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24/03/2010

RDC: Les débats

Revue de presse du 28 mars 2010

Justice

Les magistrats en colère contre le gouvernement

Les prochains jours s’annoncent assez mouvementés entre les trois pouvoirs constitutionnels. Il s’agit du Législatif, de l’Exécutif et de la Justice. Pomme de discorde : le projet de loi portant modification du statut du magistrat. Une démarche initiée par le gouvernement à soumettre au Parlement et qui ne rencontre nullement le consentement des magistrats. En colère, ils ont décidé des « Journées sans justice », en attendant l’intervention du président de la République.

Politique nationale

 

Modification du statut des magistrats, Luzolo Bambi s’explique

Un magistrat condamné ou qui a séjourné en prison n’est pas digne de revenir siéger parmi ses collègues, a déclaré mardi le ministre de la Justice Luzolo Bambi Lesa au cours d’une conférence de presse à Kinshasa. Le ministre Luzolo réagissait à la position des magistrats refusant toute modification de leur statut comme le gouvernement le projette.

La Monuc planifie un retrait de 2.000 Casques bleus de la RDC

En attendant l’avis du Conseil de sécurité de l’Onu, la Monuc planifie d’ici fin juin 2010, un premier retrait d’environ 2.000 Casques bleus de la partie Ouest de la République démocratique du Congo.

Le retrait de la Monuc devient un sujet de chaud débat opposant l’Assemblée nationale et le gouvernement

 

 

Le débat autour du Plan de retrait de la Monuc de la RDC se corse au niveau des institutions du pays. En témoignent les perceptions qui ne s’accordent pas parfaitement sur la question entre l’Assemblée

nationale et le gouvernement avec risque de choc frontal.

Insécurité de plus en plus grandissante en province Orientale : nouvelle incursion de la LRA à Dungu

 

Cette incursion est intervenue vers 22 heures locales. Dans le quartier Bamokandi. La société civile locale l’attribue à des rebelles ougandais de la LRA.

 

Alan Doss encourage le Collectif des femmes de Goma

Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en RDC a reçu, lors de sa mission à Goma les 18-19 mars 2010, le Collectif des Associations Féminines pour le Développement au Nord Kivu (CAFED), qui a lui a remis un document de plaidoyer pour l’implication de la femme dans la sécurisation et la stabilisation à l’Est du pays.

30 juin : les Belges apprêtent un mémo " salé "


* Quant à la participation des militaires congolais à la fête nationale belge, Bruxelles dit définitivement " niet "
Il n'y a plus de polémique. La Belgique officielle participera bel et bien aux festivités du cinquantième anniversaire de l'indépendance de la RDC. Les lettres de confirmation ont été échangées entre le Palais de la Nation à Kinshasa et le Palais de Laeken à Bruxelles. La dernière est celle du Roi Albert II qui a été reçue à Kinshasa le week end dernier.

Les qualités méconnues du premier président de la RDC

24 mars 1969-24 mars 2010. Il y a 41 ans que le premier président la République démocratique du Congo, RDC, (30 juin 1960-23 novembre1965) quittait la terre des hommes. A l’approche du cinquantenaire de l’indépendance de la RDC, le devoir de mémoire, l’obligation morale et le devoir patriotique ne peuvent que nous amener à rétablir la vérité afin de redonner, dans l’histoire de ce pays, sa place à cet homme qu’on a jeté dans les oubliettes.

 

Le Potentiel

Justice

Les magistrats en colère contre le gouvernement

Les prochains jours s’annoncent assez mouvementés entre les trois pouvoirs constitutionnels. Il s’agit du Législatif, de l’Exécutif et de la Justice. Pomme de discorde : le projet de loi portant modification du statut du magistrat. Une démarche initiée par le gouvernement à soumettre au Parlement et qui ne rencontre nullement le consentement des magistrats. En colère, ils ont décidé des « Journées sans justice », en attendant l’intervention du président de la République.

Dans une déclaration faite à la presse, l’Intersyndicale des magistrats dénonce la décision du gouvernement portant modification de leur statut. Un projet de loi devrait être déposé devant l’Assemblée nationale. L’Intersyndicale évoque là une atteinte de l’Exécutif à l’indépendance de la magistrature et en appelle à l’arbitrage du chef de l’Etat pour faire échec à cette tentative.

Selon leur porte-parole, Me Thomas Utshudi, il s’agit là « d’une approche émotionnelle de certains acteurs politiques qui présentent des magistrats comme des hommes cyniques, jusqu’à entamer, gravement leur honneur et leur dignité ».

Il précise qu’il est « inadmissible dans une démocratie de voir le gouvernement monté le peuple contre ses juges ». Aussi, l’Intersyndicale des magistrats demande aux présidents de deux Chambres du Parlement, à savoir l’Assemblée nationale et le Sénat, ainsi qu’aux élus du peuple attachés à l’indépendance de la magistrature et à la séparation des pouvoirs de rejeter cette réforme mal conçue.

