priant instamment tous les États, en particulier ceux de la région, d’appliquer intégralement les mesures édictées dans sa résolution 1896 (2009), se disant de nouveau résolu à suivre attentivement la manière dont ces mesures sont appliquées et respectées et priant aussi tous les États de lancer une action judiciaire, lorsqu’il y a lieu, conformément auxdites mesures, contre les dirigeants des Forces démocratiques de libération du Rwanda qui se trouvent sur leur territoire,

           Soutenant les efforts entrepris par le Gouvernement pour dresser le calendrier définitif des élections locales, générales et présidentielles, dans le cadre constitutionnel, en vue de consolider la démocratie et de favoriser l’état de droit,

           Demeurant très préoccupé par la situation humanitaire et la situation des droits de l’homme dans les zones touchées par les conflits armés, condamnant en particulier les attaques ciblées contre la population civile, les violences sexuelles généralisées, le recrutement et l’emploi d’enfants soldats et les exécutions extrajudiciaires et soulignant que le Gouvernement de la République démocratique du Congo, agissant en coopération avec l’Organisation des Nations Unies et les autres acteurs concernés, doit de toute urgence mettre fin à ces violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, lutter contre l’impunité, traduire leurs auteurs en justice et fournir aux victimes des soins médicaux, des secours humanitaires et d’autres formes d’aide,

           Saluant l’engagement pris par le Gouvernement de la République démocratique du Congo d’amener les auteurs des atrocités commises dans le pays à répondre de leurs actes, prenant note de la coopération du Gouvernement avec la Cour pénale internationale et soulignant combien il importe de s’employer activement à poursuivre les auteurs des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis dans le pays et de coopérer à l’échelon régional à cette fin,

           Rappelant ses résolutions 1325 (2000) et 1888 (2009) sur les femmes, la paix et la sécurité, 1894 (2009) sur la protection des civils dans les conflits armés et 1882 (2009) sur les enfants et les conflits armés, ainsi que les conclusions de son groupe de travail sur les enfants et les conflits armés qui concernent les parties au conflit armé de la République démocratique du Congo,

           Condamnant toutes les attaques lancées contre les soldats de la paix de l’Organisation des Nations Unies et le personnel humanitaire, quels qu’en soient les auteurs, et insistant pour que les responsables de ces attaques soient traduits en justice,

           Saluant le concours précieux que la Mission de l’Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo, la MONUC, a apporté au relèvement de la République démocratique du Congo après le conflit et au renforcement de la paix et de la sécurité dans le pays,

           Soulignant qu’il importe que les Nations Unies et la communauté internationale continuent de concourir à la restauration de la sécurité et au développement à long terme de la République démocratique du Congo,

           Ayant examiné le rapport du Secrétaire général daté du 1er avril 2010 et partageant l’avis selon lequel la République démocratique du Congo entre maintenant dans une nouvelle phase de sa transition vers la consolidation de la paix et qu’il est nécessaire d’établir un partenariat solide entre l’Organisation des Nations Unies et le Gouvernement de la République démocratique du Congo pour faire face à ces défis,

           Conscient qu’il subsiste des défis qui empêchent la stabilisation de la République démocratique du Congo et constatant que la situation dans le pays reste une menace pour la paix et la sécurité internationales dans la région,

           Agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies,

           1.        Décide de proroger jusqu’au 30 juin 2010 le mandat de la Mission de l’Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC), décide également, puisque la République démocratique du Congo est entrée dans une nouvelle phase, que la Mission s’appellera à partir du 1er juillet 2010 « Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo » ou « MONUSCO »;

           2.        Décide que la MONUSCO sera déployée jusqu’au 30 juin 2011 et l’autorise à compter jusqu’à cette date, en sus des composantes civile, judiciaire et pénitentiaire appropriées, un effectif maximal de 19 815 soldats, 760 observateurs militaires, 391 fonctionnaires de police et 1 050 membres d’unités de police constituées;

           3.        Autorise le retrait avant le 30 juin 2010 d’un effectif maximal de 2 000 soldats de l’Organisation des Nations Unies des zones dans lesquelles les conditions de sécurité le permettent;

           4.        Autorise la MONUSCO, tout en concentrant ses forces militaires dans l’est du pays, à maintenir une force de réserve capable de se redéployer rapidement ailleurs dans le pays;

           5.        Souligne que le Gouvernement de la République démocratique du Congo est responsable au premier chef de la sécurité, de la consolidation de la paix et du développement dans le pays et l’encourage à rester fermement engagé en faveur de la protection de sa population et à se doter pour cela de forces de sécurité professionnelles et durables, à promouvoir les solutions non militaires comme partie intégrante de l’action générale menée pour réduire la menace que constituent les groupes armés congolais et étrangers et à rétablir pleinement l’autorité de l’État dans les zones libérées des groupes armés;

           6.        Décide que les reconfigurations futures de la Mission seront fonction de l’évolution de la situation sur le terrain et de la réalisation des objectifs que le Gouvernement de la République démocratique du Congo et la Mission auront à atteindre, à savoir :

           i)        Achever les opérations militaires en cours dans les Kivus et la province Orientale et réduire ainsi le plus possible la menace que constituent les groupes armés et rétablir la stabilité dans les zones sensibles;

           ii)       Améliorer les moyens dont dispose le Gouvernement de la République démocratique du Congo pour protéger efficacement la population en le dotant de forces de sécurité durables qui seront amenées à reprendre progressivement les fonctions de la MONUSCO en matière de sécurité;

           iii)      Renforcer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire par la mise en place dans les zones libérées des groupes armés d’une administration civile congolaise, en particulier d’une police, d’une administration territoriale et d’organes garants de l’état de droit;

           7.        Souhaite que se renforcent les échanges et les partenariats entre le Gouvernement de la République démocratique du Congo et la Mission des Nations Unies dans ce pays, décide de rester en permanence attentif aux effectifs de la Mission au regard des évaluations que feront le le Secrétaire général et le Gouvernement de la République démocratique du Congo telles qu’elles seront transmises au Secrétaire Général sur les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs énumérés au paragraphe 6 ci-dessus et, à cette fin, prie le Secrétaire général de lui rendre compte régulièrement de ces évaluations par la voie des rapports envisagés au paragraphe 20 ci-dessous afin qu’il puisse prendre des décisions éclairées et saisir les occasions de reconfiguration qui se présentent;

