Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

22/03/2010

Masti Notz coordonnatrice de l'UNHCR au Nord Kivu explique

A bâtons rompus avec  Mme Masti Notz, coordonnatrice du HCR Nord Kivu

 

‘’ Les déplacés ne sont pas des enfants, ils savent quand ils vont partir’’

 

 

Créé le 14 décembre 1950 par l’Assemblée Générale des Nations Unies, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) a pour mandat de coordonner l’action internationale pour la protection des réfugiés et de chercher des solutions aux problèmes  des réfugiés dans le monde. Avec pour tout premier but de sauvegarder les droits et le bien-être des réfugiés. En République Démocratique du Congo, l’UNHCR travaille d’arrache pied depuis de nombreuses années. Dans ce tête à tête avec Mme Masti Notz, nous abordons essentiellement les problèmes ayant trait aux déplacéx congolais, des retournés volontaires, des refugiés rwandais en RD C, des refugiés congolais au Rwanda et ceux qui vivent en Ouganda et Burundi. Nous avons abordé de la nouvelle donne ayant trait à la tripartite entre le Rwanda, la RDC et le HCR.

Que fait-on plus precisément au HCR ?

 

 Le HCR est une branche des Nations Unies qui s’occupe exactement des réfugiés. Son mandat est la protection des réfugiés, c’est-à-dire une personne qui craindrait avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection des réfugiés de ce pays… Voilà en quelques mots le type des gens que le HCR prend en compte.

Les Principes de base de HCR

 

Le HCR s’occupe aussi des problèmes internes des déplacés internes, parmi beaucoup d’autres agences des Natios Unies. Rappelons le que le HCR  s’occupe de la protection et de bien-être des déplacés tant qu’avec les réfugiés.

Nous sommes donc mandatés à nous occuper du retour des réfugiés dans leur pays d’origine. C’est dans ce sens que le HCR venait de participer au Tripartite RDC-HCR et le Rwanda. C’est sur une invitation du gouvernement Rwandais et conformément aux recommandations de la deuxième réunion du groupe de Travail Technique Tripartite entre la République du Rwanda, la République Démocratique du Congo et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés tenue à Goma du 14 au 15 avril 2009, il s’est tenu à Kigali la première réunion de la commission Tripartite entre la République du Rwanda, la République Démocratique du Congo et le Haut Comissariat des Nations Unies pour les Réfugiés pour la signature des accords tripartites relatifs au rapatriement volontaire des réfugiés congolais vivant en République du Rwanda et des réfugiés rwandais vivant en République Démocratique du Congo.

Parlons un peu des déplacés internes de la province du Nord Kivu : Combien des déplacés gérez ous ? Il y a deux sortes des  déplacés internes : ceux qui vivent dans des camps et ceux qui vivent dans des familles d’accueil. Le HCR s’occupe de ceux là qui vivent dans des camps. Pour le moment à Goma, il n’y aqu’un seul camp ouvert, c’est celui de Mugunga III et d’autres camps sur l’axe Nyanzale et Kitchanga, Rutshuru et Masisi, c’est –à-dire au moins plus de 7 camps.

‘’L’acord régissant le rapatriement des réfugiés congolais ne concerne que les réfugiés congolais enregistrés par le gouvernement rwandais et le HCR. Ceux-ci sont au nombre de  53.362 personnes. Le gouvernement congolais se réserve le droit  d’identifier et vérifier  l’origine des candidats au rapatriement, selon les modalités à être discutées. Afin de faciliter cette identification, le HCR fera un recensement des candidats au rapatriement volontaire, basé sur des interviews individuelles, pour détermnier leurs lieux d’origine, de retour et de dernière résidence (jus qu’au niveau de « localité »), leurs besoins particuliers, etc. Ceci permettra également au gouvernement congolais de mieux préparer les conditions  opour leur rapatriement en toute sécurité et dignité.

Des conditions d’accueil des Réfugiés volontaire

Quels sont les réfugiés reconnus par le HCR ? Est-ce un rapatriement forcé ou volontaire ?