En effet, les magistrats s’insurgent contre la violation de la Constitution et le principe sacré d’innocence. Car dans ce projet de loi, la condamnation des magistrats est acquise même pour une infraction non intentionnelle, alors que jusque-là, cette condamnation n’était qu’administrative.

C’est ainsi que lors du Conseil des ministres du 17 mars 2010, le gouvernement a résolu de transmettre au Parlement un projet de loi modifiant la loi organique n0 06/020 du 10 octobre 2006. Ce projet de loi aurait tiré des conséquences plus strictes en matière de procédure de prise à partie. Notamment, « l’automaticité et l’immédiateté de la suspension du magistrat, avec privation de salaire, aussitôt l’intentement de cette procédure ; l’automaticité de la révocation en cas de condamnation pénale du magistrat à une peine d’emprisonnement qu’elle qu’en soit la durée ». – C’est justement là la cause de la levée des boucliers.

DEUX JOURS DE COLERE, UNE SEMAINE SANS TOGES

Joignant l’acte à la parole, l’Intersyndicale des magistrats a invité ses membres a décrété « deux jours de colère ». Du moins au niveau de Kinshasa pour protester contre ce projet de loi initié par le gouvernement. Si les dates ne sont pas encore fixées, il en sera sûrement question au cours de la semaine prochaine.

Mais à Matadi, chef-lieu de la province du Bas-Congo, les choses pourraient aller plus vite. Au cours de leur assemblée générale extraordinaire tenue samedi dernier, les magistrats du ressort de la Cour d’appel du Bas-Congo ont décidé d’observer une semaine sans toges, du 29 mars au 4 avril 2010.

Selon le secrétaire général du syndicat autonome des magistrats (Synamag-Bas-Congo), Patrice Emery Yalebe Ngamaware, les magistrats de cette province veulent manifester leur mécontentement contre ce projet de loi du gouvernement lié à la réforme de la magistrature.

Comme on peut le constater, cette menace pourrait être suivie dans les autres provinces. Ce qui sera une première dans l’histoire de notre pays.

Cependant, la question est celle de savoir si le gouvernement s’est inspiré des enseignements du président de la République pour proposer ce projet de loi. Ou a-t-il eu une réaction épidermique pour ne pas dire émotionnelle ?

L’on se souviendra que lors du 49ème anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance, le président de la République s’était attardé, dans son discours, sur la situation des magistrats. Il avait dit textuellement ceci : « J’ai, dans ce sens, depuis le 06 décembre 2007, dénoncé à maintes reprises la qualité préoccupante de la distribution de la justice dans notre pays.

Perçue à juste titre par le législateur comme garante de la paix civile et facteur indispensable à la stabilité politique ainsi qu’au développement économique et social, aujourd’hui, la justice est elle-même au banc des accusés. Abusant de l’indépendance liée pourtant à la délicatesse et à la noblesse de sa charge, le magistrat se rend lui aussi coupable de dol, de concussion, de corruption, voire des infractions de droit commun avec une facilité déconcertante.

Quant à moi, garant constitutionnel du bon fonctionnement des institutions, je suis déterminé à mettre fin à cet état de choses, avec le concours des instances attitrées. Dans cette perspective, j’entends tirer incessamment toutes les conséquences des conclusions des travaux de la Deuxième session extraordinaire du Conseil supérieur de la magistrature tenus à Kinshasa du 11 au 23 juin 2009. Il est temps que les opérateurs judiciaires choisissent leur camp ; celui de servir ou de martyriser davantage un peuple meurtri et éprouvé par plusieurs années de conflits et de violences ».

LES JUSTIFICATIONS DU MINISTRE DE LA JUSTICE

Réagissant à la colère des magistrats, le ministre de la Justice et Droits humains, le Professeur Luzolo Bambi Lessa a déclaré que « le projet de loi sur la disciplinarisation de la prise à partie transmis au Parlement constitue une innovation dans ce fait que tout magistrat condamné sera automatiquement exclu du corps, quelle que soit la durée de la condamnation ».

Il a d’autre part relevé que le comportement de certains magistrats laisse à désirer. Particulièrement ceux qui font l’objet de permutation initiée par le gouvernement et qui refusent de rejoindre leur lieu d’affectation. Face à ce comportement, le ministre a précisé au cours de son dernier point de presse que sur proposition du gouvernement, des sanctions exemplaires imminentes du Conseil supérieur de la magistrature seront prises à l’endroit de ces magistrats récalcitrants. Au demeurant, l’on assiste là à une nouvelle épisode au niveau de la Justice. Mieux, entre les trois pouvoirs constitutionnels. Jusqu’ où ira-t-elle ?...