           8.        Salue l’amélioration des relations instaurées entre la République démocratique du Congo et les pays voisins depuis 2009, demande à tous les pays, en particulier ceux de la région, d’unir leurs efforts pour consolider durablement la paix dans l’est de la République démocratique du Congo, notamment en ce qui concerne l’alinéa i) du paragraphe 6 ci-dessus et la lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles, et engage vivement le Gouvernement de la République démocratique du Congo et le Gouvernement rwandais à travailler ensemble et à s’entendre sur un ensemble clairement défini d’objectifs finals à l’égard des Forces démocratiques de libération du Rwanda, dans le cadre d’une approche multidimensionnelle;

           9.        Demande aux organismes des Nations Unies et aux partenaires internationaux de concentrer leurs efforts pour aider le Gouvernement de la République démocratique du Congo à améliorer les conditions nécessaires pour assurer une protection des civils efficace et un développement durable dans le pays, prie le Secrétaire général de continuer à coordonner l’ensemble des activités que mènent les organismes des Nations Unies en République démocratique du Congo dans le cadre d’une coopération permanente entre la MONUSCO et l’équipe de pays des Nations Unies, sous l’autorité de son Représentant spécial pour la République démocratique du Congo, et engage la communauté internationale et les donateurs à appuyer l’équipe de pays des Nations Unies dans son travail;

           10.      Invite l’équipe de pays des Nations Unies et les partenaires internationaux à soutenir le Gouvernement de la République démocratique du Congo dans ses efforts de consolidation de la paix et ses activités de développement afin d’assurer la stabilité à long terme du pays;

           11.      Souligne que la protection des civils doit être la priorité lorsqu’il s’agit de décider de l’usage des capacités et ressources disponibles et autorise la Mission à utiliser tous les moyens nécessaires, dans la limite de ses capacités et dans les zones où ses unités sont déployées, pour s’acquitter de son mandat de protection, tel qu’il est décrit aux alinéas a) à k) et t) du paragraphe 12 ci-dessous;

           12.      Décide que la MONUSCO aura le mandat suivant, dans cet ordre de priorité :

 

                            Protection des civils

 

           a)       Assurer la protection effective des civils, y compris le personnel humanitaire et le personnel chargé de défendre les droits de l’homme, se trouvant sous la menace imminente de violences physiques, en particulier de violences qui seraient le fait de l’une quelconque des parties au conflit;

           b)       Assurer la protection du personnel et des locaux, des installations et du matériel des Nations Unies;

           c)       Soutenir l’action que mène le Gouvernement de la République démocratique du Congo pour protéger les civils contre les violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme, y compris toutes les formes de violence sexuelle et sexiste, pour promouvoir et protéger les droits de l’homme et pour lutter contre l’impunité, y compris en appliquant sa politique de « tolérance zéro » en ce qui concerne les manquements à la discipline et les violations des droits de l’homme et du droit humanitaire commis par des éléments des forces de sécurité, en particulier les éléments qui y sont nouvellement intégrés;

           d)       Appuyer l’action menée aux niveaux national et international pour que les auteurs de ces violations soient traduits en justice, notamment en mettant en place des cellules d’appui aux poursuites judiciaires pour aider les autorités des Forces Armées des la République démocratique du Congo (FARDC) chargées de la justice militaire à poursuivre les personnes arrêtées par les FARDC;

           e)       Collaborer étroitement avec le Gouvernement pour s’assurer de la réalisation de ses engagements pour empêcher que des sévices graves ne soient infligés à des enfants, et en particulier de la finalisation du Plan d’Action visant à ce que les enfants qui se trouvent dans les rangs des FARDC soient libérés et qu’il n’y ait pas de nouveaux recrutements, avec l’appui du Mécanisme de surveillance et de communication de l’information;

           f)        Appliquer la stratégie du système des Nations Unies pour la protection des civils en République démocratique du Congo en lui donnant effet au moyen d’une stratégie de protection de la MONUSCO reposant sur les meilleures pratiques et reproduire les mesures de protection efficaces, comme l’utilisation d’équipes conjointes de protection, d’interprètes de proximité, d’équipes mixtes d’investigation, de centres de surveillance et de conseillers pour la protection des femmes;

           g)       Appuyer les efforts que déploie le Gouvernement, de concert avec les partenaires internationaux et les pays voisins, pour créer des conditions qui permettent aux personnes déplacées et aux réfugiés de rentrer chez eux librement, en toute sécurité et dans la dignité, ou de s’intégrer ou de se réinstaller volontairement sur place;

           h)       Soutenir l’action que mène le Gouvernement de la République démocratique du Congo pour conduire à bonne fin les opérations militaires en cours contre les FDLR, l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) et d’autres groupes armés, dans le respect du droit international humanitaire, du droit international des droits de l’homme et du droit international des réfugiés, ainsi que de l’obligation de protéger les civils, notamment en fournissant un appui aux FARDC dans le cadre d’opérations planifiées conjointement, comme indiqué aux paragraphes 21, 22, 23 et 32 de la résolution 1906 (2009);

           i)        Appuyer, notamment par la médiation politique, l’achèvement des activités de DDR des groupes armés congolais, ou leur intégration effective dans l’armée, dès lors qu’ils auront été formés et équipés de façon appropriée;

           j)        Appuyer les activités de DDRRR des membres de groupes armés étrangers, y compris des FDLR et de la LRA, menées dans l’est du pays et promouvoir des stratégies propres à régler durablement le problème des FDLR, notamment le rapatriement, la réinsertion ou la réinstallation des intéressés dans d’autres régions ou leur traduction en justice le cas échéant, avec l’aide de tous les pays, en particulier ceux de la région;

           k)       Coordonner les stratégies avec les autres missions des Nations Unies déployées dans la région pour améliorer le partage de l’information eu égard aux attaques de la LRA et, à la demande du Gouvernement de la République démocratique du Congo, fournir éventuellement un soutien logistique pour les opérations militaires régionales menées contre la LRA en République démocratique du Congo, dans le respect du droit international humanitaire, du droit des droits de l’homme et du droit des réfugiés et compte tenu de la nécessité de protéger les civils;

 