 

Un groupe de travail Tripartite est établi pour élaborer – avant la fin mai 2010 quand la Commission  Tripartite se réunira à nouveau une proposition de modalités pratiques qui géreront le rapatriement des réfugiés congolais au Rwanda et des réfugiés rwandais du Congo. Le calendrier pour le rapatriement effectif des réfugiés dépendra de l’évolution de la situatyion sécuritaire dans les zones de retour.  La Commision Tripartite se réunira tous les 6 mois pour visiter à la bonne exécution du processus de rapatriement des réfugiés rwandais et congolais.

La Commission Technique Pacification et Réconstruction (CTPR) assureront la participation de toutes les communautés concernées aux différentes étapes du processus de rapatriement volontaire, afin que ceci constitue un facteur de consolidation de la paix. Les parties mèneront le processus de rapatriement volontaire de manière progressive, ordonnée, dans des conditions de respect de la dignité et de la sécurité des personnes  concernées, et ce, dans un environnement sécurisé qui se prête à un retour durable. L’évaluation des conditions de sécurité appropriées en vue du retour sera la responsablité du Gouvernement congolais en consultation avec les acteurs pertinents.

Toutefois le droit au nretour et notamment le caractère volontaire est un principe inaliénable du ndroit international. Les deux pays se sont engagés à rechercher des solutions durables popur les réfugiés se trouvant sur leurs territoires respectifs, qui ne souhaitent pas se rapatrier pouir le moment, en conformité ave »c leurs législations respectives et les dispositions applicables du droit international.

Aussi, il faudrait notyer que la question du retour des réfugiés est cruciale pour une évolution sociale intégrée à l’Est de la RDC. C’est pourquoi elle doit intéresser topus les congolais, qui devraient l’aborder avec sérénité, une attitude d’ouverture et un esprit d’optimisme pour un  avenir paisible et heureux ndu pays, dans son ensemble.

Il n’ya jus qu’à ce jour aucun chiffre déterminant le nomnbre des réfugiés rwandais en RDC. Comment peut-on expliquer cela ?

 

Mme Masti Notz, répond en ces termes : ‘’ C’est parcequ’ils sont dans des zones inaccesibles. Ils n’habitent pas dans des camps. Mais pour ceux qui sont canddidats au rapatriement nous nous en occupons des civils et la Monuc s’occupe des militaires. Qaund ils arrivent au Rwanda, ils restent un moment dans des camps, mais d’autres rentrent directement chez eux. Là, avant de partir, ils y sont enrégistrés, et ils sont libres et reçoivent des kits de réinsertion.’’

En général, aucun canevas n’est pas disponible. Ce n’est pas vraiment le moment de parler calendrier. Il sera fait. Il ya déjà cette commission qui travaille. Nous allons bien préparer leur retour en toute sécurité.

La sécurité sociale des réfugiés rentrant qu’en dites-vous ?

Je suis là depuis le mois de juin 2009, la sécurisation dans les Kivu, s’est beaucouop améliorée. Si vous prenez Rutshuru. .

La majorité des gens sont déjà fretopurnés dans des zones, où ils ont trouvé eux-mêmes que la sécurité y est. La sécurité va beaucoup mieux qu’avant. Mais 115.000 personnes sont encore dans des campps, en dehors de ceux qui habitent les familles d’accueil. Les déplacés ne sont pas des enfants. Ils savent très bien quand ils vont partir.

Un mot sur la violence sexuelle. Pour Mme Masti Notz, c’est un problème majeur, ce n’est pa sun problème dans lequel, il faudrait trouver une solution hâtive ou tout de suite. C’est un problème de longue haleine.

Le 17 février 2010, à minuit le Ministre Congolais de l’Intérieur, M. Célestin Mbuyu Kabango, le Secrétaire d’Etat rwandais pour le Développement et des Affaires Sociaux, Mme Christine Nyatani, et le Représentant Régional du HCR, M. Mohamed  Boukry, ont signé deux accords tripartites définissant le cadre légal et opérationnel du rapatriement volontaire des bréfugiés congolais et rwandais vers leurs pays d’origine respectifs. Deux réunions avaient précédé celle-ci : une première en 2008 et une deuxième en avril 2009, afin de permettre aux trois parties de mener des amples consultations. La signature de ces accords a été le fruit de longues négociations, et offre un cadre légal et opérationnel pour le rapatriement pacifique des réfugiés congolais au Rwanda et des réfugiés rwandais au Congo.