Radio Okapi

 

Modification du statut des magistrats, Luzolo Bambi s’explique

Un magistrat condamné ou qui a séjourné en prison n’est pas digne de revenir siéger parmi ses collègues, a déclaré mardi le ministre de la Justice Luzolo Bambi Lesa au cours d’une conférence de presse à Kinshasa. Le ministre Luzolo réagissait à la position des magistrats refusant toute modification de leur statut comme le gouvernement le projette.

Luzolo Bambi s’est prononcé notamment sur la procédure de “prise à partie”, l’une des questions qui fâchent les magistrats dans le projet de loi du gouvernement. A ce sujet, le ministre de la Justice a fait sa mise au point.

Lorsqu’un magistrat est poursuivi devant la Cour suprême de justice pour dol ou concussion, il doit être automatiquement et immédiatement suspendu de ses fonctions avec privation de salaire, a précisé le ministre Luzolo.

En cas de condamnation pénale à une peine d’emprisonnement, quelle qu’en soit la durée, le magistrat doit être révoqué, a-t-il insisté.

Corruption

Tout en se réclamant défenseur des magistrats, le ministre Luzolo a affirmé que le projet de loi du gouvernement vise à combattre la corruption au sein de la magistrature.Selon lui, il n’est pas encore question de condamner qui que ce soit.Il s’agit juste de rendre disciplinaire la procédure de prise à partie .Luzolo Bambi a rappelé que la proposition du projet de loi portant modification du statut des magistrats est une prérogative du gouvernement. Il appartiendra au parlement de se prononcer sur la question le moment venu, a-t-il estimé.

Dénonciation

L’intersyndicale des magistrats a dénoncé dimanche la décision du gouvernement visant à transmettre au parlement un projet de loi modifiant la loi organique n°06/020 du 10 octobre 2006, portant statut des magistrats congolais.

Ce projet devrait tirer des conséquences plus strictes en matière de procédure de prise à partie, notamment l’automaticité et l’immédiateté de la suspension du magistrat, avec privation de salaire, aussitôt la procédure entamée; l’automaticité de la révocation en cas de condamnation pénale du magistrat à une peine d’emprisonnement quelle qu’en soit la durée.

Pour les magistrats, le projet de loi du gouvernement cache en réalité une volonté manifeste de chercher «à monter le peuple congolais contre ses juges» et en fait, à porter atteinte à leur indépendance. Ce qui est inadmissible, selon eux.

Les magistrats en ont appelé à l’arbitrage du Chef de l’Etat pour faire échec à cette tentative, selon les propos du porte-parole de leur intersyndicale Thomas Otshudi.

 

Le Potentiel

En attendant l’avis du Conseil de sécurité

La Monuc planifie un retrait de 2.000 Casques bleus de la RDC

Par Louis-Paul Eyenga Sana

En attendant l’avis du Conseil de sécurité de l’Onu, la Monuc planifie d’ici fin juin 2010, un premier retrait d’environ 2.000 Casques bleus de la partie Ouest de la République démocratique du Congo.

Se confiant à l’AFP, le directeur de l’Information publique de la Monuc, Kevin Kennedy, a déclaré : « La Monuc est obligée de faire la planification pour pouvoir faire face si jamais c’est la décision du Conseil de sécurité de l’Onu de retirer totalement les troupes d’ici fin 2011 ». Il a précisé qu’on planifie pour tout le contingent et cela ne veut pas dire que la décision est prise, mais il faut qu’on le fasse.

Le directeur de l’Information publique de la Monuc a, en outre, fait remarquer : « Faire bouger toutes ces troupes avec la logistique, cela ne se fait pas du jour au lendemain ». Avant de rappeler qu’une délégation du Conseil de sécurité est attendue mi-avril à Kinshasa pour finaliser les discussions avec les autorités gouvernementales avant de définir le nouveau mandat de la Monuc qui se termine le 31 mai 2010 lequel devrait être renouvelé pour un an.

« Le mandat actuel se termine fin mai. Il faudra que le Conseil tranche avant cela. La décision pourrait être prise d’ici mi-mai », a conclu M. Kennedy. La force de la Monuc se prépare donc à ce possible calendrier et a planifié un retrait des troupes en trois phases.

La première phase envisage le départ avant fin juin de 2.000 hommes basés notamment à l’ouest, au centre et au sud-est du pays. Dans une deuxième phase de la planification, 9.000 autres soldats seraient retirés d’ici fin 2010 de la Provinces Orientale, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Actuellement 95% des troupes de la Monuc sont concentrées dans ces trois provinces toujours instables en raison de la présence des FDLR et de la LRA.

Enfin une dernière phase prévoit le retrait des 9.000 militaires restant d’ici fin 2011, tout en envisageant cependant l’éventualité d’un maintien d’une force résiduelle au-delà de cette date.

Dans ce scénario de retrait, les phases sont ponctuées d’objectifs stratégiques à atteindre avec des points de repère sur la sécurité, comme la fin de la menace des groupes armés et la capacité de la Police et des FARDC pour imposer seules l’autorité de l’Etat et empêcher les violences armées.