                            Stabilisation et consolidation de la paix

 

           l)        En tenant pleinement compte du rôle prépondérant du Gouvernement de la République démocratique du Congo, soutenir, en étroite coopération avec les autres partenaires internationaux, l’action que mènent les autorités congolaises pour renforcer et réformer les institutions de sécurité et l’appareil judiciaire;

           m)      Conformément à la législation pertinente sur la réforme des FARDC et au plan de réforme de l’armée présenté en janvier 2010, aider le Gouvernement de la République démocratique du Congo, de concert avec les partenaires internationaux et bilatéraux, à renforcer ses capacités militaires, y compris la justice militaire et la police militaire, notamment en harmonisant les activités menées et en facilitant l’échange d’informations et de données d’expérience et, si le Gouvernement en fait la demande, aider à former les bataillons des FARDC et de la police militaire, soutenir les institutions de justice militaire et mobiliser les donateurs afin qu’ils fournissent le matériel et les autres ressources nécessaires;

           n)       Appuyer la réforme de la police engagée par le Gouvernement de la République démocratique du Congo, notamment en dispensant une formation aux bataillons de la Police nationale congolaise (PNC) et en mobilisant les donateurs afin qu’ils apportent des fournitures de base, en rappelant que les autorités congolaises doivent d’urgence adopter un cadre juridique approprié;

           o)       Élaborer et exécuter, en étroite consultation avec les autorités congolaises et conformément à la stratégie congolaise de réforme de la justice, un programme pluriannuel des Nations Unies pour l’appui à la justice axé sur le développement de l’appareil de justice pénale – police, justice et prisons – dans les régions en conflit et la mise en place à Kinshasa d’une capacité centrale d’appui stratégique au programme;

           p)       Appuyer, en étroite coopération avec d’autres partenaires internationaux, l’action que mène le Gouvernement congolais pour renforcer l’autorité de l’État sur le territoire libéré des groupes armés grâce au déploiement d’une Police nationale congolaise formée et mettre en place des organes garants de l’état de droit et des administrations territoriales, dans le contexte du plan de stabilisation et de reconstruction élaboré par le Gouvernement (STAREC) et de la Stratégie internationale d’appui en matière de sécurité et de stabilisation; (ISSSS);

           q)       Apporter un soutien technique et logistique pour l’organisation d’élections nationales et locales, à la demande expresse des autorités congolaises et dans la limite de ses capacités et de ses ressources;

           r)        Compte tenu de la nécessité pressante de lutter contre l’exploitation et le commerce illicites des ressources naturelles en République démocratique du Congo, appuyer l’action que mène le Gouvernement et renforcer ses capacités, de concert avec les partenaires internationaux et les pays voisins, pour empêcher qu’un appui ne soit apporté aux groupes armés, en particulier grâce au produit d’activités économiques illicites et du commerce illicite des ressources naturelles, et renforcer et évaluer avec le Gouvernement de la République démocratique du Congo le projet expérimental de création dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu de cinq comptoirs regroupant tous les services d’État concernés en vue d’améliorer la traçabilité des minerais;

           s)       Aider le Gouvernement de la République démocratique du Congo à accroître sa capacité de déminage;

           t)        Suivre l’application des mesures imposées au paragraphe 1 de la résolution 1896 (2009), en coopérant, selon qu’il conviendra, avec les gouvernements concernés et le Groupe d’experts créé par la résolution 1533 (2004), saisir et rassembler les armes et matériaux connexes dont la présence en République démocratique du Congo constitue une infraction aux mesures imposées par le paragraphe 1 de la résolution 1896 (2009) et les éliminer comme il convient et aider les autorités douanières compétentes de la République démocratique du Congo à appliquer les dispositions du paragraphe 9 de la résolution 1896 (2009);

           13.      Prie instamment la communauté internationale et les donateurs d’aider la Mission à mener les activités de DDRRR visées plus haut à l’alinéa j) du paragraphe 12 et demande au Gouvernement de la République démocratique du Congo et aux États voisins de continuer de se mobiliser en faveur de ces activités;

           14.      Demande au Gouvernement de la République démocratique du Congo de poursuivre sa coopération avec la Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés et avec la Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit armé;

           15.      Prie le Secrétaire général de prendre les dispositions nécessaires pour que la MONUSCO applique pleinement la politique de tolérance zéro adoptée par l’ONU en matière d’exploitation et de violences sexuelles et de l’avertir si de tels actes se produisent;

           16.      Engage la MONUSCO à entretenir des contacts réguliers avec la population civile afin que son mandat et ses activités soient mieux connus et mieux compris;

           17.      Demande à la MONUSCO de réunir des informations sur les menaces qui pourraient peser sur la population civile, ainsi que des données fiables sur les violations du droit international humanitaire et du droit des droits de l’homme, et de les porter à l’attention des autorités selon qu’il conviendra;

           18.      Exige que tous les groupes armés, en particulier les FDLR et la LRA, cessent immédiatement de commettre des actes de violence et des violations des droits de l’homme à l’égard de la population civile en République démocratique du Congo, en particulier des actes de violence sexiste, y compris le viol et les autres formes de violence sexuelle;

           19.      Remercie les pays qui ont fourni des contingents ou des effectifs de police ou apporté d’autres contributions à la MONUC et demande aux États Membres de s’engager à fournir, et de fournir effectivement, les moyens dont la Mission a encore besoin;

           20.      Prie le Secrétaire général de lui faire rapport, au plus tard les 11 octobre 2010, 21 janvier 2011 et 13 mai 2011, sur les progrès accomplis sur le terrain, en tenant compte en particulier des échanges qui auront eu lieu avec les autorités congolaises au sujet des évaluations mentionnées au paragraphe 7 ci-dessus, et sur l’application de la présente résolution, dans la perspective d’une adaptation progressive de la présence des Nations Unies en République démocratique du Congo et, rappelant la déclaration de son président en date du 5 août 2009 (PRST/2009/24), prie le Secrétaire général d’indiquer dans ces rapports ce qui aura été fait pour parvenir à une action coordonnée des Nations Unies dans le pays, et en particulier pour combler les lacunes importantes qui font que les objectifs de consolidation de la paix ne peuvent être atteints au cours de la Mission;

           21.      Exige de toutes les parties qu’elles coopèrent pleinement avec les activités de la Mission et qu’elles veillent à ce que le personnel des Nations Unies et le personnel associé puissent exécuter leur mandat en toute sécurité et accéder immédiatement et sans entrave à l’ensemble du territoire de la République démocratique du Congo et prie le Secrétaire général de lui signaler sans délai tout manquement à ces exigences;

           22.      Prie le Secrétaire général d’élaborer le concept d’opérations et les règles d’engagement de la MONUSCO conformément aux dispositions de la présente résolution et de lui rendre compte à ce sujet, ainsi qu’aux États qui fournissent des contingents;

           23.      Décide de rester activement saisi de la question.


 

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Revue de Presse sur la RDC


La Rédaction de Le Scribe a sélectionné avec l'aide de ses partenaires cette revue des jouirnaux parus sur la RDC  en cette journée du 31 mai 2010.

-RFI : L’ONU réduit les effectifs de la MONUC en RDC («En fait, les Etats membres estiment que la RDC n'est pas suffisamment sécurisée et stable pour envisager un retrait total de la mission. Une évacuation trop rapide fait craindre de nouvelles violences»).