 

Propos recueillis par le Pasteur Tshibangu

20:56 Publié dans Rédaction | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Masti Notz Chef de la Sous délégation de l'UNHCR Nord Kivu explique
A bâtons rompus avec Mme Masti Notz, Chef de la Sous délégation du HCR Nord Kivu

‘’ Les déplacés ne sont pas des enfants, ils savent quand ils vont partir’’


Créé le 14 décembre 1950 par l’Assemblée Générale des Nations Unies, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) a pour mandat de coordonner l’action internationale pour la protection des réfugiés et de chercher des solutions aux problèmes des réfugiés dans le monde. Avec pour tout premier but de sauvegarder les droits et le bien-être des réfugiés. En République Démocratique du Congo, l’UNHCR travaille d’arrache pied depuis de nombreuses années. Dans ce tête à tête avec Mme Masti Notz, nous abordons essentiellement les problèmes ayant trait aux déplacés congolais, des retournés volontaires, des réfugiés rwandais en RD C, des réfugiés congolais au Rwanda et ceux qui vivent en Ouganda et Burundi. Nous avons abordé de la nouvelle donne ayant trait à la tripartite entre le Rwanda, la RDC et le HCR.
Que fait-on plus précisément au HCR ?

Le HCR est une branche des Nations Unies qui s’occupe exactement des réfugiés. Son mandat est la protection des réfugiés, c’est-à-dire une personne qui craindrait avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection des réfugiés de ce pays… Voilà en quelques mots le type des gens que le HCR prend en compte.
Le HCR s’occupe aussi des problèmes internes des déplacés internes, parmi beaucoup d’autres agences des Natios Unies. Rappelons le que le HCR s’occupe de la protection et de bien-être des déplacés tant qu’avec les réfugiés.

Contribution au retour des réfugiés et déplacés internes

Nous sommes donc mandatés à nous occuper du retour des réfugiés dans leur pays d’origine. C’est dans ce sens que le HCR venait de participer au Tripartite RDC-HCR et le Rwanda. C’est sur une invitation du gouvernement Rwandais et conformément aux recommandations de la deuxième réunion du groupe de Travail Technique Tripartite entre la République du Rwanda, la République Démocratique du Congo et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés tenue à Goma du 14 au 15 avril 2009, il s’est tenu à Kigali la première réunion de la commission Tripartite entre la République du Rwanda, la République Démocratique du Congo et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés pour la signature des accords tripartites relatifs au rapatriement volontaire des réfugiés congolais vivant en République du Rwanda et des réfugiés rwandais vivant en République Démocratique du Congo.
Parlons un peu des déplacés internes de la province du Nord Kivu : Combien des déplacés gérez vous ? Il y a deux sortes des déplacés internes : ceux qui vivent dans des camps et ceux qui vivent dans des familles d’accueil. Le HCR s’occupe de ceux là qui vivent dans des camps. Pour le moment à Goma, il n’y a qu’un seul camp ouvert, c’est celui de Mugunga III et d’autres camps sur l’axe Nyanzale et Kitchanga, Rutshuru et Masisi.
‘’L’accord régissant le rapatriement des réfugiés congolais ne concerne que les réfugiés congolais enregistrés par le gouvernement rwandais et le HCR. Ceux-ci sont au nombre de 53.362 personnes. Le gouvernement congolais se réserve le droit d’identifier et vérifier l’origine des candidats au rapatriement, selon les modalités à être discutées. Afin de faciliter cette identification, le HCR fera un recensement des candidats au rapatriement volontaire, basé sur des interviews individuelles, pour déterminer leurs lieux d’origine, de retour et de dernière résidence (jusqu’au niveau de « localité »), leurs besoins particuliers, etc. Ceci permettra également au gouvernement congolais de mieux préparer les conditions pour leur rapatriement en toute sécurité et dignité.
Des conditions d’accueil des Réfugiés volontaire
Quels sont les réfugiés reconnus par le HCR ? Est-ce un rapatriement forcé ou volontaire ?