Digitalcongo.net

 

Le retrait de la Monuc devient un sujet de chaud débat opposant l’Assemblée nationale et le gouvernement

 

 

Le débat autour du Plan de retrait de la Monuc de la RDC se corse au niveau des institutions du pays. En témoignent les perceptions qui ne s’accordent pas parfaitement sur la question entre l’Assemblée nationale et le gouvernement avec risque de choc frontal.

Pour prévenir tout dérapage dans la gestion du dossier lié au retrait de la Mission onusienne au Congo, le pouvoir Exécutif a décidé de s’impliquer dans Ie dossier. Ce dernier a été inscrit au rang des urgences de l’actuelle session parlementaire. Les élus du peuple tiennent à entendre l’Exécutif sur cette affaire sensible ainsi qu’à intervenir en amont. Tel était le voeu de l’Assemblée Nationale. Votre quotidien préféré s’est suffisamment étendu la démarche du deuxième pouvoir constitutionnel dans son édition n°4778 du 20 mars.

Il se fait malheureusement qu’un désagrément majeur semble s’annoncer sur le parcours. Pendant qu’au Palais du peuple l’on se prépare à convoquer le gouvernement, celui-ci a presque déjà célébré toute la messe sur la base des exigences imposées unilatéralement, c’est-à-dire sans s’en référer au pouvoir législatif, l’Exécutif national a réussi à mettre la Monuc en demeure.

En effet, selon des sources onusiennes, la Monuc prévoit le retrait de 2 mille soldats d’ici la fin du mois de juin. Cette planification s’inscrit dans une hypothèse de retrait total de tous les éléments armés de cette mission au plus tard fin 2011. Cela suivant le voeu exprimé par Kinshasa. Ainsi 2 mille hommes de troupe essentiellement basés à l’Ouest, au centre et au sud-­est du pays devraient quitter le pays d’ici quelques mois. Sous réserve, bien entendu, de la décision du Conseil de sécurité qui doit se prononcer sur l’exigence de Kinshasa.

Cette exigence justement pose un sérieux problème par rapport à l’option levée par l’Assemblée Nationale sur la question de la Monuc. Le gouvernement congolais tient à ce que dans la deuxième phase de planification, 9 mille soldats onusiens se retirent du pays d’ici fin 2010. Ce retrait va concerner cette fois la Province Orientale, les Nord et Sud Kivu. Enfin interviendra la dernière phase qui va concerner les 9 mille militaires restant d’ici fin 2011.

Comme tout le monde peut le constater, ce plan de désengagement est de nature à raviver toutes les craintes exprimées par l’opinion publique congolaise. Une large majorité au sein de cette opinion reste favorable au retrait de la Monuc après les futures échéances électorales prévues pour 2011.

A bien observer les choses, on serait tenté de conclure que les élus du peuple avaient raison d’éprouver une certaine crainte si jamais la question du retrait de la Monuc était laissée à la seule discrétion du gouvernement. Le plan de retrait avancé par des services onusiens démontre que les velléités souverainistes du gouvernement central l’ont emporté sur les exigences sécuritaires.

Car le vrai problème était de savoir jusqu’où il fallait concrètement aller avec la Monuc, suivant quelles modalités pratiques et quelle échéance. Il y a là un problème à la fois subtil et crucial. Subtil parce qu’il convient de trancher de manière presque définitive sur l’option à prendre. Trancher de manière consensuelle en impliquant toutes les instances de réflexion dans la prise de décision. L’Assemblée Nationale en particulier, première redevable au souverain primaire. Le problème est aussi crucial parce que le choix de l’option à prendre concernant le départ de la Monuc à une incidence particulière sur la survie de la nation.

Peut-on logiquement envisager le départ de 9 mille éléments de la Monuc au plus tard fin 2010 à l’Est? L’instabilité en pleine gestation dans cette partie du territoire national fait craindre le pire. En tout cas, il y a des étincelles en l’air entre le législatif et l’Exécutif. Le premier n’acceptera nullement de se voir tourné en bourrique par le dernier sur l’épineuse question du départ de la Monuc. A l’Est, la question est fort sensible et les élus du peuple ont des comptes à rendre. Sauront-­ils faire inverser la tendance et imprimer leur rythme en amont ? L’actuelle session nous le dira.

La Mission de l’Onu en République démocratique du Congo (Monuc) prend les devants et planifie le retrait du pays de ses 20.000 soldats d’ici fin 2011, dont 2.000 dès juin prochain, au cas où le Conseil de sécurité retiendrait ce calendrier, comme le souhaite Kinshasa. « La Mission est obligée de faire la planification pour pouvoir faire face si jamais c’est la décision », attendue en mai, du Conseil de sécurité de retirer totalement les troupes d’ici fin 2011, a expliqué le chef de l’information publique de la Monuc, Kevin Kennedy. Fin 2009, la Rdc a demandé à l’Onu un plan de retrait progressif de la Monuc, la plus importante force de maintien de la paix dans le monde présente depuis 10 ans dans l’ancien Zaïre. L’Onu a alors envisagé un retrait progressif sur trois ans.

