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10/04/2010

Alan Doss mis en quarantaine par les Gouvernement congolais

Alan Doss, le patron de la Monuc, pourrait quitter la RDC à la demande des autorités gouvernementales de Kinshasa

Les autorités de Kinshasa seraient sur le point de demander le départ du Représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu en RDC et patron de la Monuc, à en croire une démarche qu’aurait entreprise dans ce sans le représentant permanent du gouvernement congolais aux Nations Unies

Le gouvernement congolais a, par le truchement de son représentant permanent à l’Onu, demandé le départ du Congo-Kinshasa de l’actuel chef de la Monuc, M. Alan Doss. La semaine prochaine sera décisive pour la Monuc. Outre l’examen le 13 avril par le Conseil de sécurité du retrait de 2.000 Casques bleus à partir de juin 2010 de la partie Ouest de la RDC et de la reconfiguration de la Monuc, notamment à l’Equateur, il sera question de la visite en RDC, au Rwanda et en Ouganda des membres du Conseil de sécurité des Nations unies.

Il est signalé, cependant, que le gouvernement congolais envisagerait le départ avant juin 2010, du Représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu en RDC, M.  Alan Doss. Il serait proposé de le remplacé par le Français Jean-Marie Guéhenno, ancien Secrétaire général adjoint de l’Onu en charge des Opérations de maintien de la paix, ou par un diplomate belge dont le nom n’est pas encore révélé.

A cette requête de la RDC formulée par son représentant permanent à l’Onu, l’ambassadeur Ileka Atoki, le secrétariat général de l’Onu s’était gardé de tout commentaire, rapportent certaines sources. Il est temps que les responsables onusiens apprennent à parler correctement sur la RDC. « Si le Secrétaire général de l’Onu décidait de prolonger le mandat d’Alan Doss en RDC, cela poserait un problème », a déclaré le représentant permanent de la RDC, qui précisera aussitôt après en ces termes : « Il est reproché au chef de la Monuc, le népotisme, et une attitude empreinte de condescendance ».

Le gouvernement congolais n’a pas bien perçu les exigences des autorités de la Monuc de lier leur appui aux FARDC dans l’opération «Amani Leo» à l’application des sanctions contre les soldats suspectés de viols et autres abus. Cela serait à la base d’un flottement constaté au début de cette opération. Jusqu’à ce jour, le secrétariat général de l’Onu n’a pas encore réagi à la requête du gouvernement congolais, et dans les milieux de la Monuc, on se garde d’évoquer ce départ, encore moins d’en parler.

Pour rappel, le désengagement de la force de la Monuc aurait débuté à l’Equateur, principalement à Gbadolite au Nord-Ubangi et dans le Sud-Ubangi. Les violons se sont accordés entre les FARDC et la force de la Monuc au point que l’opération «Amani Leo» se déroule normalement sans accrocs dans le Kivu.

Louis-Paul Eyenga Sana/Le Potentiel

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