-Radio Okapi : Bukavu: une tripartite RDC-Burundi-HCR pour le rapatriement des réfugiés (« Mme Ndaimbae, représentante régionale adjoint du HCR en RDC a expliqué les raisons de cette réunion : « Dans ce cadre là nous avons recensé 11 279 réfugiés burundais. Et sur ce nombre, 6020 ont exprimé l’intention de retourner au Burundi. C’est avec ce chiffre là que nous sommes en train de travailler pour faire notre planification et un plan d’opération pour pouvoir démarrer l’opération»)

Perception de la MONUC : La résolution 1925 qui créa la MONUSCO est analysée dans la plupart des journaux kinois. La Référence Plus et le Phare se contentent d’informer sur le fait en reprenant le contenu de la résolution. Pour le premier, «La MONUC devient MONUSCO à partir du 1 juillet» tandis que le deuxième annonce «Le Conseil de sécurité transforme la MONUC en force de stabilisation». La Tempête des Tropiques demande encore plus de compromis a la nouvelle mission tout en saluant sa création «La MONUC change de mission», «Qu’ils soient regroupés dans la MONUC ou dans la MONUSCO, les Casques bleus dont la présence en RDC est plus qu’utile à l’heure actuelle, doivent aussi amener les dirigeants du pays à restaurer l’autorité de l’Etat, en éradiquant, entre autres formes de délinquance, le phénomène Kuluna», le journal informe aussi sur la «Journée des Casques bleus : des manifestations à Kindu, Matadi et Kisangani». L’Avenir titre sarcastiquement «Comme les FDLR et la LRA, la Monuc s’accroche : A partir d’aujourd’hui on parlera de la Monusco», «Au moment où on voudrait savoir ce que la Monuc a fait par rapport à sa mission, on ne doit rien attendre de particulier de la part de Monusco. La Monuc qui avait la mission de protéger les populations civiles, de désarmer et de rapatrier les groupes armés étrangers et nationaux, lorsqu’elle était accusée d’avoir failli à sa mission, elle rappelait à qui voulait l’entendre que la sécurité des populations c’est avant tout l’affaire de l’Etat. Quand donc la sécurité de la population devient une affaire de la Monuc? ». Le Potentiel revient aussi sur la Journée des casques bleus «La MONUC célèbre la Journée des casques bleus», «A rappeler que le vendredi 28 mai, les invites de la MONUC au Carrefour des jeunes, ont suivi l’appel de Mme. Olamide Adedeji, Directrice du Bureau des Nations unies en Ituri. Elle a rappelé qu’a cette occasion, les Nations unies veulent rendre hommage aux sacrifices des hommes et des femmes qui ont perdu la vie alors qu’ils servaient sous le drapeau de l’ONU».

Sur un autre sujet Le Palmarès titre «Des faux certificats de l’ONU injectés dans le circuit de l’or en RDC», «A un mois de sa liquidation, la MONUC se trouve plongée dans un scandale qui commence à faire douter de la bonne foi de cette mission. Un rapport interne de l’ONU fait état de la circulation de faux certificats dans le circuit de l’or en RDC. Des personnes non identifies a ce jour, ont pirate des certificats onusiens dans le but de faciliter l’exportation frauduleuse de ce minerai de la RDC vers des pays voisins…….Cette manière sournoise de souffler le chaud et le froid à la fois, suscite plusieurs interrogations au sein de l’opinion nationale. Elle pousse principalement à s’interroger sur les raisons réelles du refus de la MONUC de quitter le territoire congolais comme exige par les autorités de Kinshasa».

[Les informations et points de vue contenus dans le document ci-dessous, ne reflètent pas le point de vue des Nations Unies ni de la MONUC. Les informations doivent être attribuées aux sources citées et non pas aux Nations Unies. Le Monitoring n’est pas un document officiel des Nations Unies.]

[The information and points of view contained in the document below do not reflect the point of view of the United Nations nor of MONUC. The information should be attributed to the sources cited and not to the United Nations. The Monitoring is not an official document of the United Nations.]

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Le Conseil de sécurité de l'ONU transforme la MONUC en force de stabilisation (MONUSCO)
(Xinhuanet 29/05/2010)


Les 15 membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont voté vendredi la prorogation jusqu'au 30 juin de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (MONUC) et approuvé une modification de son mandat à partir du 1er juillet, date à laquelle elle deviendra la Mission de l'ONU pour la stabilisation de la RDC (MONUSCO).

« Puisque la République Démocratique du Congo est entrée dans une nouvelle phase, le Conseil de sécurité décide qu'à partir du 1er juillet 2010, la mission s'appellera Mission des Nations Unies pour la stabilisation de la RDC », énonce la résolution 1925, adoptée vendredi matin au siège de l'ONU, à New York. Jusqu'à cette date, le mandat de la MONUC est donc prorogé, mais sa composante militaire réduite. D'ici au 30 juin, 2000 casques bleus quitteront les « zones où les conditions de sécurité le permettent ».

Du 1er juillet 2010 au 30 juin 2011, la MONUSCO sera constituée, en plus de sa composante civile, judiciaire et pénitentiaire, « d'un effectif maximal de 19.815 soldats, 760 observateurs militaires, 391 fonctionnaires de police et 1050 membres d'unités de police», indique le Conseil de sécurité. La résolution autorise par ailleurs le maintien sur le territoire congolais « d'effectifs militaires pouvant être rapidement redéployés », le reste des forces étant destiné à être concentré dans l'est du pays.

Les membres du Conseil rappellent également que le gouvernement de la RDC est « le premier responsable de la sécurité, de la consolidation de la paix et du développement dans le pays ». Ils encouragent les autorités à rester « fermement engagées dans la protection des populations », à se doter de forces de sécurité professionnelles et « à promouvoir les solutions non militaires dans sa stratégie globale contre les groupes rebelles ».

« Une future reconfiguration de la MONUSCO sera déterminée en fonction de l'évolution de la situation sur le terrain », poursuit la résolution du Conseil, qui fixe les objectifs de la Mission et du gouvernement congolais : achever les opérations militaires en cours dans les Kivus et la province Orientale, y réduire le plus possible la menace des groupes armés pour rétablir la stabilité ; améliorer les moyens dont dispose le gouvernement congolais pour protéger efficacement la population et se doter d'une force à même de prendre la relève de la MONUSCO ; renforcer l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire en mettant en place, dans les zones libérées, une administration territoriale et des organes garants de l'état de droit.