Mais début mars, lors d’une visite à Kinshasa de l’adjoint du secrétaire général de l’Onu chargé des opérations de maintien de la paix, Alain Leroy, les autorités congolaises ont demandé un retrait total courant 2011, avec un premier départ de Casques bleus autour du 30 juin 2010 date à laquelle le pays fêtera le cinquantenaire de son indépendance.

Planification entamée par la Monuc du retrait de ses 20.000 casques bleus d’ici fin 2011

La force de la Monuc se prépare donc à ce possible calendrier et a planifié un retrait des troupes en trois phases, ont indiqué lundi des sources onusiennes. La première phase envisage le départ avant fin juin de 2.000 hommes basés notamment à l’ouest, au centre et au sud-est du pays. Dans une deuxième phase de la planification, 9.000 autres soldats seraient retirés d’ici fin 2010 de la Provinces Orientale (Nord-Est), du Nord-Kivu et du Sud-Kivu (Est).

Actuellement 95% des troupes de la Monuc sont concentrées dans ces trois provinces toujours instables en raison de la présence de plusieurs groupes, comme les rebelles hutu des Forces démocratiques de libération du Rwanda (Fdlr). Enfin une dernière phase prévoit le retrait des 9.000 militaires restant d’ici fin 2011, tout en envisageant cependant l’éventualité d’un maintien d’une force résiduelle au-delà de cette date.

Dans ce scénario de retrait, les phases sont ponctuées d’objectifs stratégiques à atteindre avec des points de repère sur la sécurité, comme la fin de la menace des groupes armés et la capacité de la police et de l’armée congolaises pour imposer seules l’autorité de l’état et empêcher les violences armées.

« On planifie pour toutes les contingences. Parce qu’en effet, s’il y a un retrait important de troupes, il faut commencer la planification. Le fait que l’on planifie, cela ne veut pas dire que la décision est prise, mais il faut qu’on le fasse », a expliqué M. Kennedy. « Il faut travailler sur des hypothèses. Pour faire bouger toutes ces troupes avec la logistique, ça ne sa fait pas du jour au lendemain. Il y a toute une chaîne de procédures, d’action qui doivent être faites », a-t-il ajouté.

Une délégation du Conseil de sécurité doit se rendre mi-avril à Kinshasa pour finaliser les discussions avec le gouvernement congolais avant de définir le nouveau mandat de la Mission, qui devrait être renouvelé pour un an. « Le mandat actuel se termine fin mai. Il faudra que le Conseil tranche avant cela. La décision pourrait être prise d’ici mi-mai », selon M. Kennedy. La Monuc apporte actuellement un appui logistique à différentes opérations de l’armée congolaise contre des groupes armés et rebellions comme les Fdlr, principalement dans l’est du pays.

 

Digiatlcongo.net

 

Insécurité de plus en plus grandissante en province Orientale : nouvelle incursion de la LRA à Dungu

 

Cette incursion est intervenue vers 22 heures locales. Dans le quartier Bamokandi. La société civile locale l’attribue à des rebelles ougandais de la LRA.

Des hommes armés identifiés comme les rebelles de la LRA ont fait irruption dans  la nuit de samedi à dimanche au quartier Bamokandi, entre l’aérodrome et la cité de Dungu, à 780 kilomètres au nord-est de Kisangani.

D’après le président de la société civile locale, ces rebelles ougandais de la LRA ont   volé du riz. Ils ont également enlevé une jeune femme qui a réussi par la suite à s’échapper.

Ces derniers traînaient derrière eux trois otages dont une adolescente de 13 ans. Ils ont réussi à piller du riz dans quelques ménages.

La même source affirme que cette dernière a profité du retrait désordonné des assaillants dans la brousse  pour s’échapper au moment où la population commençait à crier au secours.

Dans leur fuite, les rebelles ont emmené une fille de 20 ans. Cette dernière a également pris le large dans la confusion qui s’en est suivie. Finalement, les rebelles sont partis avec deux otages.

Toujours selon la même source, les habitants de Bamokandi, pris de psychose, ont passé la nuit à la belle étoile, craignant une éventuelle attaque des LRA, supposés se trouver dans les environs immédiats de leurs habitations.

Tout en réalisant la peur qui gagne la population, le commandant de la 9 région militaire estime qu’il est  fort possible que cette incursion soit l’œuvre de bandits et non de véritables rebelles.

Le général Kifua pense que des bandits sont capables de se faire passer pour les LRA. Il dit attendre les résultats de l’enquête en cours menée par les Fardc pour déterminer les auteurs de cet acte d’insécurité.