Un groupe de travail Tripartite est établi pour élaborer – avant la fin mai 2010 quand la Commission Tripartite se réunira à nouveau une proposition de modalités pratiques qui géreront le rapatriement des réfugiés congolais au Rwanda et des réfugiés rwandais du Congo. Le calendrier pour le rapatriement effectif des réfugiés dépendra de l’évolution de la situation sécuritaire dans les zones de retour. La Commission Tripartite se réunira tous les 6 mois pour visiter à la bonne exécution du processus de rapatriement des réfugiés rwandais et congolais.
La Commission Technique Pacification et Reconstruction (CTPR) assurera la participation de toutes les communautés concernées aux différentes étapes du processus de rapatriement volontaire, afin que ceci constitue un facteur de consolidation de la paix. Les parties mèneront le processus de rapatriement volontaire de manière progressive, ordonnée, dans des conditions de respect de la dignité et de la sécurité des personnes concernées, et ce, dans un environnement sécurisé qui se prête à un retour durable. L’évaluation des conditions de sécurité appropriées en vue du retour sera la responsabilité du Gouvernement congolais en consultation avec les acteurs pertinents.
Toutefois le droit au retour et notamment le caractère volontaire est un principe inaliénable du droit international. Les deux pays se sont engagés à rechercher des solutions durables pour les réfugiés se trouvant sur leurs territoires respectifs, qui ne souhaitent pas se rapatrier pour le moment, en conformité avec leurs législations respectives et les dispositions applicables du droit international.
Aussi, il faudrait noter que la question du retour des réfugiés est cruciale pour une évolution sociale intégrée à l’Est de la RDC. C’est pourquoi elle doit intéresser tous les congolais, qui devraient l’aborder avec sérénité, une attitude d’ouverture et un esprit d’optimisme pour un avenir paisible et heureux du pays, dans son ensemble.
Il n’y a jusqu’à ce jour aucun chiffre déterminant le nombre des réfugiés rwandais en RDC. Comment peut-on expliquer cela ?

Mme Masti Notz, répond en ces termes : ‘’ C’est parce qu’ils sont dans des zones inaccessibles. Ils n’habitent pas dans des camps. Mais pour ceux qui sont candidats au rapatriement nous nous en occupons des civils et la Monuc s’occupe des militaires. Quand ils arrivent au Rwanda, ils transitent d’abord dans un camp où ils reçoivent un kit de réinsertion avant qu’ils ne soient transportés dans leur village d’origine.
En général, aucun canevas n’est disponible. Ce n’est pas vraiment le moment de parler calendrier. Il sera fait. Il y a déjà cette commission qui travaille. Nous allons bien préparer leur retour en toute sécurité.
Que dites-vous de la sécurité sociale des retournés ?
Je suis là depuis le mois de juin 2009, la sécurisation dans les Kivu, s’est beaucoup améliorée. Si vous prenez Rutshuru. .
La majorité des gens sont déjà returnés dans des zones, où ils ont trouvé eux-mêmes que la sécurité y est. La sécurité va beaucoup mieux qu’avant. Mais 115.000 personnes sont encore dans des camps, en dehors de ceux qui habitent les familles d’accueil. Les déplacés ne sont pas des enfants. Ils savent très bien quand ils vont partir.
Un mot sur la violence sexuelle. Pour Mme Masti Notz, c’est un problème majeur, ce n’est pas un problème dans lequel, il faudrait trouver une solution hâtive ou tout de suite. C’est un problème de longue haleine.
Le 17 février 2010, à minuit le Ministre Congolais de l’Intérieur, M. Célestin Mbuyu Kabango, le Secrétaire d’Etat rwandais pour le Développement et des Affaires Sociaux, Mme Christine Nyatani, et le Représentant Régional du HCR, M. Mohamed Boukry, ont signé deux accords tripartites définissant le cadre légal et opérationnel du rapatriement volontaire des réfugiés congolais et rwandais vers leurs pays d’origine respectifs. Deux réunions avaient précédé celle-ci : une première en 2008 et une deuxième en avril 2009, afin de permettre aux trois parties de mener des amples consultations. La signature de ces accords a été le fruit de longues négociations, et offre un cadre légal et opérationnel pour le rapatriement pacifique des réfugiés congolais au Rwanda et des réfugiés rwandais au Congo.