Dans son dernier rapport sur la MONUC, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon avait recommandé un retrait progressif des 20.000 hommes à partir du 30 juin 2010. Le gouvernement congolais proposait lui un retrait complet d'ici au 30 août 2011.

A la mi-mai, une délégation du Conseil de sécurité s'était rendue en RDC pour évoquer l'avenir de la MONUC avec les dirigeants congolais. Les membres de la délégation s'étaient notamment entretenus avec le président Joseph Kabila, son Premier ministre et les chefs des principaux partis politiques. Ils avaient également rencontré des représentants de la société civile, des organisations non gouvernementales et des agences onusiennes présentes sur le terrain.

La MONUC est la mission de maintien de la paix la plus importante dans le monde avec 20.000 Casques bleus déployés. C'est aussi l'une des plus anciennes, puisqu'elle a été créée le 30 novembre 1999, par la résolution 1279 du Conseil de sécurité.




RFI

ONU/RDC -  
Article publié le : samedi 29 mai 2010 - Dernière modification le : samedi 29 mai 2010


L’ONU réduit les effectifs de la Monuc en RDC

C’est à l’unanimité que le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté le 28 mai 2010, la prolongation d'un an du mandat de la Monuc, baptisée désormais « Monusco », la mission de l'ONU pour la stabilisation en RDC. Dans cette nouvelle résolution, le Conseil autorise le retrait d'un maximum de 2 000 casques bleus d'ici la fin du mois de juin. Le gouvernement se dit satisfait bien qu'il souhaite un retrait total fin 2011.

En réduisant les effectifs militaires de seulement 10%, l'ONU n'accède que partiellement au vœu du président Kabila qui a souhaité le retrait de tous les casques bleus d'ici la fin de l'année prochaine. Le Conseil de sécurité n'a programmé aucun calendrier de départ . En fait, les Etats membres estiment que la RDC n'est pas suffisamment sécurisée et stable pour envisager un retrait total de la mission. Une évacuation trop rapide fait craindre de nouvelles violences.

Dans ces conditions, le Conseil n'envisagera de reconfigurer la Monusco qu'en fonction de l'évolution de la situation sur le terrain, et en fonction aussi du degré d'achèvement de plusieurs objectifs.

En clair, les Nations unies attendent de voir le résultat des opérations militaires menées contre les divers groupes armés dans les trois provinces de l'Est . L'ONU veut également évaluer la capacité du gouvernement congolais à protéger les populations et à imposer l'autorité de l'Etat sur tout le territoire.

Lors de sa dernière visite à Kinshasa, le chef de délégation du Conseil de sécurité, le Français Gérard Araud, avait déjà indiqué que le retrait serait fonction du terrain. Ces termes ont donc été repris dans la nouvelle résolution. Voilà qui devraient satisfaire les ONG qui, comme Oxfam, constatent que de nombreuses régions du Congo restent plongées dans l'insécurité et la violence.

La moindre réduction du nombre de casques bleus a déclaré, le 28 mai l'organisation britannique, pourrait être une mauvaise nouvelle pour les Congolais.

 

-Oxfam-Communiqué de presse: Congo-Kinshasa: chaque gardien de la paix encore nécessaires, selon Oxfam (Oxfam a également souligné que le Conseil de sécurité nécessaires pour développer des indicateurs clairs pour évaluer les progrès dans la réforme de l'armée. Elles comprennent des procédures appropriées de vérification garantissant l'homme violateurs des droits ne deviennent pas des commandants, de la formation sur les droits de l'homme et veiller à ce que tout malfaiteur dans l'armée peuvent être et seront traduits en justice ").
Oxfam (Oxford)
Congo-Kinshasa: chaque gardien de la paix encore nécessaires, selon Oxfam

28 mai 2010
communiqué de presse
Chaque gardien de la paix est toujours nécessaire en République démocratique du Congo, Oxfam a déclaré aujourd'hui (28 mai) que le Conseil de sécurité des Nations unies a renouvelé le mandat de la MONUC, la force de maintien de la paix des Nations Unies dans le pays.
Bien que le mandat a été renouvelé, la composition de la mission est en train de changer.
Jusqu'à 2.000 soldats peuvent quitter le 30 Juin 2010 et la mission est appelée à changer d'une force de maintien de la paix à une force de stabilisation au 1er Juillet, quand il sera rebaptisé MONUSCO. L'ONU affirme que les nouvelles réductions de troupes sera basé sur la situation sécuritaire sur le terrain.
Marcel Stoessel, responsable d'Oxfam en RDC, a déclaré:
«De nombreuses régions du Congo sont encore extrêmement précaire et la violence est une menace quotidienne. Toute réduction de maintien de la paix pourrait être de mauvaises nouvelles pour les Congolais ordinaires, les femmes et les hommes.
"Le Congo a besoin de chaque gardien de la paix qu'elle a, chaque paire de chiffres de bottes. Bien que nous aimerions les voir être plus proactifs et efficaces dans leurs activités quotidiennes, les Casques bleus continuent d'avoir un effet dissuasif important, en particulier dans l'Est du Congo. Quelques 162.000 personnes ont fui leur foyer cette année seulement, et ces dernières semaines de l'ONU des rapports ont parlé de plus assassiner et de viol de masse.
"Le Conseil de sécurité doit tenir sa parole. Elle doit s'assurer que toutes les réductions futures de numéros de maintien de la paix sont déterminés par la situation sécuritaire sur le terrain, les souhaits des communautés locales congolaises et la capacité de l'armée congolaise à protéger ses propres civils. Selon aux communautés avec lesquelles nous travaillons, les éléments de l'armée congolaise, ainsi que des milices armées, continue d'être responsable de nombreuses violations des civils face. Le gouvernement a pris certaines mesures positives pour régler ce problème, telles que sa politique de tolérance zéro sur la violence, mais il ya encore beaucoup de travail à faire pour réformer l'armée. "
Oxfam a également souligné que le Conseil de sécurité nécessaires pour développer des indicateurs clairs pour évaluer les progrès dans la réforme de l'armée.
Elles comprennent des procédures appropriées de vérification garantissant violateurs des droits humains ne deviennent pas des commandants, de la formation sur les droits de l'homme et veiller à ce que tout malfaiteur dans l'armée peuvent être et seront traduits devant les tribunaux.