 

Monuc.org

 

Alan Doss encourage le Collectif des femmes de Goma

 


Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en RDC a reçu, lors de sa mission à Goma les 18-19 mars 2010, le Collectif des Associations Féminines pour le Développement au Nord Kivu (CAFED), qui a lui a remis un document de plaidoyer pour l’implication de la femme dans la sécurisation et la stabilisation à l’Est du pays.


Au programme de sa visite de travail de deux jours au Nord Kivu, les 18-19 mars, le chef de la MONUC a tenu à rencontrer les représentantes des femmes de la province, au moment où s’ouvrait à Kinshasa la première édition de la foire « Paix et Egalité des Chances dans un Congo Cinquantenaire » à la FIKIN.
Le CAFED/Nord Kivu lui a remis à cette occasion un « Document de plaidoyer provincial sur l’implication de la femme dans la sécurisation et la stabilisation de l’Est de la République démocratique du Congo », un document dans lequel les femmes membres de CAFED se sont engagées à travailler pour la consolidation de la paix à travers différents projets.La porte parole du CAFED/Nord Kivu a également brossé à Alan Doss les conséquences sur les femmes des conflits récurrents à l’Est de la RDC. Elle a relevé le fait que les femmes congolaises, bien que principales victimes de ces conflits, ne restent pas passives, et œuvrent considérablement pour la restauration de la paix.
Afin que les résolutions 1325 et 1820 du Conseil de Sécurité ne restent pas lettre morte au Nord Kivu, elles ont élaboré des recommandations adressées au gouvernement provincial, à l’Assemblée provinciale, à la communauté internationale et aux pays amis de la RDC. Elles ont demandé à cet effet au Représentant spécial « d’être leur porte parole aux Nations Unies pour transmettre leurs doléances et les six recommandations » qu’elles ont établies:« - Accompagner et maitriser tous les groupes armés nationaux et étrangers qui déstabilisent la paix et la sécurité dans les provinces du Nord et du Sud Kivu; - Continuer à soutenir les efforts de stabilisation, de sécurisation et de reconstruction des provinces du Nord et du Sud Kivu;
- Fournir des efforts dans le cadre de la lutte contre la circulation et la prolifération des armes légères et de petit calibre; -Accompagner le programme de ramassage des armes détenues illégalement par la population civile; - Décourager les multinationales originaires des pays amis de la RDC qui exploitent illégalement les minerais au détriment de la population civile; - (et) Faire pression sur le Rwanda pour une ouverture politique pour permettre le retour des miliciens rwandais qui tiennent la population civile en otage dans plusieurs villages du Nord Kivu et du Sud Kivu. »
Le SRSG a, pour sa part, reconnu le rôle primordial que doivent jouer les femmes dans la restauration de la paix dans cette région. Toutefois, du fait de leur sous-représentation dans de nombreux secteurs d’activités, les « femmes, premières victimes de la guerre, sont souvent marginalisées dans les processus de paix » a dit Alan Doss.Le Chef de la MONUC a fait savoir aux femmes du Nord Kivu que leur travail de pacification, au quotidien, dans les villages et les communautés, est essentiel pour la réconciliation. Il les a encouragé à poursuivre leurs efforts pour la stabilisation, et à continuer d’être des militantes dans tous les forums: « La participation de la femme rend le processus de paix durable. Je vous souhaite courage, persévérance, et plein succès avec l’appui de la MONUC » a conclu Alan Doss

 

Forum des As

 

30 juin : les Belges apprêtent un mémo " salé "


* Quant à la participation des militaires congolais à la fête nationale belge, Bruxelles dit définitivement " niet "
Il n'y a plus de polémique. La Belgique officielle participera bel et bien aux festivités du cinquantième anniversaire de l'indépendance de la RDC. Les lettres de confirmation ont été échangées entre le Palais de la Nation à Kinshasa et le Palais de Laeken à Bruxelles. La dernière est celle du Roi Albert II qui a été reçue à Kinshasa le week end dernier.
Tournant le regard vers l'avenir immédiat, Bruxelles s'attèle d'ores et déjà à la préparation du voyage du roi Albert II qui devrait passer deux jours à Kinshasa.