Propos recueillis par le Pasteur Tshibangu

Écrit par : Solange Nyamulisa | 20/04/2010

Masti Notz Chef de la Sous délégation de l'UNHCR Nord Kivu explique
A bâtons rompus avec Mme Masti Notz, Chef de la Sous délégation du HCR Nord Kivu

‘’ Les déplacés ne sont pas des enfants, ils savent quand ils vont partir’’


Créé le 14 décembre 1950 par l’Assemblée Générale des Nations Unies, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) a pour mandat de coordonner l’action internationale pour la protection des réfugiés et de chercher des solutions aux problèmes des réfugiés dans le monde. Avec pour tout premier but de sauvegarder les droits et le bien-être des réfugiés. En République Démocratique du Congo, l’UNHCR travaille d’arrache pied depuis de nombreuses années. Dans ce tête à tête avec Mme Masti Notz, nous abordons essentiellement les problèmes ayant trait aux déplacés congolais, des retournés volontaires, des réfugiés rwandais en RD C, des réfugiés congolais au Rwanda et ceux qui vivent en Ouganda et Burundi. Nous avons abordé de la nouvelle donne ayant trait à la tripartite entre le Rwanda, la RDC et le HCR.
Que fait-on plus précisément au HCR ?

Le HCR est une branche des Nations Unies qui s’occupe exactement des réfugiés. Son mandat est la protection des réfugiés, c’est-à-dire une personne qui craindrait avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection des réfugiés de ce pays… Voilà en quelques mots le type des gens que le HCR prend en compte.
Le HCR s’occupe aussi des problèmes internes des déplacés internes, parmi beaucoup d’autres agences des Natios Unies. Rappelons le que le HCR s’occupe de la protection et de bien-être des déplacés tant qu’avec les réfugiés.

Contribution au retour des réfugiés et déplacés internes

Nous sommes donc mandatés à nous occuper du retour des réfugiés dans leur pays d’origine. C’est dans ce sens que le HCR venait de participer au Tripartite RDC-HCR et le Rwanda. C’est sur une invitation du gouvernement Rwandais et conformément aux recommandations de la deuxième réunion du groupe de Travail Technique Tripartite entre la République du Rwanda, la République Démocratique du Congo et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés tenue à Goma du 14 au 15 avril 2009, il s’est tenu à Kigali la première réunion de la commission Tripartite entre la République du Rwanda, la République Démocratique du Congo et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés pour la signature des accords tripartites relatifs au rapatriement volontaire des réfugiés congolais vivant en République du Rwanda et des réfugiés rwandais vivant en République Démocratique du Congo.
Parlons un peu des déplacés internes de la province du Nord Kivu : Combien des déplacés gérez vous ? Il y a deux sortes des déplacés internes : ceux qui vivent dans des camps et ceux qui vivent dans des familles d’accueil. Le HCR s’occupe de ceux là qui vivent dans des camps. Pour le moment à Goma, il n’y a qu’un seul camp ouvert, c’est celui de Mugunga III et d’autres camps sur l’axe Nyanzale et Kitchanga, Rutshuru et Masisi.
‘’L’accord régissant le rapatriement des réfugiés congolais ne concerne que les réfugiés congolais enregistrés par le gouvernement rwandais et le HCR. Ceux-ci sont au nombre de 53.362 personnes. Le gouvernement congolais se réserve le droit d’identifier et vérifier l’origine des candidats au rapatriement, selon les modalités à être discutées. Afin de faciliter cette identification, le HCR fera un recensement des candidats au rapatriement volontaire, basé sur des interviews individuelles, pour déterminer leurs lieux d’origine, de retour et de dernière résidence (jusqu’au niveau de « localité »), leurs besoins particuliers, etc. Ceci permettra également au gouvernement congolais de mieux préparer les conditions pour leur rapatriement en toute sécurité et dignité.
Des conditions d’accueil des Réfugiés volontaire
Quels sont les réfugiés reconnus par le HCR ? Est-ce un rapatriement forcé ou volontaire ?