Sunday Vision
30 mai 2010
Ouganda doit traquer Kony - Ocampo
Par Milton Olupot
La Cour pénale internationale (CPI) Procureur, Luis Moreno Ocampo, a déclaré le chef de la Lord's Resistance Army rebelles, Joseph Kony, ne fera jamais la paix quel que soit l'occasion, il est donné.
Ocampo, qui est de l'Ouganda pour assister à la Conférence d'examen de la CPI, a déclaré la seule façon de traiter Kony est à sa poursuite.
"Kony ne fera jamais la paix. Sans le mandat d'arrêt sur la tête, Kony n'aurait pas quitté le Sud-Soudan et serait encore attaquer l'Ouganda, at-il dit aux journalistes à Speke Resort Munyonyo le samedi. La conférence de la CPI ouvre ses portes demain à Kampala.
Ocampo a déclaré M. Kony a fui le Sud-Soudan où il s'est rendu compte que la CPI avait un accord formel avec le gouvernement du Sud Soudan.
"Kony n'était pas sincère au sujet des pourparlers de paix. Il a reçu beaucoup d'argent au cours des négociations et l'a utilisé pour mobiliser ses forces. Ce fut un échec du processus, "Ocampo.
Il a expliqué que l'arrestation de Joseph Kony n'a pas été effectuée parce qu'il est entouré par sa milice. "Mais nous essayons de galvaniser les efforts pour l'arrêter".
Interrogé pour savoir si la Cour internationale envisager de mettre une prime sur la tête de Joseph Kony, il a déclaré: «Nous ne pouvons pas offrir de trésorerie, mais je sais qu'il ya un certain nombre d'organisations et de personnes qui mettent en espèces sur les têtes des gens."
Sur la poursuite éventuelle de membres de l'UPDF, Ocampo a déclaré qu'il n'avait pas reçu d'informations sur les atrocités commises par l'UPDF.
Il a dit que de telles atrocités doivent avoir été commis après Juillet 2002 et les crimes doivent être de nature grave comme le génocide, les crimes de guerre et crimes contre l'humanité.
Il a nié les allégations selon lesquelles la CPI est un tribunal conçu pour cibler seulement les Africains. "Je suis fier que nous sommes disséminés partout, ce n'est pas vrai que nous sommes seulement pour l'Afrique, dit-il. Il a expliqué que les victimes africaines déjà subi sans personne pour les protéger.
"Nous avons échoué dans le génocide au Rwanda, nous avons également échoué au Congo, mais nous ne manquerons pas au Darfour et dans d'autres domaines qui ont été portées à notre attention aujourd'hui, dit-il, le catalogage Ouganda, République démocratique du Congo, République centrafricaine, le Kenya et le Darfour que les États où ils ont des mandats d'arrêt et de cas à l'étude.
Ocampo a dit qu'il allait rapidement au Conseil de sécurité de faire rapport que le Soudan n'a pas coopéré à la mise en œuvre des mandats d'arrêt lancés contre les auteurs d'actes de violence au Darfour.
Il a également expliqué que la question de l'Ouganda tente Kony et ses commandants, au cas où ils sont arrêtés, ne dépendent de la décision des juges de la CPI. "Si l'Ouganda à la Haute Cour voudrais essayer Kony, puis les juges de la CPI se prononcera à ce sujet. Cela doit être discuté à la Cour, at-il ajouté.
Il a dit que la conférence de la CPI est une occasion pour les États à s'engager à protéger les droits de leur peuple.

Dimanche Monitor
Ocampo plan de chasse Kony
Publié le dimanche 30 mai 2010 à 13:03
Kampala
Le Lord Resistance Army dirigée par l'insaisissable Joseph Kony devraient être poursuivis par les forces spéciales et non pas l'armée régulière, la Cour pénale internationale (CPI) Procureur, Loius Moreno-Ocampo a dit.
S'exprimant dans une interview samedi à Kampala, M. Ocampo a déclaré afin de mettre le chef de la LRA à la justice d'une combinaison de forces spéciales est nécessaire pour lui flash sur des cachettes à distance en RD Congo.
"Joseph Kony n'a pas d'armée. Donc la seule façon de le capturer est d'utiliser une force spéciale ", M. Ocampo a déclaré, ajoutant:" Il est la seule personne que nous voulons plus. Je voudrais vraiment le juger parce que je veux savoir pourquoi il a tué et enlevé des enfants. "
M. Ocampo a également opposé à l'idée que l'acte d'accusation de Kony par la CPI explique pourquoi la LRA n'a pas signé le pacte de paix de Juba, en faisant valoir que la paix dans le nord de l'Ouganda est partie parce que des mandats d'arrêt ont été délivrés par la CPI.
Kony objectif

«Sans le mandat d'arrêt contre Joseph Kony n'aura pas quitté le Soudan. Il ne fera jamais la paix, son but est d'enlever des enfants, torturer et tuer et c'est pourquoi il doit être arrêté ", M. Ocampo.
En 2006, Kony a été inculpé par la CPI pour crimes contre l'humanité, y compris les frais d'assassiner, l'asservissement, l'esclavage sexuel et de viol. Les États-Unis a classé la LRA comme un groupe terroriste et, récemment, le président Barack Obama a signé un projet de loi que les mandats des États-Unis à soutenir les efforts pour s'assurer que Kony n'est plus un problème dans la région.
M. Ocampo est dans le pays, entre autres pour assister à la première conférence d'examen du Statut de Rome qui a créé la CPI, qui ouvre à Munyonyo, à Kampala, lundi.



chef de l'ONU arrive en Ouganda pour examiner Cour internationale de justice
(AFP) - il ya 13 heures
KAMPALA - Royaume-chef des Nations Ban Ki-moon est arrivé dimanche dans la capitale ougandaise Kampala, à la veille d'une conférence chargée d'examiner la performance et le traité fondateur de la Cour pénale internationale.
Le secrétaire général de l'ONU ont pris part à un match de football entre les équipes à court, composé de délégués de la conférence et les victimes des conflits en Ouganda et en République démocratique du Congo.
Ban "Justice" équipe a perdu 1-0 contre les président ougandais Yoweri Museveni "Dignité" côté.
«Nous sommes ici pour montrer, d'une manière dynamique, notre solidarité avec les victimes de la guerre partout dans le monde", a déclaré M. Museveni.
Museveni et Ban étaient dus à prononcer des discours lundi matin à l'ouverture de la conférence, qui est la première occasion pour les États membres de la CPI à l'examen de la performance de la cour qui a commencé ses opérations il ya huit ans.
Prenant la parole en début de semaine, M. Ban a indiqué le tribunal basé à La Haye a déjà prouvé qu'il est plus qu'un tigre de papier ".
Mais la Cour a été confrontée à de nombreux obstacles dans les cas entrepris jusqu'ici.
Parmi les questions devant être examinées lors de la conférence, qui dure jusqu'à Juin 11, est une extension de la compétence de la Cour pour le crime d'agression.
Les délégués sont également tenus de publier une déclaration sur la façon d'améliorer la coopération entre la Cour et les services de sécurité des États membres

La circulation illicite des armes, une menace contre la paix

(Xinhuanet 29/05/2010)

La circulation illicite et la prolifération des armes en République démocratique du Congo (RDC) constituient une véritable calamité, une menace contre la et le dé veloppement intégral de l'homme et de la société.