Dans sa suite, les Congolais attendent également de recevoir du beau monde. Outre le Premier Ministre et le Ministre des Affaires étrangères, Pieter De Crem, ministre belge de la Défense, a également été invité - malgré sa dernière déconvenue avec son gouvernement, le Parlement et la classe politique de son pays suite à l'invitation " verbale " et " protocolaire " qu'il avait lancée à son homologue congolais ainsi qu'à un contingent militaire congolais pour participer aux manifestations de la fête nationale belge le 21 juillet prochain. A ses côtés, De Crem devra compter le " patron " de l'armée belge, c'est-à-dire le correspondant, en Belgique, du Chef d'état-major des FARDC, celui-là même sur qui les Belges ont eu à déverser des propos peu recommandables.
Cette importante délégation traduit, il faut le souligner, le souhait du Gouvernement congolais à travers la lettre d'invitation adressée aux Belges. A Bruxelles, cependant, on ne voit pas les choses dans ces dimensions. Ici, l'on souhaite une délégation de taille " raisonnable ". Traduction : " il faudra certainement opérer un tri douloureux entre tous les candidats au voyage ", écrit Colette Braeckman sur son blog. Pourrait également être revue la durée de la visite du Roi qui doit être de 48 heures, ainsi que le programme de la visite. Les services belges mettent également un point d'honneur sur les conditions de sécurité.
Même minutie également - et surtout - côté politique. Si les bousculades se sont estompées autour de cette visite, le Premier ministre Yves Leterme a annoncé au Parlement qu' " une note de politique africaine " va bientôt y être présentée au nom du gouvernement. Une note salée pour les Congolais si l'on en juge par le contenu annoncé. Il s'agirait, en effet, des principaux points de la politique belge, du souhait de Bruxelles de voir les élections se dérouler en 2011, des soucis belges sur la question des droits de l'homme et l'exigence de mesures efficaces contre la corruption.
La feuille de route augure, certainement, des moments chauds sous la tribune d'honneur pendant les manifestations du 30 juin. A ce jour, Kinshasa n'a jamais réagi au débat belgo-belge sur la question, mais le Gouvernement ne manquera, certainement, pas d'exprimer sa position, surtout au regard de la symbolique que revêtira la date du 30 juin 2010.

Soldats congolais à la fête nationale belge ? Bruxelles dit " niet "
Rencontres de toutes les réconciliations dit-on ? En tous cas, le 30 juin prochain promet d'imprimer une dimension bien particulière aux relations belgo-congolaises. A moins d'un dernier sursaut d'orgueil, les choses promettent de ne pas évoluer vers la confirmation de la normalisation entre Kinshasa et Bruxelles. Ces deux dernières semaines ont tellement chargé les arguments d'ici et là qu'un clash ne serait pas surprenant.
En attendant, à Bruxelles une page est définitivement tournée dans cette affaire des visites croisées pour les fêtes nationales. Yves Leterme a définitivement fait savoir qu'il ne sera pas question que des militaires congolais défilent, le 21 juillet 2010 à Bruxelles, lors de la fête nationale belge. Le 321ème bataillon des FARDC proposé pour cela n'aura qu'à se remémorer de l'encadrement des instructeurs belges qui en ont fait l'embryon de la " force de réaction rapide".
Pour ce refus, les Congolais ne s'en étonneront certainement pas, puisqu'il n'est pas le premier du genre. Après la première guerre mondiale déjà, les Congolais de la Force Publique furent les seuls à se voir refuser une invitation à défiler aux côtés des troupes alliées lors des grandes célébrations de la Libération, rappelle notre consœur Colette Braeckman qui sait qu'ils avaient cependant obtenu de grandes victoires, en Abyssinie notamment. " Mais il n'était pas question de les amener en Belgique car, disait on à l'époque, cela pourrait leur donner des idées… ", commente encore notre consœur qui a le mérite d'être toujours complète dans rédactions. Elle ajoute, en effet, que ces anciens combattants, à l'inverse des "indigènes" de la France ou d'autres puissances coloniales, n'ont jamais perçu de pension et doivent se contenter de quelques sacs de manioc distribués par l'ambassade de Belgique à Kinshasa

 

Le Potentiel

Les qualités méconnues du premier président de la RDC

Par DIOSSO OLIVIER

24 mars 1969-24 mars 2010. Il y a 41 ans que le premier président la République démocratique du Congo, RDC, (30 juin 1960-23 novembre1965) quittait la terre des hommes. A l’approche du cinquantenaire de l’indépendance de la RDC, le devoir de mémoire, l’obligation morale et le devoir patriotique ne peuvent que nous amener à rétablir la vérité afin de redonner, dans l’histoire de ce pays, sa place à cet homme qu’on a jeté dans les oubliettes. Ce, dès le coup d’Etat perpétré le 24 novembre 1965 par Joseph-Désiré Mobutu jusqu’à ce jour. Sa timide réhabilitation par l’érection, à Kinshasa, d’une stèle en sa mémoire ne serait que, selon certains analystes, de la poudre aux yeux de ceux qui croient aux vertus cardinales de Kasa-Vubu.

Qui était réellement Joseph Kasa-Vubu pour que l’on traite de la manière que l’on sait ? Un citoyen pratiquement ordinaire, devenu président de la République, qui n’a rien fait pour son pays et le peuple congolais. Beaucoup de compatriotes, surtout les jeunes, ignorent l’histoire de cet homme d’Etat au sens aigu de responsabilités. Joseph Kasa-Vubu n’était pas un assoiffé de pouvoir. C’était un homme d’Etat, au sens plein du terme. Pour des raisons d’ordre politique, on a voulu délibérément l’effacer de l’histoire en falsifiant celle-ci. On l’accuse de tous les noms d’amorphe, d’incompétent et autres. Alors que tous ces qualificatifs sont l’œuvre de ses détracteurs. Pourtant, il a démontré, au travers de sa vie, les valeurs (opiniâtreté, rigueur dans la gestion de la chose publique, simplicité, honnêteté…) de l’homme, du père, du président, et d’un pays qu’est la République démocratique du Congo.