Un groupe de travail Tripartite est établi pour élaborer – avant la fin mai 2010 quand la Commission Tripartite se réunira à nouveau une proposition de modalités pratiques qui géreront le rapatriement des réfugiés congolais au Rwanda et des réfugiés rwandais du Congo. Le calendrier pour le rapatriement effectif des réfugiés dépendra de l’évolution de la situation sécuritaire dans les zones de retour. La Commission Tripartite se réunira tous les 6 mois pour visiter à la bonne exécution du processus de rapatriement des réfugiés rwandais et congolais.
La Commission Technique Pacification et Reconstruction (CTPR) assurera la participation de toutes les communautés concernées aux différentes étapes du processus de rapatriement volontaire, afin que ceci constitue un facteur de consolidation de la paix. Les parties mèneront le processus de rapatriement volontaire de manière progressive, ordonnée, dans des conditions de respect de la dignité et de la sécurité des personnes concernées, et ce, dans un environnement sécurisé qui se prête à un retour durable. L’évaluation des conditions de sécurité appropriées en vue du retour sera la responsabilité du Gouvernement congolais en consultation avec les acteurs pertinents.
Toutefois le droit au retour et notamment le caractère volontaire est un principe inaliénable du droit international. Les deux pays se sont engagés à rechercher des solutions durables pour les réfugiés se trouvant sur leurs territoires respectifs, qui ne souhaitent pas se rapatrier pour le moment, en conformité avec leurs législations respectives et les dispositions applicables du droit international.
Aussi, il faudrait noter que la question du retour des réfugiés est cruciale pour une évolution sociale intégrée à l’Est de la RDC. C’est pourquoi elle doit intéresser tous les congolais, qui devraient l’aborder avec sérénité, une attitude d’ouverture et un esprit d’optimisme pour un avenir paisible et heureux du pays, dans son ensemble.
Il n’y a jusqu’à ce jour aucun chiffre déterminant le nombre des réfugiés rwandais en RDC. Comment peut-on expliquer cela ?

Mme Masti Notz, répond en ces termes : ‘’ C’est parce qu’ils sont dans des zones inaccessibles. Ils n’habitent pas dans des camps. Mais pour ceux qui sont candidats au rapatriement nous nous en occupons des civils et la Monuc s’occupe des militaires. Quand ils arrivent au Rwanda, ils transitent d’abord dans un camp où ils reçoivent un kit de réinsertion avant qu’ils ne soient transportés dans leur village d’origine.
En général, aucun canevas n’est disponible. Ce n’est pas vraiment le moment de parler calendrier. Il sera fait. Il y a déjà cette commission qui travaille. Nous allons bien préparer leur retour en toute sécurité.
Que dites-vous de la sécurité sociale des retournés ?
Je suis là depuis le mois de juin 2009, la sécurisation dans les Kivu, s’est beaucoup améliorée. Si vous prenez Rutshuru. .
La majorité des gens sont déjà returnés dans des zones, où ils ont trouvé eux-mêmes que la sécurité y est. La sécurité va beaucoup mieux qu’avant. Mais 115.000 personnes sont encore dans des camps, en dehors de ceux qui habitent les familles d’accueil. Les déplacés ne sont pas des enfants. Ils savent très bien quand ils vont partir.
Un mot sur la violence sexuelle. Pour Mme Masti Notz, c’est un problème majeur, ce n’est pas un problème dans lequel, il faudrait trouver une solution hâtive ou tout de suite. C’est un problème de longue haleine.
Le 17 février 2010, à minuit le Ministre Congolais de l’Intérieur, M. Célestin Mbuyu Kabango, le Secrétaire d’Etat rwandais pour le Développement et des Affaires Sociaux, Mme Christine Nyatani, et le Représentant Régional du HCR, M. Mohamed Boukry, ont signé deux accords tripartites définissant le cadre légal et opérationnel du rapatriement volontaire des réfugiés congolais et rwandais vers leurs pays d’origine respectifs. Deux réunions avaient précédé celle-ci : une première en 2008 et une deuxième en avril 2009, afin de permettre aux trois parties de mener des amples consultations. La signature de ces accords a été le fruit de longues négociations, et offre un cadre légal et opérationnel pour le rapatriement pacifique des réfugiés congolais au Rwanda et des réfugiés rwandais au Congo.

Propos recueillis par le Pasteur Tshibangu

Écrit par : Solange Nyamulisa | 20/04/2010

Les commentaires sont fermés.