Le vice-ministre congolais de l'Intérieur et de la Sécurité Gé orges Zuka a fait ce constat vendredi à Kinshasa, lors d'un atelier sur la mise en oeuvre du Programme d'action sur les armes légères et de petit calibre.

Il a souligné à cette occasion que le malheur de la RDC est d'avoir des hommes et des femmes qui utilisent des armes comme moyens de revendication et fonds de commerce, mettant la paix en cause et rendant le développement difficile.

De son côté, le secrétaire permanent de la commission nationale de contrôle des armes légères et de petit calibre et de réduction de violence armée, José Ikongo, les situations de conflit ou de criminalité imposent des coûts exhorbitants aux Etats, aux communaités et aix individus car, elles conduisent à la fermeture des écoles, détruisent les familles, entravent le bon fonctionnement des infrastructures, affaiblissent l'Etat de droit et empêchent l'aide humanitaire d'atteindre les populations en dé tresse.

Il a réaffirmé, en établissant un lien institutionnel entre sé curité et développement que la réduction de ces aemes favorisera une approche intégrée à la construction de la paix, après des multiples conflits que la RDC a connis. José Ikongo estime en outre que la RDC peut jouer un rôle central pour appréhender ce problème de prolifération des armes légères et de petit calibre et de réduction armée.

Bukavu: une tripartite RDC-Burundi-HCR pour le rapatriement des réfugiés

(Radio Okapi 28/05/2010)

Une rencontre tripartite entre le HCR, la RDC et le Burundi se tient depuis mercredi 26 mai 2010 à Bukavu. Objectif : mettre en place des modalités pratiques et un plan d’action pour démarrer les opérations de rapatriement des réfugiés burundais vivant en RDC et vice versa.

Lors de ces assises, le représentant burundais a indiqué que la paix retrouvée et les élections en cours au Burundi sont des raisons valables pour encourager les réfugiés burundais à retourner dans leur pays.

De son côté, le représentant congolais a estimé que le gouvernement s’attèle à préparer un cadre pour l’accueil et la réintégration des réfugiés vivant au Burundi, selon lui, estimés à 37 mille âmes.

Mme Ndaimbae, représentante régionale adjoint du HCR en RDC a expliqué les raisons de cette réunion : « Dans ce cadre là nous avons recensé 11 279 réfugiés burundais. Et sur ce nombre, 6020 ont exprimé l’intention de retourner au Burundi. C’est avec ce chiffre là que nous sommes en train de travailler pour faire notre planification et un plan d’opération pour pouvoir démarrer l’opération. »

Dans les années antérieures, le Congo était en guerre et au Burundi il y avait des troubles, il était donc impossible de parler de rapatriement en bonne et due forme, a-t-elle- souligné.


L’Avenir

Comme les Fdlr et la Lra, la Monuc s’accroche : A partir d’aujourd’hui on parlera de la Monusco

Il n’y a pas eu de coup de théâtre. Le mandat de la Monuc est prolongé. C’est ce qui ressort de la réunion des 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU. Ils ont voté vendredi dernier la prorogation du mandat de la Monuc jusqu’au 30 juin. La même réunion a approuvé un changement de mandat. D’une mission de paix, la force de l’Onu se mue en force de stabilisation du Congo. Ainsi donc, à partir de ce lundi 1er août 2010, on parlera de la Monusco (Mission des nations unies pour la stabilisation du Congo).

On peut lire dans la résolution 1925 : « Puisque la République Démocratique du Congo est entrée dans une nouvelle phase, le Conseil de sécurité décide qu’à partir du 1er juillet 2010, la mission s’appellera Mission des Nations Unies pour la stabilisation de la RDC » (Monusco). Par voie de conséquence le mandat de la Monusco est prorogé. La même réunion du Conseil de sécurité de l’Onu a décidé de la réduction des effectifs de cette mission. Dans cette même ligne d’idée, il a été décidé que d’ici le 30 juin 2010, 2000 casques bleus quitteront les « zones où les conditions de sécurité le permettent ».

Qu’est-ce qui a changé et à quoi doit-on s’attendre ? Il nous revient que du 1er juillet 2010 au 30 juin 2011, la Monusco se composera de 19.391. A cela, il faut ajouter sa composante « civile, judiciaire et pénitentiaire ». Dans ces effectifs, il faut dénombrer 760 observateurs militaires, 391 fonctionnaires de police militaire et 1050 membres d’unités de police. La résolution parle « d’un effectif maximal de 19.815 soldats ». Le Conseil de sécurité a également décidé que les forces militaires restent sur le territoire congolais (partout au Congo). Et il ajoute qu’il s’agit « d’effectifs militaires pouvant être rapidement redéployés ». Une partie sera concentrée l’Est du pays.

Au moment où on voudrait savoir ce que la Monuc a fait par rapport à sa mission, on ne doit rien attendre de particulier de la part de Monusco. La Monuc qui avait la mission de protéger les populations civiles, de désarmer et de rapatrier les groupes armés étrangers et nationaux, lorsqu’elle était accusée d’avoir failli à sa mission, elle rappelait à qui voulait l’entendre que la sécurité des populations c’est avant tout l’affaire de l’Etat. Quand donc la sécurité de la population devient une affaire de la Monuc ?

On a le même refrain dans la dernière déclaration des membres du Conseil de Sécurité. Ils rappellent sans ambages que le gouvernement congolais est « le premier responsable de la sécurité, de la consolidation de la paix et du développement dans le pays ». Sur ce point, à moins d’être dans le secret de la communauté internationale, rien n’a changé. Qu’est-ce qui a alors changé ? La Monusco, comme la Monuc hier, va apporter son aide d’appoint au gouvernement. De façon plus explicite, le Conseil de sécurité rappelle que le gouvernement doit non seulement protéger sa population, mais aussi désarmer les groupes armés. Au même moment, le Conseil de sécurité propose à la Rdc une difficile marche-arrière. Non seulement la Rdc doit rester « fermement engagées dans la protection des populations », mais aussi et surtout, insiste le Conseil de sécurité, « à promouvoir les solutions non militaires dans sa stratégie globale contre les groupes rebelles ». Il n’en fallait pas plus pour embrouiller le gouvernement congolais. Le Conseil de sécurité lui demande une solution non armée avec les groupes armés. Qu’est-ce qu’on entend par « groupes armés » ? S’il faut que la Rdc trouve des solutions non militaires avec les Lra et les Fdlr, c’est le comble. Pendant ce temps, dans leurs pays d’origine, le Rwanda et l’Ouganda ils n’ont aucun droit politique. On n’a jamais conseillé Kigali et Kampala des solutions non armées avec les Fdlr et la Lra.