KASA-VUBU : NATIONALISTE ET SAPEUR-POMPIER

Le président Joseph Kasa-Vubu, a été l’exemple même de l’intégrité politique et humaine. Il est le symbole de la lutte contre l’immoralité. Il est connu comme un homme intègre, qui ramenait l’argent de l’Etat après un séjour à l’étranger et de justifiait devant l’Assemblée nationale chacune de ses dépenses. Il faut le faire ! En outre, Joseph Kasa-Vubu était toujours présent là où le besoin se faisait sentir. On lui dénie le fait d’être nationaliste. Mais c’est mal connaître le premier président de la République. Pour ne donner que cet exemple : avant l’accession du pays à la souveraineté nationale et internationale, il a exigé la présence de Patrice-Emery Lumumba à la Table ronde de Bruxelles, alors que ce dernier était en prison à Jadothville, actuellement Likasi, dans la province du Katanga. Il convient de faire remarquer que Kasa-Vubu n’était pas tribaliste. Il a travaillé avec tout le monde. Même son aide de camp, le général Nyamakoso, n’était ni Muyombe comme le président ni de la province du Bas-Congo.

Même avant l’indépendance, il se présentait en sapeur-pompier à travers la RDC pour étendre les brasiers allumés souvent par les hommes politiques. Il a été, par exemple, au Kivu pour essayer de régler le différend Hema-Lendu ; au Kasaï, il a apaisé les esprits des Luba et des Lulua ; au Katanga et au Bandundu pour la même démarche. Et la population qui l’accueillait l’acclamait par le vocable «roi». Il était souvent consulté pour ses sages conseils.

Son héritage est souvent occulté au profit d’autres hommes politiques de l’époque.

En tout cas, le 24 novembre 1965 est la date du début des malheurs du peuple congolais. Il est donc temps d’enseigner à nos enfants la vraie histoire de notre pays et de ses dirigeants. Un hommage mérité devra être rendu à Joseph Kasa-Vubu qui a contribué de façon décisive à l’indépendance du Congo.

KASA-VUBU : UN MODELE, LA VOIE OBLIGEE PAR LAQUELLE UNE NATION SE CONSTRUIT

Ci-dessous, un bon témoignage sur Joseph Kasa-Vubu contenu dans le message de l’Association des Anciens élèves des pères de Scheut (Adapes) dont le premier président de la République fut le premier secrétaire général en 1946. C’était à l’occasion du 45ème anniversaire de l’indépendance du pays le 30 juin 2005.

«Au moment où la RDC entre dans la 45ème année depuis son accession à l’indépendance le 30 juin 1960, il nous est un devoir impérieux de raviver le souvenir d’un grand Adapessien dont le destin se confond avec celui du Congo indépendant et qui marquera l’histoire nationale en tant que héros de l’indépendance, d’abord et premier président de la RDC, ensuite. En évoquant la mémoire de celui qui fut le tout premier secrétaire général de l’Adapes, notre esprit tressaillit à la pensée que cet immense homme d’Etat, ce géant de la lutte pour l’indépendance soit justement le président Kasa-Vubu, un modèle d’Adapessien possédant une vaste culture classique, un jugement sûr et un sens patriotique élevé.

Parler de lui en cet instant où la RDC entame une étape cruciale de son histoire, c’est fixer les générations futures, en prenant le président Kasa-Vubu pour modèle, la voie obligée par laquelle une nation se construit. Un peuple se découvre à lui-même à travers des archétypes qui les façonnent à leur image et marquent l’avancée vers la maîtrise de son destin.

En effet, le président Kava-Vubu était un homme qui abhorrait l’outrance et le discours enflammé très prisé à l’époque des indépendances. Très équilibré intellectuellement par sa modération et son esprit logique. C’est un homme d’Etat qui appréhendait la dimension morale de la politique et refusait les compromissions dégradantes auxquelles le pouvoir conduit parfois ceux qui ne voient dans l’autorité qu’une occasion de puissance et d’enrichissement rapide.

Il était un homme de dialogue et de tolérance dont la présence, aujourd’hui, aurait comblé les esprits épris de paix, de concorde nationale et de dialogue démocratique. Voilà, au nom de la confédération des Associations des anciens élèves des pères de Scheut, l’hommage que nous rendons à l’un des nôtres que histoire universelle a déjà consacré dans sa réelle dimension humaine, politique et culturelle».

 

14:23 Publié dans Rédaction | Lien permanent | Commentaires (0)

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