Il est possible que le Conseil de sécurité ait en tête les groupes armés nationaux. Cela n’enlève rien au paradoxe de cette déclaration du Conseil de sécurité de l’Onu. Pourquoi seule la Rdc doit négocier et renégocier avec ses groupes armés alors ses deux voisins sont encouragés par le Conseil de Sécurité à les combattre. C’est dans ce cadre que la Lra et les Fdlr sont considérées comme des groupes terroristes. En Rdc on prend des individus qu’on juge à la Cpi et les groupes sont amnistiés.

A partir de ce 1er juillet, le mandat de la Monuc sera prorogé. « Une future reconfiguration de la MONUSCO sera déterminée en fonction de l’évolution de la situation sur le terrain », peut-on lire dans ladite résolution. Avant donc de passer de la Monuc à la Monusco, il y a des missions à remplir par le gouvernement - avec l’aide de la Monuc. Il s’agit d’achever les opérations militaires en cours au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et la province Orientale. Il s’agit encore « d’améliorer les moyens dont dispose le gouvernement congolais pour protéger efficacement la population et se doter d’une force à même de prendre la relève de la MONUSCO, de renforcer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire en mettant en place, dans les zones libérées, une administration territoriale et des organes garants de l’Etat de droit.

Tout le temps que la Monuc sera au chevet de la Rdc, ce pays sera aux yeux des investisseurs, un malade, un pays moins sûr. Il va de soi que les capitaux ne viendront pas en dépit des efforts du gouvernement pour l’amélioration du climat des affaires. Et pourtant, sans cette amélioration des affaires, le gouvernement avec son maigre budget ne se mettra pas au niveau que le Conseil de sécurité lui recommande. Ce discours selon lequel : « La Monuc est la mission de maintien de la paix la plus importante dans le monde avec 20.000 Casques bleus déployés. C’est aussi l’une des plus anciennes, puisqu’elle a été créée le 30 novembre 1999, par la résolution 1279 du Conseil de sécurité. Enfin elle est la plus couteuse ». Qui peut venir investir sérieusement dans ce pays qui donne l’impression d’être sous perfusion pendant longtemps.

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21/05/2010

RDC: Hausse des attaques de la LRA contre la poupulation civile

Des bureaux du HCR sur le terrain font état d’une hausse des attaques de
la LRA ces quatre derniers mois


Le HCR est préoccupé par les informations reçues depuis ses bureaux sur
le terrain, faisant état d’une hausse spectaculaire de la fréquence et
de la brutalité des attaques perpétrées contre les populations civiles
par le groupe armé ougandais connu sous le nom de LRA (Armée de
résistance du Seigneur) en République démocratique du Congo (RDC), au
Soudan et en République centrafricaine.

Entre le 20 mars et le 6 mai, au moins dix attaques ont été organisées
les hommes en armes de  la LRA dans six villages de la province du
Haut-Mbomou au sud de la République centrafricaine : Mboki, Agoumar,
Guerekindo, Bouete, Kitessa et Miskine. Les miliciens ont tué 36
personnes, brûlé de nombreuses maisons et provoqué la fuite de 10 000
personnes, dont 411 d’entre elles ont passé la frontière vers la RDC.
Ces personnes nouvellement déplacées se trouvent principalement dans les
villes de Bangassou, Rafai, Zemio et Mboki.

En RDC, la toute dernière attaque de grande ampleur menée par la LRA se
serait déroulée entre le 22 et le 26 février à Kpanga, à environ 60
kilomètres au nord de Niangara, dans le district de Bas-Uele (Province
Orientale) à l’est de la RDC. La LRA y aurait massacré près de 100
personnes, des hommes, des femmes et des enfants. Cette zone a été
affectée à de nombreuses reprises par les attaques de la LRA.

Au Soudan, les attaques de la LRA se sont produites pour la plupart dans
les régions Centre-Equateur et Ouest-Equateur bordant l’Ouganda, la RDC
et la République centrafricaine. Depuis août 2009, la LRA a mené de
nombreuses incursions, qui ont forcé à des transferts de réfugiés vers
des zones plus sûres, à des déplacements de la population locale et qui
ont sérieusement perturbé l’acheminement de l’assistance humanitaire. Le
6 avril, le groupe a mené un raid contre l’installation de réfugiés
d’Ezo Napere dans la région Ouest-Equateur, ayant causé la mort d’un
réfugié et en ayant blessé un autre. L’attaque a été repoussée par les
forces de police du Sud-Soudan.

Des bandes errantes de combattants de la LRA attaquent sans relâche des
villages sans défense situés dans des zones isolées dépourvues de routes
praticables et de communications. De ce fait, des atrocités commises par
des membres de la LRA restent ignorées durant de longues périodes.

L’épicente des atrocités commises par la LRA se situe dans les deux
districts de Haut-Uele et de Bas-Uele dans la Province Orientale en RDC
où, depuis décembre 2008, la LRA a massacré plus de 1 800 personnes,
enlevé quelque 2 500 personnes et déplacé 280 000 personnes, la majorité
d’entre elles en 2009. La LRA a également forcé près de 20 000 Congolais
à chercher refuge au Soudan et en République centrafricaine.

Au Soudan, la LRA aurait massacré 2 500 personnes et généré 87 800
déplacés internes, principalement dans les régions Centre-Equateur et
Ouest-Equateur.

La LRA, créée en 1986 en Ouganda, a établi son quartier général au
Soudan à partir de 1993. La LRA mène des attaques en RDC depuis 2005 et
plus au nord en République centrafricaine depuis 2009.

En République centrafricaine, l’équipe spéciale des Nations Unies sur la
question du déplacement interne, dont le HCR fait partie, organise la
livraison le plus rapidement possible d’eau potable et d’installations
sanitaires ainsi q
ue de services, de vivres, de bâches en plastique, de
couvertures, de nattes de couchage, de moustiquaires, d’ustensiles de
cuisine, de kits d'hygiène et de savon pour les personnes nouvellement
déplacées dans la province de Haut-Mbomou. Une mission d’évaluation
se rendra à Zemio ce week-end, où se trouvent des déplacés
centrafricains ainsi que des réfugiés de RDC. 


FIN

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